La Chine, nouvel eldorado pour la banque privée Julius Baer ?

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Le groupe Julius Baer réussit un coup double. La banque suisse annonce une augmentation de son profit net de 19% et une alliance stratégique avec Bank of China.

Le groupe suisse Julius Baer et Bank of China mutualisent leurs efforts en gestion de fortune. Ils ont annoncé  lundi 23 juillet une alliance stratégique prévoyant que Bank of China (BOC) transférera à la banque helvétique ses clients désireux d'un service de banque privée hors de Chine. En contrepartie, Julius Baer enverra à la banque chinoise ses clients ayant besoin de services bancaires dans l'Empire du milieu. De plus, selon cet accord, BOC cède sa filiale genevoise à Julius Baer. Depuis quatre ans en effet, la banque chisnoise essayait tant bien que mal de s'imposer en Suisse.

Objectif pour Julius Baer : percer dans le marché chinois

Pour Julius Baer, grande banque privée suisse, le partenariat avec Bank of China vient à point nommé. En effet, elle tente de rattraper une croissance en berne dans son pays d'origine... les pressions exercées par les autorités étrangères face à l'exil fiscal n'y sont pas anodines.

La banque helvétique a d'ailleurs menée une politique d'expansion très agressive dans les pays émergents (qui représentent actuellement un tiers de ses actifs sous gestion) et particulièrement en Asie au cours des six dernières années.  « Ce partenariat étend l'horizon de Julius Baer au continent chinois, un des marchés les plus importants, qui s'accroît de manière exponentielle » s'est félicité Boris Collardi, le directeur général de Julius Baer.
L'analyste Teresa Nielsen de la Banque Vontobel est cependant plus nuancée : « Il faudra du temps pour que l'alliance se traduise par une véritable hausse des activités » déclare-t-elle.

Un bénéfice net en hausse de 19%

Les résultats semestriels de Julius Baer illustrent l'efficacité de cette stratégie de diversification géographique. Le profit net de 175,5 millions de francs suisses, en hausse de 19%, dépasse largement les prévisions de 6%. La banque privée doit sa performance à une augmentation de 5,5 milliards de francs suisses des actifs sous gestion, provenant de clients en Asie, au Moyen Orient et de sa branche allemande. Elle a, de plus, réduit ses coûts au cours du dernier trimestre. Néanmoins, le ratio coût/revenu reste préoccupant. Evalué à 70,4%, il dépasse la limite de 66% que s'est fixée la banque.

Julius Baer a aussi d'autres projets d'expansion. Le 19 juin dernier, la banque avait confirmé être en pourparler avec Bank of America concernant la reprise des activités internationales de gestion de fortune de Merill Lynch. Selon Reuters, Boris Collardi n'a pas évoqué le sujet hier. Un projet de plus de deux milliards de dollars qui en est a priori toujours au stade des négociations. La reprise de BSI, une banque privée détenue par l'assureur italien Generali, serait en revanche envisagée.

 

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