L'Europe en morceaux

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La Tribune Infographie
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La réforme de la gouvernance de la zone euro induit désormais la mise en place de plusieurs stades d'intégration européenne avec, au centre, les pays à triple A de la zone euro. Une évolution que contestent les autres pays, à commencer par le Royaume-Uni.

Deux sommets pour une Europe ? Ce mercredi soir, les vingt-sept membres de l'Union européenne se réuniront pour trouver la « solution durable » à la crise budgétaire... avant que dix pays ne quittent la salle pour laisser les dix-sept membres de la zone euro plancher à leur tour. La scène pourrait sembler cocasse si elle n'était pas l'allégorie d'une Europe que la crise de la dette soumet à des forces centrifuges massives. Les dix pays de l'UE non membres de la zone euro ne veulent plus jouer les spectateurs de sommets censés sauver le processus d'intégration économique.

Il est vrai que toucher à l'organisation de la zone euro, c'est toucher à celle de l'ensemble de l'Union. Car, comme le précise le traité de Maastricht, l'euro est la monnaie de l'union européenne et tout membre de l'UE a vocation à rejoindre à plus ou moins long terme l'union économique et monétaire. Du coup, le projet de réforme de la gouvernance de la zone euro, qui sera présenté ce mercredi par Herman Van Rompuy, ne concerne pas que les Dix-Sept. Si le traité de Lisbonne doit être modifié, ce seront bien les vingt-sept membres de l'UE qui devront approuver le nouveau texte. Si le président du Conseil européen propose une plus étroite surveillance des budgets nationaux, la création de nouvelles instances, comme le secrétaire permanent à la zone euro ou encore le renforcement des pouvoirs de la Commission, sans parler, peut-être, de l'abandon de la règle de l'unanimité dans certains cas, l'Europe à plusieurs vitesses risque de devenir une réalité.

Le ticket d'entrée dans l'euro sera en effet plus élevé. Il risque, du coup, d'éloigner la perspective d'une adhésion pour des pays considérés comme peu vertueux comme la Hongrie, la Lettonie ou la Roumanie. Et pour ceux qui choisissent de rester en dehors de cette évolution plus « fédérale » de la zone euro, comme l'ont fait le Danemark, le Royaume-Uni ou la Suède, le risque de marginalisation va augmenter. La crise de la dette a en effet convaincu le « coeur » de la zone euro, France et Allemagne comprises, qu'il fallait avancer vers une intégration plus forte dans le domaine économique et financier.

Donner des gages

Du coup, la position des Britanniques ou des Suédois voulant ménager les avantages de l'adhésion, tout en conservant son indépendance économique, est difficilement tenable, à moins d'accepter de se voir reléguer dans un cercle extérieur de l'Europe. Le même dilemme se pose pour des pays comme la Pologne et la République tchèque, pays à forte croissance encore en dehors de l'UEM, où l'opinion publique regarde désormais, crise grecque oblige, la monnaie unique avec scepticisme. Quant à l'appartenance actuelle à la zone euro, elle est loin d'être une garantie d'appartenir à un seul et même cercle. Pour ceux qui n'entrent pas dans le schéma de vertu qui sera esquissé ce mercredi, la potion risque d'être rude à avaler. Et pas seulement sur le plan économique et social.

La souveraineté de la Grèce est, on le sait, dans la balance depuis longtemps. Et Silvio Berlusconi, sermonné ce dimanche par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy et prié de réformer rapidement son régime des retraites, a sans doute eu un avant-goût de la rudesse du gourdin qui frappera les mauvais élèves de l'UEM. On comprend alors mieux le soudain ralliement de Nicolas Sarkozy aux propositions allemandes sur la réforme du Fonds de stabilité, le FESF. Pour conserver sa place dans un « premier cercle » européen dominé par une Allemagne qui pousse à la réforme des traités européens, la France doit désormais donner des gages. Mais pour rester dans ce cercle, Paris devra surtout conserver son triple A en prenant, comme l'a annoncé François Fillon, les mesures d'ajustement budgétaire qu'impose le ralentissement de la croissance.

