Le Forum de Davos s'inquiète de la montée des inégalités

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Le mouvement de réaction face au creusement des inégalités, symbolisé par le printemps arabe, les "indignés" ou "Occupy Wall Street", risque de faire dérailler la mondialisation et menace l'économie de la planète, selon un rapport préparatoire au prochain Forum économique mondial de Davos publié ce mercredi.

La très grande disparité des revenus et la précarité des finances publiques figurent parmi les principaux risques pour l'économie, selon le rapport 2012 sur les risques mondiaux, rédigé pour le Forum de Davos, qui réunira des personnalités de la haute finance et de la politique du 25 au 29 janvier.

La montée du chômage des jeunes, les difficultés de retraités dont les pensions dépendent d'Etats surendettés et les écarts de richesse sèment les "germes de la dystopie" (le contraire de l'utopie, NDLR), met en garde le rapport, basé sur une enquête auprès de 469 experts et dirigeants. Pour la première fois depuis des générations, les gens ne croient plus que leurs enfants auront une vie meilleure que la leur, affirme le document.

"Il faut que les dirigeants politiques s'en préoccupent immédiatement, sans quoi le discours politique visant à répondre à ce malaise social parlera de nationalisme, de protectionnisme et de recul du processus de mondialisation", juge Lee Howell, directeur général du Forum.

Concernant l'endettement public, deux précédents rapports du Forum avaient déjà mis en avant cette menace mais le caractère chronique des déficits budgétaires explique que cette question reste au premier plan. "On voit les gouvernements remettre le problème à plus tard sans tenter de s'y atteler", poursuit Lee Howell.

Le forum de Davos se focalisera encore davantage cette année sur les failles de l'économie de marché et le futur incertain du capitalisme, des thèmes qui auraient été impensables avant la crise financière. Dans un monde de plus en plus connecté, le rapport du Forum souligne également les risques que posent les cyberattaques contre des individus, des pays et des entreprises.

"Le printemps arabe a démontré le pouvoir des services de télécommunications interconnectés pour soutenir la liberté individuelle, mais la même technologie a facilité les émeutes à Londres", estime Steve Wilson, responsable du risque pour l'assurance dommages chez Zurich Financial Services.

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