Mariano Rajoy fait plancher syndicats et patronat sur une nouvelle réforme du code du travail.

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Les partenaires sociaux ont jusqu'à janvier pour présenter leurs propositions, sans quoi le nouveau Gouvernement de droite, qui fait de la lutte contre le chômage une de ses priorités, imposera son propre texte.

 

Invisible depuis son élection le 20 novembre dernier, Mariano Rajoy, qui deviendra premier ministre le 22 décembre prochain, n'en est pas moins actif. Le leader de droite, qui a rencontré mercredi les représentants des syndicats majoritaires, Comisiones Obreras (CCOO) et Unión General de Trabajadores (UGT) et le représentant du MEDEF espagnol (CEOE), les a appelés à se mettre d'accord sur une réforme du code du travail, au plus tard après le 6 janvier prochain. Avec le taux de chômage le plus élevé de l'UE, de 22,8% d'après Eurostat, la réactivation du marché de l'emploi est en effet l'une des urgences auxquelles doit faire face le futur chef du Gouvernement espagnol. Pour cela, le Parti Populaire (PP) de Rajoy préconise, entre autres, la réduction du nombre de contrats de travail existants, la négociation des salaires au niveau de l'entreprise et non pas en vertu de conventions sectorielles et géographiques, et la création d'un fonds de capitalisation individuel finançant les périodes de chômage du travailleur.

 

Avant sa rencontre avec Rajoy, ces propositions ont fait dire au secrétaire général de CCOO, Ignacio Fernandez Toxo, que le prochain Exécutif « ne semble pas aller dans le sens d'une amélioration de ce qui a été fait au cours des dernières années ». L'allusion à l'action de José Luis Rodriguez Zapatero sonne comme un avertissement : le dirigeant socialiste sortant avait dû imposer sa propre réforme du code du travail en juin 2010, après l'échec des négociations entre patronat et syndicats. A la suite de quoi, les syndicats avaient convoqué une grève générale. Un an plus tard, M. Zapatero imposait, en plus, une flexibilisation de l'emploi de contrats temporaires, rejetée par les syndicats.

Toutefois, Toxo a jugé « constructive » sa réunion avec Rajoy mercredi et pense qu' « il y a de la place pour un accord ». Syndicats et patronat ont d'ailleurs souligné leur volonté de négocier. L'heure semblait ainsi à l'optimisme mercredi. Deux jours plus tôt, UGT, CCOO et les patrons catalans avaient d'ailleurs signé un accord interprofessionnel pour la période 2011-2014, malgré le climat de conflit social généré par la politique de rigueur de l'Exécutif régional. Valable pour la Catalogne, l'accord a été présenté par le Gouvernement régionaliste catalan comme un exemple à suivre à niveau national. Néanmoins, si, comme sous Zapatero, les partenaires sociaux n'arrivent pas à se mettre d'accord, le PP a d'ores et déjà annoncé que son Gouvernement imposera sa propre norme.

 

 

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