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Commentaires
a écrit le 26/10/2011 à 18:36 :
Il ne faut jamais confondre l'euro et l'Europe.
En ce moment en presse scandinave on soulève la possibilité de créer une monnaie commune pour les pays nordiques, ce qui parait une bien meilleur solution pour la Suéde, Finlande, Norvège, Danemark et Icelande.
L'euro, c'est un chateau de cartes... construit sour sable mouvant.
a écrit le 26/10/2011 à 18:20 :
Il y a longtemps que ceci aurait du être fait...
Ou plutôt, il eut fallu se mettre d'accord à 5 ou 7 ou 12... Avancer significativement vers une Europe fortement intégrée, fixer des règles en 'petit comité' -ce qui n'est pas, déjà si facile mais tout de même plus facile qu'a 350 participants, surtout avec la règle de l'unanimité requise pour la plupart des décisions- puis laisser ceux qui acceptaient les règles rejoindre le noyau dur plus tard!
Mais il faisait tellement 'beau' de porter les projets d'extension non contrôlée avec comme corollaire le 'gel' des vrais progrès dont nos politiques se foutaient de toute évidence (seul le fait que leur nom soit retenu pour une quelconque action , un élargissement par exemple semblait digne d'intérêt) !
Nos 'concurrents' économiques se sont frotté les mains tellement longtemps de nous voir poursuivre cette chimère d'une Europe 'large-large' mais qui n'avait pas de grande cohésion et si peu de consistance... Pour preuve, lorsque le 'flux' des nouveaux entrants semblait se ralentir, ils soutenaient des extensions supplémentaires, même et surtout si non fondées historiquement, culturellement ou économiquement (voir les efforts déployés par les USA pour soutenir la candidature de la Turquie par exemple).
Quant aux 'timides' ou 'modérés' qui voulaient bien de l'Europe, "Oui mais...", seulement pour ce qui leur servait (GB notamment) ils faudra bien qu'un jour, ils acceptent que cela a un prix et je ne vois pas pourquoi, un pays comme celui-là serait admis à la table suprème de décision, ferait systématiquement jouer son droit de veto pour chaque point qui aurait pu être un progrès sur la voie d'une Europe véritable, aurait bloqué systématiquement tout ce qui pouvait leur porter ombrage sans jamais faire de concessions, en se contentant de n'en tirer que les fruits qui le tentaient. Une coopération, une alliance, un contrat, quels qu'ils soient n'ont jamais ni consistance, ni durabilité quand il/elle est déséquilibré(e).
De plus cette règle de l'unanimité est 'belle' sur le papier, porte bien dans les milieux intello-Bobos mais comment accepter que sur l'essentiel, un petit pays comme l'Estonie (charmant pays et charmant peuple cependant et pour lequel j'ai beaucoup de respect et d'estime) qui représente moins de 1.2M d'habitants (et en régulière diminution depuis quelques années) puisse, statutairement, bloquer des décisions concernant plus de 500 M d'habitants? Et je choisis à dessein ce pays car pourtant probablement l'un des plus 'vertueux' et dynamiques au droit des critères en cours.

