Face à un déficit accru, Madrid annonce de nouvelles mesures d'austérité

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Le nouveau gouvernement espagnol de droite a affirmé ce vendredi que le déficit public du pays se situerait "autour de 8%" du PIB fin 2011. Ce montant, supérieur aux prévisions (6%), pousse le gouvernement à proposer de nouvelles mesures d'austérité budgétaire.

"Nous sommes face à une situation extraordinaire et imprévue" et il faudra donc "prendre des mesures extraordinaires et imprévues", a souligné ce vendredi Soraya Saenz de Santamaria, porte-parole du nouveau gouvernement de Mariano Rajoy. Conformément aux estimations de nombreux économistes, l' Espagne, qui s'était engagée à réduire son déficit public à 6% en 2011, ne tiendra probablement pas son objectif. De 9,3% du PIB en 2010, le déficit se maintiendra aux alentours de 8% en 2011.

Le chef du gouvernement, Mariano Rajoy, qui avait déjà annoncé une coupe budgétaire de 16,5 milliards d'euros en 2012 "pour l'ensemble des administrations publiques" et 10 milliards d'euros d'économies supplémentaires si le déficit en 2011 atteignait 7% du PIB et non les 6% visés, va donc devoir porter son programme de rigueur de près de 30 milliards d'euros avec cette nouvelle estimation.

Le déficit "est supérieur, de manière très substantielle", "le chiffre (est) beaucoup plus élevé que ce qu'avait communiqué et ce à quoi s'était engagé le gouvernement précédent", a assuré Soraya Saenz de Santamaria, au cours de la conférence de presse à l'issue du conseil des ministres.

Reconduction du gel des salaires des fonctionnaires

Parmi les mesures phares, le gouvernement a annoncé que les les salaires des fonctionnaires seront à nouveau gelés en 2012. Les salaires des fonctionnaires avait subi une baisse de 5% en mai 2010, ordonnée par l'ancien gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero, avant d'être gelés en 2011.

Le gouvernement a également ordonné vendredi le non-remplacement des départs des fonctionnaires, sauf dans les secteurs de la santé et de l'éducation, et pour les forces de l'ordre et les inspecteurs des impôts, où un départ sur dix sera pourvu. La porte-parole a souligné cette dernière exception, visant selon elle à "lutter contre la fraude".

Par ailleurs, une augmentation de l'impôt sur le revenu en 2012 et 2013, a été annoncée par la porte-parole de Rajoy. Cette augmentation, dont la mise en place sera progressive, devrait permettre de lever 6 milliards d'euros, selon le gouvernement.

Avec ces mesures, le gouvernement espère économiser 8,9 milliards d'euros. L'enjeu est de rassurer les marchés financiers, inquiets de la santé financière de l' Espagne, qu'ils ont chahutée à plusieurs reprises ces derniers mois, en lui imposant notamment des coûts d'emprunt très élevés.

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Commentaires
a écrit le 05/01/2012 à 13:59 :
Les conditions de départ et avantages naturels des pays de l'Union Monétaire sont très différents les uns des autres.
Même si la France, encore moins l'Italie et l'Espagne, par un effort surhumain pouvait arriver à égaler l'Allemagne et son excédent commercial, cela voudrait dire que le déficit des membres de la Zone Euro qui sont encore plus désavantagés que la France, l'Italie et l'Espagne devraient augmenter. Le problème resterait le même. Il ne peut pas y avoir d'excédent sans déficit équivalent. Il est mathématiquement impossible que tout le monde ait un excédent commercial.
Au mieux une balance équilibrée est possible. Il faut donc modifier les accords de façon à limiter, même éviter, les excédents et déficits. C'est uniquement en modifiant les traités que l'on peut résoudre le problème des excédents et déficits entre des pays aussi différents les uns des autres que les pays membres de l'Union Monétaire Européenne.
a écrit le 02/01/2012 à 14:21 :
L?Union Européenne a amené la prospérité et AZNAR et les théories économiques libérales ont apporté le Chaos. La Passivité et la docilité Espagnole conduira le pays à la ruine. OLLÉ!
a écrit le 02/01/2012 à 14:12 :
Victoire totale de la TRILATÉRALE, le cynisme après le pillage et la destruction des économies occidentales. La nouvelle mode en Europe consiste à faire payer les victimes et protéger ceux qui nous ont conduit au chaos. Docilité et résignation caractérisent les salariés Européens, qui attendent d'avoir tout perdu pour ne plus rien avoir à perdre.
a écrit le 02/01/2012 à 13:00 :

..que les les salaires..

Les salaires de fonctionnaires avait subi...

