La petite gaffe qui trahit les intentions du FMI...

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Un responsable du Fonds monétaire international a dit mercredi que l'institution pourrait le cas échéant acheter des obligations espagnoles ou italiennes, aux côtés du Fonds européen de stabilité financière (FESF), avant de prendre ses distances un peu plus tard avec cette idée.

Antonio Borges, directeur du département Europe du FMI, a dit lors d'une conférence de presse que le FMI "pourrait peut-être même investir avec la Facilité européenne de stabilité financière (FESF). Nous serions assurément prêt à jouer ce rôle".

Une plus grande implication du FMI dans les tentatives de résolution de la crise de la dette de la zone euro pourrait rassurer certains investisseurs ayant le sentiment qu'elle est hors de contrôle.

"Les investissements que nous ferions en Espagne ou en Italie seraient fondées sur la certitude que ces pays sont sur la bonne voie, qu'ils sont solvables et qu'ils prennent toutes les mesures nécessaires", a ajouté Antonio Borges.

"Parce que le FESF a désormais la possibilité d'investir sur les marchés secondaires, nous pourrions investir à ses côtés, pour soutenir les marchés de la dette en Italie et en Espagne avec un élément supplémentaire de crédibilité", a-t-il dit.

Par la suite, Antonio Borges, a publié un communiqué disant qu'il voulait "clarifier certains commentaires tenus précédemment" en disant que le FMI ne pouvait agir directement sur les marchés obligataires.

"Le FMI ne peut que prêter ses ressources aux pays, il ne peut pas les utiliser pour intervenir directement sur les marchés obligataires. Nous n'envisageons aucune implication sur le marché avec le FESF", souligne-t-il.

Le FESF, doté de 440 milliards d'euros, est vu comme n'étant pas suffisamment abondé en cas d'aggravation de la crise. Et les responsables européens réfléchissent déjà à l'augmentation de ses capacités d'intervention via un effet de levier.

LA BCE DOIT RESTER ACTIVE SUR LE MARCHÉ OBLIGATAIRE-BORGES

Lors de la conférence de presse, avant son communiqué rectifiant ses propos, Antonio Borges avait dit vouloir attendre la ratification des nouveaux pouvoirs du FESF avant d'engager de nouvelles actions du FMI.

Le FMI pourrait aller plus loin et investir directement dans les obligations italiennes et espagnoles et pour cela, il lui faudra créer un véhicule d'investissements spécifique, avait précisé Antonio Borges.

Il a également estimé que la Banque centrale européenne devrait rester active sur le marché obligataire pour contribuer à sa stabilisation, même après le renforcement des pouvoirs du fonds de stabilité financière européen, le FESF.

La BCE achète des obligations d'Etat espagnoles et italiennes sur le marché secondaire depuis août pour éviter que les coûts d'emprunt de ces pays ne montent à des niveaux prohibitifs.

La BCE estime que cette action est en quelque sorte le prolongement de ses décisions de politique monétaire. Mais nombre d'économistes estiment que la banque centrale de la zone euro cessera d'intervenir sur le marché quand le FESF sera doté de ses nouveaux pouvoirs et notamment de celui d'acheter de la dette sur le marché secondaire.

"La BCE a un rôle très important à jouer dans la restauration de la stabilité des marchés en Europe", a déclaré le directeur du département Europe du FMI, Antonio Borges, lors d'une conférence de presse. "Il n'est pas possible d'avoir une union monétaire avec des marchés de la dette d'une extraordinaire instabilité comme c'est le cas aujourd'hui."

Il ne s'agit pas, souligne le FMI, de sauver des Etats dépensiers, mais de lisser les fluctuations des marchés. "Une intervention régulière sur les marchés pour stabiliser les conditions serait le plus approprié", estime Antonio Borges.

Les gouvernements de la zone euro pourraient songer à une façon de rendre de telles opérations plus acceptables pour la BCE dont les statuts lui interdisent de financer des gouvernements.

"S'il faut pour cela donner à la BCE un certain degré de soutien de la part des ministères des Finances de toute l'Europe, de façon à fournir un confort supplémentaire pour le faire plus facilement, nous serions assurément très heureux de voir cela se produire", a déclaré Antonio Borges.

"Il y a plusieurs manière de le faire. Cela pourrait être simplement une garantie de la part de plusieurs ministères des Finances, cela pourrait être le FESF; il y a de nombreuses possibilités. Le plus important est de faciliter pour la BCE une présence de stabilisation sur les marchés", a-t-il ajouté.