Donc cette option d'Europe en 'cercles concentriques' est une bonne chose!
Bref l'Europe à plusieurs vitesses est de toute évidence la seule chance de l'Europe!
Dommage qu'il aitfallu la pire crise économico-financière pour voir cette idée "éventuellement acceptable"'.
B.
a écrit le 26/10/2011 à 14:27 :
il était comique ce matin sur RMC d'écouter le député J Myard qui disait qu'il fallait remettre l'Allemagne à sa place il était également comique d'entendre de premier ministre qui est devenu un vrai politico-politicien inutile que la France menait la danse à Bruxelles grâce aux propositions!!!!! de notre cher Président.
Sur le fond merci aux trois pays qui aujourd'hui sont la réalité de l'Europe et mènent cette barque l'Allemagne, la Hollande et le Luxembourg, il était temps que nos politiciens bleu blanc rouge soient recadrés il serait utopique de penser que la gauche ferait mieux car le mal est profond. La totalité de notre classe politique n'est pas à la hauteur des enjeux de la France dans l'Union et dans le monde, cela depuis 40 ans.
Réponse de le 26/10/2011 à 22:49 :
Comique??? Alors en riant jaune alors !
Claironner que l'on "mène la danse' avant une négociation (et quelle que soit la valeur des propositions que l'on a fait ou que l'on s?apprête à faire) est le PLUS SUR moyen de 'vexer' les interlocuteurs et de conduire au rejet des dites propositions c'est à dire à l'ECHEC !!! C'est d'une imbécillité criante et mérite dans toute boite sérieuse la mise à pied immédiate ! C'est du dynamitage de négociation !
On est mal barrés !!!!!!!!!
En effet TOUTE la classe politique est à mettre au panier....
Droite ou gauche c'est le même marasme, pas un pour racheter l'autre !
Au mieux, c'est vrai il y en a qui sont parfois et brièvement 'MOINS PIRES'.
a écrit le 26/10/2011 à 14:23 :
c'était prévisible ! vous les coryez unis et ils sont du chacun pour soit ! quand il s'agit d'argent, même en famille on se déchire ! tu vas pas me dire que le Français et l'Anglais ou même avec les Allemands un mariage pour le meilleurs et pour le pire est possible ! encore moins avec les Grecs, les Polonais ou les Roumains
a écrit le 26/10/2011 à 14:15 :
Il suffit de voir la suffisance des fonctionnaires europeens pour se mefier d'un abandon de souverainete au profit des organisations europeennes. Mettons d'abord de l'ordre dans les statuts et comportement des fonctionnaires europeens
Réponse de le 26/10/2011 à 18:33 :
Absolument d'accord!!!!
C'est une nécessité première indispensable à toute autre velléité !
a écrit le 26/10/2011 à 13:10 :
Et pendant ce temps nos hommes politiques brillent pas lleur absence de décisions et de coopération. M. Hollande fait sa campagne en critiquant la droite et M. Fillon brigue la mairie de Paris.- celle du Paris riche et non pas la mairie du 19ème arrondissement. ces 2 exemples nous démontrent l'Europe de la discorde et de politiciens ne s"intéressant pas à l'avenir de notre pays. Alors qu'ils sont payés largement pour contribuer à trouver des solutions aux problèmes de la France et de l'Europe.
a écrit le 26/10/2011 à 12:38 :
Il faut faire sortir les Anglais de l'Europe, car il sont un frein à ma modernité. Avec leurs vieux principes et l'acceptation de donner un passeport Anglais ou tout au moins Grand Breton a toutes leurs anciennes colonies sous prétexte de garder leur grandeur passée mais complètement dépassée.
Leur Monarchie qui se voulait et était moderne il y a plus de 500 ans et complètement obsoléte et dessere non seulement leur pays mais aussi toute l'Europe et cal nous ne pouvons l'accepter, et donc boutons l'Anglais hors d'Europe
a écrit le 26/10/2011 à 12:37 :
Il faut faire sortir les Anglais de l'Europe, car il sont un frein à ma modernité. Avec leurs vieux principes et l'acceptation de donner un passeport Anglais ou tout au moins Grand Breton a toutes leurs anciennes colonies sous prétexte de garder leur grandeur passée mais complètement dépassée.
Leur Monarchie qui se voulait et était moderne il y a plus de 500 ans et complètement obsoléte et dessere non seulement leur pays mais aussi toute l'Europe et cal nous ne pouvons l'accepter, et donc boutons l'Anglais hors d'Europe
a écrit le 26/10/2011 à 12:37 :
Il faut faire sortir les Anglais de l'Europe, car il sont un frein à ma modernité. Avec leurs vieux principes et l'acceptation de donner un passeport Anglais ou tout au moins Grand Breton a toutes leurs anciennes colonies sous prétexte de garder leur grandeur passée mais complètement dépassée.
Leur Monarchie qui se voulait et était moderne il y a plus de 500 ans et complètement obsoléte et dessere non seulement leur pays mais aussi toute l'Europe et cal nous ne pouvons l'accepter, et donc boutons l'Anglais hors d'Europe
Réponse de le 26/10/2011 à 12:58 :
what a stupid comment !!!
Réponse de le 26/10/2011 à 17:54 :
Completely all right! More stupid than that you die
Réponse de le 27/10/2011 à 6:46 :
Les Britanniques jouent le jeu européen plus qu'ils n'en ont l'air.Leurs politiciens ont simplement créé un épouvantail bien commode avec l'Europe, vis-à-vis de leur opinion publique.
a écrit le 26/10/2011 à 12:24 :
Les anglais ne choisiront pas un ministre les avait bien analysés et jugés et correctement affublés d'un nom qui leur va comme un gant
a écrit le 26/10/2011 à 11:32 :
comme toujours les anglais sont in ou out , quand cela les intêresse. Il faudrait leur demander de choisir une bonne fois our toute !!
a écrit le 26/10/2011 à 10:57 :
Cette histoire est folle depuis le début: la volonté de certain "européistes" de créer une monnaie unique - et pas commune- a toujours eu pour but de créer une europe fédérale, au mépris des populations. Mais il y a pire: faire une monnaie unique exclusivement basée sur de la monnaie dette - et pas centrale, à souveraineté partagée - a permis aux banques de plantureux chiffres d'affaires et bénéfices... jusqu'à maintenant.
Le Système est arrivé au bout de sa logique.
Si ça continue, on finira tous comme les grecs.
Ce ne peut ètre cette europe là que nous voulons.
a écrit le 26/10/2011 à 10:56 :
La cure d'austérité va amener encore plus de monde dans la pauvreté. La misère s'accroit avec de plus en plus de malheureux, de laissés pour compte, de sans abri, de clochards. L'incurie et les mensonges des responsables crèvent les yeux. (Livre qui ose les vérités "les corps indécents") On a pas fini de payer les erreurs des responsables mais pas coupables. Bonjour tristesse ! Acheter de l'or avant que tout ne s'effondre, les assurances-vie par exemple.
a écrit le 26/10/2011 à 10:55 :
Le titre de votre article illustre bien cette vilaine manie malheureusement bien française de toujours noircir le tableau et de faire de la critique systématiquement négative !
L'idée européenne des pères fondateurs était un rêve politique qui s'est concrétisé par des institutions solides qui nous ont épargné depuis un demi-siècle les traditionnels antagonismes entre Etats voire les risques de conflits.
Ce n'est quand même pas rien même s'il y a eu d'autres causes externes qui ont forcé les européens à plus ou moins s'entendre !
Dans leur ferveur créatrice les Pères de l'Europe ont malheureusement oublié quelques règles fondamentales d'un bon fonctionnement en groupe et parmi lesquelles on citera :
- Un accord sincère et complet de tous les membres sur les buts à atteindre
- une mise en oeuvre progressive et efficace de règles de fonctionnement et d'harmonisation dans les domaines politiques, économiques, sociales et fiscales
Le rêve d'hier est aujourd'hui rattrapé et mis à mal par des réalités que la crise actuelle ne fait qu'exacerber.
On en vient donc naturellement à une Europe à plusieurs vitesses ou en cercles concentriques déjà imaginée notamment par Balladur.
Cette évolution est parfaitement logique même si elle détruit l'utopie des "Etats-unis d'Europe" rêvée un jour par Victor Hugo !


