Van Rompuy : "la zone euro traverse une crise existentielle"

Alors que l'éclatement de la zone euro n'est plus un tabou, le président du Conseil européen a admis que l'on traversait "une crise existentielle".
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La zone euro est confrontée à une "crise existentielle" qui doit être surmontée, a estimé vendredi le président du Conseil européen Herman Van Rompuy, ajoutant qu'il ferait tout son possible pour préserver son intégrité. Dans un discours prononcé à Florence, Herman Van Rompuy a estimé que la zone euro n'avait de force que celle de son maillon le plus faible et qu'il fallait mettre fin aux divergences économiques.

"Nous sommes au coeur d'une crise qui affecte le coeur (...) de l'Union européenne, de l'euro. Une crise existentielle, et nous avons l'intention de la surmonter", a-t-il déclaré. Il a appelé le parlement italien à approuver la série de mesures d'austérité auxquelles le Sénat a donné son feu vert en milieu de journée, jugeant que la mise en oeuvre de ces réformes permettrait au pays de regagner en crédibilité.

Une zone euro "restreinte" ?

Quelques jours auparavant, à Berlin, Steffen Seibert avait dû démentir fermement un article de Reuters selon lequel certains responsables allemands et français auraient discuté d'une intégration économique plus poussée, potentiellement avec un groupe restreint de pays européens. La France, elle n'a pas encore démenti.

Le gouvernement allemand n'envisage pas une zone euro restreinte et ses politiques se concentrent sur la stabilisation de l'ensemble du bloc de la monnaie unique, a déclaré jeudi le porte-parole de la chancelière Angela Merkel.

Dans un courrier électronique, Steffen Seibert a démenti fermement un article de Reuters selon lequel certains responsables allemands et français auraient discuté d'une intégration économique plus poussée, potentiellement avec un groupe restreint de pays européens.

"Le gouvernement allemand ne poursuit absolument pas un tel projet", a déclaré le porte-parole.

"Au contraire, nos politiques visent à stabiliser la zone euro dans son ensemble et a s'attaquer aux problèmes à la racine."

Une "stupidité", selon Juncker

Plus tard dans la journée de jeudi, Jean-Claude Juncker, le président de l'eurozone, a également réfuté l'idée : "Je suis allergique à ces stupidités qui sont énoncées par certains et qui visent à mettre en place des divisions au sein de l'euro, qui est un groupe solide", a-t-il déclaré à Lisbonne. "Je déteste cette idée, d'ailleurs elle n'a aucune chance d'aboutir" a même ajouté le premier ministre luxembourgeois.

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