No comment
a écrit le 02/01/2012 à 10:23 :
L'Espagne doit se mettre au boulot et créer de la valeur ajoutée comme le Portugal et les 3/4 de l'Italie à peine de disparaître. En même temps le gouvernement dans ces pays doit surveiller ses entrepreneurs parmi lesquels il y a trop d'opportunistes, d'esclavagistes, de fraudeurs, de magouilleurs en tous genres, et d'exporteurs de l'argent gagné dans les paradis fiscaux et dans l'immobilier. Quant à la Grèce, c'est à jeter aux ordures, irrécupérable cette m...
a écrit le 02/01/2012 à 8:14 :
Si l'Espagne n'avait pas été intégrée à l'Union Européenne, elle serait encore une nation du tiers monde, elle s'est modernisée grâce à nous mais là je ne vois pas de solution, aucun pays méditerranéen n'est sérieux, sauf l'Italie grâce à son nord industriel, quant aux autres pays du bassin méditerranéen, la mafia et rien de très efficace.
a écrit le 01/01/2012 à 19:11 :
La première chose que doit mettre en place le pouvoir central c'est la fin de ces conneries d'autonomies, si les catalans ne sont pas d'accords qu'ils prennent leur cliques et leurs claques et qu'ils quittent le pays, ils ont assez mis le foutoir. La seconde c'est de condamner à la perpétuité tous les politiques corrompus à commencer par ceux du parti en place le PP (pourris partout) et toutes la vieille clique d'Aznar. On peut leur envoyer Montebourg même s'il est soi disant PS. Lui ça ne traine pas il nettoie.
Réponse de le 02/01/2012 à 10:24 :
hola Conchita, faudrait pas trop en rajouter sans dire la vérité, je t?invite ici en Andalousie, terre soviétique par excellence depuis des dizaines d?années, arriérées et ne vivant que de corruption et de services aux touristes et aux étrangers. Où le courrier n?est distribué qu?une fois par semaine, très bon pour les affaires, où la saleté des rues nous rapproche de celles en Inde. Où plus d?argent pour éclairer des portions d?auto vias urbaines. Et tout ça grâce aux camarades socialistes du PSOE le parti sans Ouvrier et sans Emploi. Ole, ole, ole
a écrit le 01/01/2012 à 14:23 :
Ce toto de Rajoy est un type aussi franc qu'un âne qui recule, il a été mis en place par la grande banque espagnole c'est à dire Santander et BBVA qui vont probablement faire leurs emplettes au moment opportun c'est à dire quand le transfert de risque sera pleinement assumé par les contribuables espagnols et européens, par Téléfonica et quelques autres grands groupes espagnols comme les groupes de BTP, il se fout de la classe moyenne et surtout des classes inférieures, il aura ce qu'il mérite c'est à dire probablement des millions d'espagnols dans les rues.
a écrit le 31/12/2011 à 11:14 :
La première mesure c'est de faire payer les banques alors qu'au contraire ces banques sont subventionnées par la politique de la BCE et par les autorités de tutelle nationales, ces banques et les politiques à commencer par Aznar en Espagne sont les principales coupables de la crise.
a écrit le 31/12/2011 à 9:49 :
On ne parle que rarement des déficits des balances commerciales des pays surendettés alors que les déficits budgétaires en sont la conséquence directe.
Si l'Espagne comme les autres pays déficitaires réussissaient à avoir une balance commerciale équilibrée ils n'auraient pas 40% de chaumage des jeunes et auraient par contre des rentrées fiscales suffisantes pour couvrir les dépenses de l'état.
Il serait donc bon de changer les règles de l'Union Monétaires de façon à ce que l'économie des pays les moins avantagés ou périphériques soit protégé de la surpuissante économie allemande.
Une TVA supplémentaire sur les produits provenant de tout pays avec lequel la balance commerciale serait déficitaire pourrait résoudre le problème.
Un système qui aboutirait à des balances commerciales équilibrées éviterait les campagne de dénigrement régulières, desquelles nous sommes témoins et victimes
Il est aussi plus simple et plus humain de déplacer l'emploi que de déplacer les hommes.
Ceci encouragerait l'investissement dans les pays à économie faible et au taux de chômage élevé. l'économie des pays les moins avantagés ou périphériques soit protégé de la surpuissante économie allemande.
Il est plus simple et plus humain de déplacer l'emploi que de déplacer les hommes.
a écrit le 31/12/2011 à 7:58 :
Ce qui me choque : malgré la réduction du déficit ramené à 8%, le pessimisme et l'incertitude sur l'avenir l'emportent avec les mesures d'austérité qui les accompagnent, alors que le pays est déjà à genou avec un taux de chômage record et des perspectives de croissance quasi nulles . Cette réalité qui n'est pas propre à l'Espagne, met mal à l'aise car l'Europe a pris la forme du tonneau des Danaïdes,. Ne serait-il pas temps de se soustraire de ce cercle vicieux en reprenant chacun sa liberté ? Jusqu'à quand les gens devront-ils vivre dans l'angoisse et la peur d'une misère autant matérielle que morales, imposées par des marchés financiers (incompréhensibles et inconnus du commun des mortels) et que même les gouvernements n'ont pas l'air de comprendre et encore moins de maîtriser ! Où est la vérité et à qui profite cette situation ? C'est à croire que nous sommes tous devenus c...Bonne année à tous!
Réponse de le 31/12/2011 à 12:15 :
Qui peut vouloir la "liberté" des petites souris ?
a écrit le 30/12/2011 à 18:34 :
Comment mourir guéri...
Réponse de le 30/12/2011 à 19:00 :
Réponse à cliquet.
Mourir sans être guéri c'est encore plus douloureux.

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