a écrit le 26/10/2011 à 10:13 :
Une confédération européenne, serait sûrement une solution à envisager. Cela ferait des économies et on irait dans le même sens.
Il faut choisir entre avancer plus vite que prévu, ou reculer quitte à balkaniser toute l'Europe.
Réponse de le 26/10/2011 à 10:52 :
Je suis comme beaucoup absolument opposée au fédéralisme dirigée par une caste de technocrates qui mettront à la poubelle la démocratie et notre souveraineté.

L'europe est un échec il est temps de l'admettre et de se retirer nous ne nous en porterons que mieux
Réponse de le 26/10/2011 à 12:21 :
Mais oui, Marie ... revenons au Franc, obligeons les chinois à acheter nos produits et faisons la guerre à l'Allemagne ... comme au bon vieux temps !!
Réponse de le 26/10/2011 à 12:37 :
non mais n importe quoi.... faut arreter la fumette l'Allemagne, la Suisse, la Belgique sont des Etats Federaux.... ca fait deja 3 democratie Federale en Europe.....

Le federalisme vous fait peur parce qu il va pousser a prendre enfin les mesures reformatrice que les castes des dockers a la SNCF en passant par bien d autre comme les beneficiaire de la PAC refusent en blocs pour preserver le petits conforts au detriment de la majorite!

