L'Asie pourrait être touchée par la crise de la zone euro, dit Lagarde
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Cette dernière s'exprimait lors d'une conférence de presse à l'issue de sa rencontre avec le ministre japonais des Finances, Jun Azumi.
L'ex-ministre française de l'Economie a appelé au renforcement de la coopération internationale ainsi qu'à une action politique résolue dans le but d'assurer une croissance forte, durable et équilibrée.
"Nous avons évoqué (...) les conséquences de la crise de la zone euro, et celles qu'elle aurait pour le reste du monde, en particulier l'Asie, si elle s'aggravait encore."
"Dans les circonstances actuelles, aucun pays ne peut être immunisé, quel que soit son développement, son niveau d'émergence ou d'avancement", a-t-elle mis en garde.
Avant d'arriver à Tokyo, Christine Lagarde s'est rendue à Moscou et Pékin, dans l'espoir de convaincre la Russie et la Chine d'investir une partie de leurs énormes réserves de devises étrangères dans les fonds de sauvetage de la zone euro.
Les grands pays émergents du groupe des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) rechignent à investir directement dans le Fonds européen de stabilité financière (FESF), et préfèrent aider l'Europe par le biais de contributions au FMI.
Priée de dire si elle avait demandé au Japon un nouveau prêt bilatéral, Christine Lagarde a répondu: "Si c'était le cas, je ne vous le dirai pas, car ce serait à lui de le dire. Les ressources actuelles du Fonds sont pour le moment adéquates."
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"Je sais aussi pouvoir compter sur mes grands actionnaires, en particulier le Japon, deuxième plus grand actionnaire, pour être à la hauteur si jamais il faut augmenter les ressources à la disposition du FMI."
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Tetsushi Kajimoto, Gregory Schwartz pour le service français
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