Malgré les recommandations du FMI, la Chine veut plus d'investissement

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Face au ralentissement de sa croissance, le gouvernement chinois souhaite renforcer le rôle de l'investissement privé dans les entreprises industrielles contrôlées par l'Etat. Des remèdes qui vont à contre-courant des recommandations du Fonds monétaire international (FMI), qui préconise plus de consommation dans un pays où l'investissement représente près de 50% du PIB.

Dans un communiqué publié lundi, la Chine a exhorté les reponsables industriels à orienter en priorité les investissements privés vers les secteurs clés, notamment les chemins de fer, l'administration municipale, l'énergie, les télécoms, la finance, la santé et l'éducation. "Etant donné les pressions à la baisse exercées sur l'économie intérieure, (il est nécessaire) d'adopter au moment opportun des mesures efficaces", a précisé le Conseil d'Etat. Des mesures destinées à relancer l'économie chinoise, dont le PIB s'est contracté à 7,6% au deuxième trimestre, soit bien loin des insolents pics à 10% des années 2009-2010. Par ailleurs, il s'agit du sixième trimestre consécutif de décélération de la croissance chinoise, qui voit sa demande extérieure chuter avec la baisse de ses exportations vers l'Europe et les Etats-Unis.

Désaccord avec le FMI

Pourtant, pour le Fonds monétaire international, la solution au ralentissement économique chinois se trouve dans la consommation. "Le rééquilibrage interne est maintenant une priorité. La part de l'investissement dans l'économie chinoise est exagérément élevée, à près de 50% du PIB, ce qui crée de larges excédents de capacités dans l'économie", souligne un rapport de l'institut monétaire. 

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Commentaires
a écrit le 31/07/2012 à 10:11 :
Privatiser les sociétés d'état a le mérite de faire une ponction sur l'épargne surabondante et de la rémunérer, aussi de faire émerger des groupes industriels privés plus respnsables. Reste que les salaires chinois ont fortement augmenté au risque de créer l'inflation et de compromettre la position commerciale de la Chine.
L'idéologie américaine consistant à créer des liquidités qui tombent à la trape du fait de l'absence d'intérêt, n'est pas plus perfomante.
Il est un vieil adage capitaliste d'investir en période de récession afin de profiter au mieux de la reprise. Cela fait partie de la culture du risque.
a écrit le 31/07/2012 à 9:52 :
Que le PIB soit dépensé en investissement ou en consommation ne change rien ! Dans les deux cas, il est dépensé et fait tourner la machine économique ! L'investissement présente même l'avantage de correspondre à une dépense a priori plus qualitative que la consommation qui sera elle plus quantitative : plus de pétrole pour les voitures, plus de béton pour les construction, etc...
a écrit le 31/07/2012 à 8:49 :
Si les investissements représentent 50 pourcent du PIB leur croissance est purement artificielle ! Ils ont raison de s inquiéter '
a écrit le 31/07/2012 à 0:25 :
Suis-je mauvais de souhaiter une catastrophe économique mondial pour qu'un nouveau type de société voit le jour ? Nous savons tous que la croissance n'est pas une fin en soit, on se réveillerait pas pour produire local et arrêter cette délocalisation de masse qui au final se retourne contre les émergents ?
Réponse de le 01/08/2012 à 10:49 :
je ne suis pas certain qu'une catastrophe économique fasse émerger un autre type de société puisque aucun parti ne propose une autre solution que le néolibéralisme + ou - régulé suivant les tendances politiques. L'écologie se développe moins vite dans nos sociétés et dans les esprits que la dégradation de l'environnement. Entendez vous parler écologie depuis que les verts ont leurs postes de ministres ?
a écrit le 30/07/2012 à 18:14 :
"Entreprises industrielles contrôlées par l'Etat"? Je ne savais pas qu'on appelait ainsi en Chine l'Administration municipale, la Santé, l'Education, voire la Finance. Pour avoir vu des reportages sur leurs écoles et leurs hôpitaux, il y a bien un côté industriel dans leur façon d'appréhender l'Education et la Santé.

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