Alors oui a la voie de la majorite, oui au federalisme et oui a la reforme du vote en europe!!!!!! fin de l unanimite et avenement du vote a la majorite!!!!
Réponse de le 26/10/2011 à 18:33 :
Je suis tout à fait d'accord avec Chris !
Sous réserve que le pouvoir soit effectivement donné à des élus (démocratiquement) pas à des technocrates nommés ou cooptés par des lobbies incontrolés et incontrôlables ; technocrates suffisants, péremptoires et auto-suffisants!!! Ecoeurants à vomir !
Il faudrait donc, pour ce faire, que nos 'politiques' soient animés d'une vrai foi et non qu'ils ne briguent où n'envisagent pour l'avenir que leur propre statut et leurs avantages personnels et matériels d'une élection ou d'une ré-élection... qu'ils ne confondent pas avenir global et leur avenir !!
Si l'on trouve une recette pour ça... il y a quelques chances que l'on puisse réellement avancer vers du meilleur, dans le cas contraire, nos émois et petits débats seront une brume du matin !
a écrit le 26/10/2011 à 9:29 :
Bonjour à tous,
L'Europe est en morceaux. Mais la France n'a rien à lui envier, elle aussi me semble en moceaux, et qui pourra les ramasser ces morceaux ? Notre Président Sarkozy a tout fait pour en arriver là, Merkel aussi, il va encore falloir recapitaliser les Banques, et chez PSA on nous annonce des licenciements. La délocalisation va bon train. On nous disait pourtant que l'Europe c'était l'avenir... Il me semble bien sombre cet avenir.Les riches toujours plus riches, les pauvres toujours plus pauvres. C'est une Europe faite pour les gros actionnaires, pas pour les ouvriers. Toujours des plans de rigueur et d'austérité pour les mêmes... C'est triste à voir et à entendre....
a écrit le 26/10/2011 à 9:25 :
Un conseil : acheter de l'or avant jeudi ...
Réponse de le 26/10/2011 à 10:53 :
non car le cours est trop élevé à ce jour
a écrit le 26/10/2011 à 8:45 :
Il faut repartir avec un noyau dur comme en 1957. Les Anglais y sont tout en n'y étant pas. Même chose pour les Suédois et les Danois. Tout le monde doit choisir son camp et en tirer les conséquences.
a écrit le 26/10/2011 à 8:19 :
Heureusement que nous avons Merkel pour mettre un terme à la gabegie !
Et heureusement que Sarkozy est d'accord avec elle !!
Les responsables de la crise ne sont que les pays irresponsables du Sud qui ont dépensé l'argent qu'ils n'avaient pas.
a écrit le 26/10/2011 à 8:07 :
On se dirige enfin vers une Europe fédérale sans les britanniques qui, comme à leur habitude, ne cessent de vouloir casser l'Europe-puissance. De Gaulle et Adenauer ne seraient pas mécontents de la tournure que prennent les choses. L'acceptation de la GB dans l'UE a été une erreur fatale car elle a imposé son modèle libéral au reste de l'Europe tout en torpillant toute veillité de résistance vis-à-vis des américains. Que la GB garde sa Livre, qui n'est déjà plus qu'une monnaie secondaire. Quand à ceux qui critiquent l'euro, ils font le jeu des anglo-saxons qui ne veulent pas que les européens puissent un jour les supplanter. Ils oublient aussi que lorsque nous avions le Franc, celui-ci était totalement sous la tutelle du Mark beaucoup plus fort ... çà ne changerait pas aujourd'hui.
Réponse de le 26/10/2011 à 9:39 :
Bonjour,
et oui, CQFD, la relance de l'Europe ne peut que passer par cette alternative, Si Jean Monnet était encore de ce monde, il dirait... ENFIN!!
Réponse de le 26/10/2011 à 12:35 :
@luis88: Analyse pertinente. Je ne peux qu'être d'accord avec vous.
a écrit le 26/10/2011 à 7:41 :
Le choix s'orientant vers les propositions allemandes est rassurant pour tout le monde, il est temps que le prosélytisme d'économie dirigé à la française devienne obsolète.
a écrit le 26/10/2011 à 7:38 :
La France, pays "vertueux". Qu'est-ce qu'on se marre à la Tribune !
a écrit le 26/10/2011 à 7:22 :
Bonjour,
Ca fait longtemps que la Grande Bretagne ne devrait plus être intégrée à l'Europe, Les Anglais n'ont pas à intervenir dans les discussions et décisions à prendre!!
a écrit le 26/10/2011 à 6:56 :
Si je traduis: les allemands décident quelque soit la volonté des peuples. L'UE n'est donc plus un espace démocratique mais une zone d'impérialisme germanique. A ce moment là il faut se réveiller et assumer une position souverainiste !
Tout ce montage pour sauver une monnaie qui a l'évidence a été mal concue... Pourquoi ne pas en tirer des conclusions simples et abandonner (momentanément) cette monnaie et retrouver nos monnaies nationales le temps d'harmoniser nos économies, nos fiscalités ainsi que nos règles sociales ?
Réponse de le 26/10/2011 à 8:23 :
Certes mais ça nous coûterait "bonbon" ! Faudrait bruler tous les billets en euros, détruire les pièces en euros, réimprimer et refabriquer des billets et pièces aux couleurs nationales, corriger toutes les caisses enregistreuses et tous les systèmes comptables de la zone Euro, etc. Bref, quelques milliards d'euros foutus en l'air et qu'il faudrait à nouveau réinjecter dans le système, donc on paierait 2 fois l'addition ! Et ne parlons-pas de l'effet que ça aurait sur la place internationale ?!
Réponse de le 26/10/2011 à 8:40 :
Avant la France était le jockey et l'Allemagne le cheval.
Maintenant la France n'est plus rien.
Merci qui ...
Réponse de le 26/10/2011 à 8:58 :
Il ne tiens qu'à vous de bien voter
Réponse de le 26/10/2011 à 9:17 :