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a écrit le 06/10/2011 à 21:09 :
Ce qui est dans les cartons, et visiblement beaucoup ne l'ont pas encore compris, c'est la privatisation des garanties publiques, et donc la spéculation non plus sur les dettes d'états, la solvabilité des banques, la dilution des créances pourries dans les plans d'austérité et donc dans la paupérisation des populations, mais dans la volatilité des devises qui soutiendront, directement ou non, l'ultime effort avant le crach annoncé.
Si le FMI intervient dans cette donne, les états, qui ne pourront plus faire face aux désordres sociaux provoqués par les plans d'austérité à répétition et qui n'auront désormais plus AUCUNE MARGE DE MANOEUVRE, se chercheront des noises et feront ici et là parler les provocations verbales, les retraits d'échanges bilatéraux, et donc en définitive les armes.
Si j'étais un trader bien informé, j'ouvrirais immédiatement un magnum de Champagne.
a écrit le 06/10/2011 à 17:46 :
Cela fait un moment que le rôle du FMI est sur la table. S'il ne peut intervenir comme il le dit en Europe pour certains pays cela veut dire qu'il y a des exclus par principe idéologisé d'européeisme avancé puisque les nations sont pourtant bien constituées. Alors quels sont les autres exclus de son champs d'action ?? Ou plus exactement à quels pays le FMI est-il destiné ? Le nombre de pays du monde étant limité à 2 petites centaines, il est possible d'en dresser rapidement une liste. Par ce fait quelle est alors exactement sa mission ? Le G20 ne va pas en parler mais peut-être en proposer les questionnement pour un autre tour. Le FMI devrait disparaître.
a écrit le 06/10/2011 à 17:39 :
Est-ce vraiment une gaffe ? En disant cela, il ne s'engage pas mais rassure certainement quelques investisseurs, ce qui peut faire baisser les taux italiens et espagnols...
a écrit le 06/10/2011 à 14:46 :
C'est très simple. Les principaux membre de l'UE (hors Allemagne) n'ont plus un kopeck pour constituer les fonds propres du FESF pour permettre un effet de levier qui n'est pas concevable avec la formule actuelle (système de garanties). La BCE ne peut plus racheter de la dette souveraine pourrie, ça veut dire qu'elle peut encore racheter pour l'instant compte tenu des notes actuelles de ces pays (bien que dégradées) de la dette italienne ou espagnole mais plus de la dette grecque, portugaise ou irlandaise. Cela veut dire quoi, puisque le FESF ne pourra pas être fiancé par la BCE ce qui est heureux (il y a toujours une limite au n'importe quoi), tout simplement que les états membres de l'UE hors Allemagne doivent être renfloués par le FMI (pour renforcer les moyens du FESF ou le doter en fonds propres) ou que le FMI soit habilité sous réserve de modifier ses statuts racheter des obligations. En clair la France, l'Italie et l'Espagne vont se retrouver sous la tutelle du FMI. Pas mal non pour des gens si intelligents et supérieurs aux autres. En clair que l'UE et l'UEM sont placés sous transfusion américaine et chinoise. C'est une défaite cuisante pour nous et les anglais ont compris tous les avantages qu'ils pouvaient retirer de la situation. La technocratie à la française et à l'Européenne et l'irresponsabilité des pays champions de la fraude fiscale ou de la surenchère aux avantages catégoriels voilà où ça mène.
Réponse de le 06/10/2011 à 16:07 :
ça c'est envoyé! bien dit et tout à fait d'accord.Il faut continuer et surtout pas que tu la boucles, La Boucle.
Réponse de le 07/10/2011 à 2:26 :
L'Allemagne a de façon absolue la plus grosse dette de la zone euro, c'est seulement par rapport a son PIB (environs 82%) qu'elle fait mieux que l'Italie (120% environs).
a écrit le 06/10/2011 à 14:04 :
Oui/non/p'têt ben/p'tête pas/si/quand/ou/comment ! C'est lassant, inutile, improductif...
a écrit le 06/10/2011 à 11:02 :
la question qui fache: quelle est le statut juridique de ce FEsF ? La réponse est parait il , une société à statut privée et basée dans un paradis fiscale...le Luxembourg....Comment justifier ceci devant les européens? En le gardant bien caché des populations ?
Réponse de le 06/10/2011 à 17:33 :
Comme la FED dont la plupart ignore que c'est une banque privée qui imprime elle-même la monnaie et fixe les taux correspondants. Elle est pas belle la vie des voleurs ?
a écrit le 06/10/2011 à 11:02 :
