Les Grecs détestent manifestement l'austérité

Ce mercredi, administrations et transports sont perturbés par une grève nationale, marquée par des violences, contre le plan de sauvetage de l'UE et du FMI. A l'aéroport d'Athènes, environ 400 vols internationaux et nationaux ont été annulés.
Copyright Reuters
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Les fonctionnaires Grecs ont observé mercredi un nouveau mouvement de grève nationale pour protester contre les mesures d'austérité du grouvernement. La manifestation dans les rues d'Athènes a été marquée par quelques violences entre des jeunes et la police antiémeutes mais pas du niveau des batailles rangées du mois de juin, qui avaient fait 100 blessés. Les arrêts de travail, dans le cadre d'une campagne lancée par les syndicats des secteurs public et privé, ont provoqué des perturbations dans les administrations, les transports en commun et l'annulation de 400 vols environ à l'aéroport d'Athènes.

"Effacez la dette !"

Les musées et l'Acropole étaient fermés ainsi qu'une partie des écoles publiques et les hôpitaux ont assuré un service minimum pour les urgences.
Il s'agit de la première grève d'ampleur depuis l'été contre le plan de sauvetage mis au point par l'Union européenne et le Fonds monétaire international.
Une prochaine aura lieu le 19 octobre, à laquelle participeront également les salariés du privé. Des milliers de fonctionnaires, retraités et étudiants ont défilé pacifiquement dans la capitale, frappant sur des tambours et portant des banderoles réclamant "Effacez la dette !" et "Les riches doivent payer". Ils se sont rendus place Syntagma, devant le parlement, où les députés grecs débattent de l'hypothèse d'organiser un référendum pour choisir comment réduire le déficit budgétaire.

"Ils sont en train de tuer les travailleurs"

Quelques jeunes ont cassé des blocs de marbre et lancé des pierres sur les forces de l'ordre, qui ont répondu à coups de gaz lacrymogènes. Deux personnes ont été blessées, dit la police. Des manifestants ont tenté de pénétrer dans le ministère de l'Economie en brisant les vitres de l'entrée. Les syndicats, qui représentent environ la moitié des cinq millions de travailleurs grecs, organisent des grèves à répétition depuis qu'Athènes a demandé l'an dernier l'aide de l'UE et du FMI. Ils estiment que le gouvernement n'adopte pas les bonnes mesures pour réduire le déficit budgétaire et empêchent le retour de la croissance en baissant les salaires et en augmentant les impôts. "Ils ne cherchent pas à sauver la Grèce. Ils sont en train de tuer les travailleurs", a estimé Ilias Vrettakos, vice-président du syndicat Adedy qui représente le secteur public. "Ils faut prendre l'argent aux riches, pas à nous", a-t-il lancé lors d'une déclaration au cours du rassemblement.

Des "politiques injustes et barbares"

"Les nouvelles mesures ne font que prolonger les politiques injustes et barbares qui entament les droits et les revenus des travailleurs et poussent un peu plus l'économie dans la récession et la dette", a déclaré Stathis Anestis, porte-parole de GSEE, permier syndicat du secteur privé. Mardi, le ministre grec des Finances, Evangelos Venizelos, a expliqué que la situation des finances publiques grecques risquait de s'aggraver cette année si le pays ne parvenait pas à mettre en place les réformes et ne faisait pas preuve de "cohésion nationale et de solidarité".

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Commentaires 10
à écrit le 01/11/2011 à 12:16
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On verra si les posteurs auront les memes certitudes quand on nous annoncera un plan d' austerite sur 10 ans comme ce fut le cas pour la Grece. Le peuple grec a deja beaucoup donne ( baisse des salaires/pensions de 15 a 30%, baisse de la production d...

à écrit le 05/10/2011 à 23:39
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J'habite actuellement en Grèce, très beau pays. Mais WTF !!! C'est incroyable que des gens aussi roublards paresseux et... J'en passe aient un tels niveau de vie. Ca fait certainement très cliché et ce n'est qu'un exemple, mais quand la moitié des co...

le 01/11/2011 à 9:55
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dans la plupart des pays mediteraneens les commerces ferment l apres midi mais ils ouvrent apres c est normal ce n est pas de la paresse

le 01/11/2011 à 12:05
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Et de plus les commerces ferment à 22h et plus, alors arrêtons de taper sur les Grecs se sont des Spartiates, ce petit pays fait reculer les mesures barbares du FMI et de ce ceux qui ce cachent derrière, bravo

le 01/11/2011 à 12:19
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Et dans notre pays 5 millions de fonctionnaires, qui ont 5 semaines de vacances et plus, dans certains services 25 à 30 h de travaille par semaine (ils sont plus courageux que les Grecs ), les administrations fermées à 16h30/17h00, porte fermées deva...

à écrit le 05/10/2011 à 20:38
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S'il y'avait eu de telles mesures d'austérité en France, les syndicats feraient pareil et on crierait qu'il faut "taxer les riches", décidément c'est la même mentailité, mais au moins en France il y a quelques uns qui bossent.

à écrit le 05/10/2011 à 17:32
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Ils ne veulent pas payer, donc mettons la grece hors de l'euro et de l'union européenne. Avec l'argent qu'on dépense pour permettre à ces gens de maintenir leur niveau de vie on peut permettre aux nouveaux états membres de rattraper l'ouest. Qui méri...

à écrit le 05/10/2011 à 17:12
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"Les riches doivent payer", ils veulent dire : ' les chauffeurs de trains grecs qui gagnent 70.000 euros par an" ? c'est ca?

à écrit le 05/10/2011 à 15:23
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vous voyez comment voulez vous que les choses avancent au lieu de travailler ils font là grêve et réclamment des solutions simplistes " effacez la dette " mais voyons pour qui il se prend

à écrit le 05/10/2011 à 15:02
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La Grèce doit sortir et se déclarer EN FAILLITE, Seuls les Armateurs et autres financiers ,peuvent éviter ce désastre,mais certainement pas le peuple,même s'il triche un peu,par rapport à d'autres puissants.

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