L'Espagne continue à subir la pression des marchés malgré les élections

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Le Trésor ibérique a vu ses coûts d'emprunt à court terme grimper à un plus haut niveau depuis quatorze ans.

La victoire historique de la droite espagnole lors des élections ce week-end n'a pour l'heure pas constitué l'électrochoc de confiance nécessaire à la résorption des tensions sur les marchés obligataires. Alors que le Parti Populaire dispose d'une majorité historique propice à des réformes en profondeur, Madrid a malgré tout essuyé les plâtres lors de son émission de dette à court terme réalisée ce mardi.

Le Trésor ibérique a émis mardi pour 2,97 milliards d'euros de bons à 3 et 6 mois à des taux respectifs en très nette hausse de 5,11% et 5,22%, le plus haut niveau depuis 14 ans. Le 25 octobre dernier, l'Espagne avait en effet placé des titres similaires à des taux de 2,29% et 3,30%. Certes, le Trésor a levé le montant maximum qu'il escomptait, grâce à une forte demande de 10,5 milliards d'euros, a précisé la Banque d' Espagne. Mais ce surcoût du service de la dette (environ 25 millions d'euros pour les deux opérations) pose clairement la question de la capacité du pays à dégager des économies.

Des "mesures supplémentaires" de rigueur nécessaires

Dans le sillage de l'élection, Fitch a maintenu ce mardi la notation financière de l'Espagne a "AA-", tout en appelant le nouveau gouvernement à des "mesures supplémentaires" pour résorber le déficit budgétaire du pays afin de stabiliser la trajectoire de la dette du pays, qui a doublé depuis le début de la crise. En plein ralentissement économique, l'Espagne fait également face à des problèmes de compétitivité. Son déficit commercial s'est ainsi inscrit en hausse en septembre, à 4,853 milliards d'euros.

Après avoir ouvert en légère hausse, la Bourse de Madrid cédait 0,13% en début d'après-midi, à 8008 points. Sur les marchés obligataires, le taux des obligations à 10 ans grimpait de 5 points de base, à 6,60%, soit 23 points de plus que lundi matin.

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Commentaires
a écrit le 23/11/2011 à 2:42 :
Et comment voulez-vous que les marchés réagissent?
Les élections n'ont reglé en rien le vrtai problème de la zone Euro qui est le déséquilibres des balances commerciales entre pays de la Zone Euro. Parce-que à la base c'est ça le problème. Les déficit budgetaires ne sont que la consequence du déficit de la balance commerciale.
a écrit le 22/11/2011 à 14:16 :
Surprise ! Les marchés se fichent de qui est élu ou pas dans un pays presque ruiné. Il ne suffit pas de changer de bord pour ne plus être dans la m..... Dommage !
Réponse de le 22/11/2011 à 17:09 :
Et bientôt notre tour !
a écrit le 22/11/2011 à 14:03 :
Intéressant, cet article, à part la grosse erreur concernant la balance commerciale espagnole qui n'augmente mais ne cesse de se réduire grâce à des exportations en augmentation (http://politica.elpais.com/politica/2011/11/22/actualidad/1321962469_848657.html).
a écrit le 22/11/2011 à 13:51 :
"La Tribune" ne lit visiblement pas les bonnes sources, ou alors elle les lit mal : la balance commerciale espagnole est l'un des trucs qui fonctionne bien en ce moment (http://www.elpais.com/articulo/economia/Gobierno/recorta/crecimiento/previsto/ano/elpepueco/20111116elpepueco_2/Tes).
a écrit le 22/11/2011 à 13:33 :
L'Espagne prévoit pourtant des Ibères rigoureux.
a écrit le 22/11/2011 à 13:13 :
Oh le beau titre ! Même là de grossières erreurs de frapes.
Réponse de le 22/11/2011 à 13:38 :
Ou(accent gravesur le u) sont les erreurs de frappes dans le titre? J'ai beau cherche( accent grave sur le e), la seule erreur que je trouve est votre frappe avec un p.

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