L'histoire tirera les conséquences!
Et surtout n'oublions pas que le plus grands faiseur d'impayés au XXe siècle...de Spiegel le souligne dans l'article d'un historien allemand...c'est l'Allemagne elle même! Bonne lecture contre les idées reçues.

http://www.spiegel.de/international/germany/0,1518,769703,00.html
a écrit le 26/10/2011 à 6:27 :
C'est ignoble, et c'est surtout absurde.

Ignoble, parce que des pays souverains se retrouvent mis sous tutelle de l'UE, alors que la crise de la zone Euro aurait pu être réglée depuis le début si nos dirigeants avaient pris la mesure de la situation et agi en conséquence. Ignoble, parce que désormais, en France et certainement dans d'autres pays, la crainte de perdre son triple A va restreindre la politique à de la gestion de budget. Plus la peine d'élire des gens, des hauts fonctionnaires suffiraient à la tâche.

Absurde, aussi, parce que vos derniers mots sont caractéristiques d'une erreur gravissime : "les mesures d'ajustement budgétaire qu'impose le ralentissement de la croissance". Vous auriez dû écrire "qui imposent". L'austérité budgétaire conduit au ralentissement de l'activité économique, qui conduit à une baisse des recettes, et crée en définitive les conditions d'une récession. La cure d'austérité en Europe va conduire à une récession économique. Les pays mis sous tutelle ne vont pas supporter longtemps ce traitement. C'est un jeu très dangereux auquel se prêtent nos dirigeants...
Réponse de le 26/10/2011 à 7:30 :
"agir en concéquence"..?? C'est à dire? Faire tourner la planche à billet comme aux US et partout ailleurs et faire une inflation entre 5 et 10%? Les "dirigeants" sont de toute façon coincés et pas seulement en Europe. La récession était inévitable.
Réponse de le 26/10/2011 à 7:31 :
bonjour , ce qui serait dangereux c'est ne rien faire. regarder le defaut argentin. du jour au lendemain des millions de chomeurs, retraites et salires des fonctionnaires plus payées, inflation a 30 %. c'est ça qu'on essaie d'éviter en ce moment. il faut bien vous mettre dans le crâne que l'état providence , la maman qui paye tout c'est fini.
Réponse de le 26/10/2011 à 7:46 :
Parceque la croissance devrait venir uniquement d'une relance de l'état ?
Merci on a vu en 2009 ce que cela faisait, s'endetter un peu plus si on ne règle pas ces distorsions de concurrence cela ne sert à rien.
Oui au fédéralisme qui ferait converger la fiscalité des entreprises, oui au fédéralisme qui fait avancer l'europe !
Réponse de le 26/10/2011 à 9:14 :
Certes, mais de quelle "mise sous tutelle" parlez-vous ? Aucun "haut fonctionnaire non élu" ne décide au sein de l'UE, ceux-ci ne font que proposer des solutions - et encore. Les Etats et le Parlement européen, quand il le peut, décident - si les gouvernements changent, si la composition du Parlement évolue, alors la politique européenne changera.

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