la question qui fache: quelle est le statut juridique de ce FEsF ? La réponse est parait il , une société à statut privée et basée dans un paradis fiscale...le Luxembourg....Comment justifier ceci devant les européens? En le gardant bien caché des populations ?
a écrit le 06/10/2011 à 11:02 :
la question qui fache: quelle est le statut juridique de ce FEsF ? La réponse est parait il , une société à statut privée et basée dans un paradis fiscale...le Luxembourg....Comment justifier ceci devant les européens? En le gardant bien caché des populations ?
a écrit le 06/10/2011 à 11:01 :
la question qui fache: quelle est le statut juridique de ce FEsF ? La réponse est parait il , une société à statut privée et basée dans un paradis fiscale...le Luxembourg....Comment justifier ceci devant les européens? En le gardant bien caché des populations ?
a écrit le 06/10/2011 à 11:01 :
la question qui fache: quelle est le statut juridique de ce FEsF ? La réponse est parait il , une société à statut privée et basée dans un paradis fiscale...le Luxembourg....Comment justifier ceci devant les européens? En le gardant bien caché des populations ?
a écrit le 06/10/2011 à 11:01 :
la question qui fache: quelle est le statut juridique de ce FEsF ? La réponse est parait il , une société à statut privée et basée dans un paradis fiscale...le Luxembourg....Comment justifier ceci devant les européens? En le gardant bien caché des populations ?
a écrit le 06/10/2011 à 10:25 :
Oui la BCE doit intervenir mais uniquement pour prêter de l'argent aux états pour que ceux-ci rachètent leurs dettes aux banques au prix du marché! Ainsi la Grèce par exemple rachèterait 100 de sa propre dette pour 50 de nouveaux prêts accordé par la BCE à 1%. Les détenteurs actuels ont investi sans réfléchir et doivent donc prendre la perte que les marchés évaluent au travers des CDS notamment. La Grèce serait ainsi en mesure de rembourser sans étouffer son économie et celles de ses voisins! Pour autant ce pays doit bien sûr réorganiser sa fiscalité!
a écrit le 06/10/2011 à 7:59 :
La dette est le mal de beaucoup de pays qui vivent au-dessus de leurs moyens. Il n'y a pas besoin d'être un grand économistre pour comprendre que cela ne peut pas durer, sinon c'est la faillitte avec tous les malheurs qu'elle entraine (voir la Grèce). Il ne faut pas oublier aussi que dettes et créances s'équilibrent. Plus les dette sont importantes, plus les créances sont importantes. Cela donne du pouvoir au créanciers sur les débiteurs. Or qui sont les pays créanciers, souvent des payas totalitaires. L'alternative est le refus de rembourser, c'est-à-dire la faillite des débiteurs. A grande échelle cela remettrait en cause l'économie mondiale, avec une récession sans précédent et un appauvrissement incroyable. A l'heure d'aujourd'hui deux éléments sont à régler sans délai : la disparition des déficits et la réduction de la dette. Le premier doit être réalisé immé&diatement et nécessite des sacrifice pour toius. Le second doit s'étager dans le temps pour être réaliste.
a écrit le 06/10/2011 à 5:55 :
Le fait est que des fautes ont étés commises dans le passé, il s'agit maintenant en premier lieu d'en éviter les conséquences désastreuses pour l'économie mondiale.
Ensuite il faudra changer les règles de la Zone Euro pour éviter la répétition des ces erreurs.
Un solution possible pour protéger les économies faibles serait la réintroduction d'une taxe sur les exportations ou au moins sur l'excédent commercial de chaque pays.
Nous assistons dans la Zone Euro à une concentration de l'industrie vers l'Europe Centrale (Allemagne surtout) aux dépens des économies faibles. Alors qu'en Allemagne on manque de spécialistes, dans les pays périphériques ceux-ci sont contraint à l'expatriation vers d'autres continents.
Ce n'est à long terme certainement pas un gain pour l'Europe qui s'appauvrit intellectuellement de la sorte.
a écrit le 06/10/2011 à 4:32 :
Ils sont fous ! Halte au petit jeu des apprentis sorciers !
a écrit le 05/10/2011 à 20:47 :
Toujours plus de dette... Ne vont-ils pas un jour comprendre que cela mène droit dans le mur ? Ou sont ils contaminés par les financiers qui gagnent leur beurre sur cette montagne de dette dont ils sont les principaux gestionnaires ?
Réponse de le 05/10/2011 à 21:42 :
Il y a surtout moyen de se faire de l'argent sur les plus faibles. Comme d'habitude...
Réponse de le 06/10/2011 à 13:29 :
Bienvenue dans Weimar 2.0, achetez de l'OR et de l'Argent PHYSIQUE!!!!!

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