L'opération israélienne à Gaza pourrait coûter très cher

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L'intervention israélienne à Gaza pourrait peser sur le budget de l'Etat hébreu et menacer son cœur économique. A Gaza, l'espoir d'embellie s'évapore...

L'explosion de violences dans et autour de la bande de Gaza , qui a débuté mercredi va coûter très cher en vies humaines israéliennes et palestiniennes y compris parmi les civils innocents, mais aussi en termes économiques. L'élimination « ciblée » par l'armée israélienne d'Ahmad Jaabari, le chef militaire du Hamas, le mouvement islamiste au pouvoir à Gaza, les centaines de roquettes qui se sont abattues dans le sud d'Israël en guise de représailles et les raids aériens à répétition de l'aviation israélienne ont provoqué de sérieux dégâts, qui risquent de s'aggraver.

Un coût d'de plusieurs centaines de millions de dollars


Du côté israélien, la Bourse de Tel Aviv a immédiatement réagir en reculant. L?activité des entreprises dans le sud du pays est pratiquement paralysée. Selon les estimations des experts militaires, l'opération surnommée « pilier de défense » pourrait revenir à des centaines de millions de dollars soit autant que la précédente offensive israélienne lancée il y a quatre ans dans la bande de Gaza. A l'époque, l'addition de 22 jours de combats avait atteint le milliard de dollars. La « facture » pourrait cette fois-ci être aussi élevée. Le recours au dernier cri de la technologie revient en effet très cher.


Quelques exemples : chaque heure de vol pour un avion de combat s'élève à 5.000 dollars, pour les hélicoptère la facture est de 5.000 dollars et de 1.500 dollars pour les drones. Chaque salve de batterie de « Dôme de fer » un système d'interception de roquettes revient à près de 40.000 dollars alors que les engins tirés par les Palestiniens coûtent à peine quelques dizaines de dollars l'unité. Bref, le déficit du budget que Benjamin Netanyahu, le Premier ministre a promis de réduire s'il remporte à nouveau les élections législatives du 22 janvier, risque de se creuser brutalement ce qui ne peut qu'aggraver le régime d'austérité, qui était déjà prévu sous forme d'augmentation des impôts directes et de la TVA, ainsi que de coupes dans la plupart des dépenses sociales.

Risques sur Tel-Aviv


Selon les sondages, les Israéliens étaient apparemment prêts malgré ces sacrifices à faire de nouveau confiance à Benjamin Netanyahu. Mais le leader de la droite en déclenchant « sa première guerre » depuis qu'il est aux commandex a pris un risque. Comme le soulignent les commentateurs « à Gaza on sait comment cela commence, mais jamais comment cela finit ». Pour le moment, l'opposition centriste s'est rangée du côté du gouvernement. Mais si les choses tournent mal sur le terrain avec par exemple des tirs de roquettes vers Tel Aviv le c?ur économique du pays ou de nombreuses victimes civiles, la réélection de Benjamin Netanyahu pourrait être beaucoup plus difficile que prévue.

Menaces sur l'économie de Gaza


Du côté palestinien, le Hamas joue aussi gros jeu. Le pouvoir des islamistes qui contrôlent la bande de Gaza depuis 2007 pourrait être sérieusement déstabilisé si larmée israélienne envahit cette région en cas d'escalade des combats. Youval Steinitz, le ministre israélien des Finances ne cache pas que « tôt ou tard il faudra en finir avec le Hamas ». Sur le front économique, le Hamas, issu des Frères musulmans égyptiens, a tenté de créer dans la bande de Gaza un Etat régi par les règles de l'Islam. Ces derniers mois, la situation économique de cette région déshéritée commençait à s'améliorer. La population caressait même l'espoir d'une véritable embellie après la visite le 23 octobre de l'émir du Qatar, qui a signé des chèques de 400 millions de dollars pour la construction d'une ville nouvelle et la réparations des dommages provoqués par la précédente offensive israélienne.. Ces projets risquent désormais tomber à l'eau et avec eux toute perspective d'amélioration...
 

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Commentaires
a écrit le 15/11/2012 à 16:26 :
ON S EN BAT LES COUILLES !! ISRAEL EST AUX JUIFS ET JERUSALEM CAPITAL ETERNEL DU PEUPLE JUIF
a écrit le 15/11/2012 à 15:02 :
Si Israël redevient la Palestine?
« J?ai fait ce rêve » :

Point de reflexe communautaire et de fanatisme religieux pour cacher un problème politique lié à l?occupation de la Palestine et à une mainmise sur les richesses des peuples que veut maintenir une idéologie sioniste au service de l?impérialisme.
Point de drame et de massacre qu?ont connus et connaissent les peuples palestiniens, libanais?, irakien (Deir Yassine, Sabra et Chatila et les crimes qui se poursuivent aujourd?hui encore à Gaza).
Point de problème lié aux déplacements forcés et ou encouragés des populations de confession juive de leur pays d?origine vers la Palestine occupée.
Point d?O.L.P. (Organisation de Libération de la Palestine), de Hamas et nul besoin d?une résistance au Liban comme celle du Hezbollah.
Point de guerre, d?attentat et de conflit avec l?Egypte, la Syrie, l?Iran?
Point de liquidation physique à travers le monde de représentants du peuple palestinien, de résistants libanais, de scientifiques et d?intellectuels arabes et iraniens par le Mossad israélien.
Point de gouvernant occidental et réactionnaire arabe soumis aux lobbies sionistes à l?image de l?AIPAC aux Etats-Unis ou du CRIF et Cie en France.
Point d?argent sale et trafic en tous genres (drogue, armement, contrebande, prostitution?) pour alimenter une économie de guerre et des réseaux de corruption.
Point de blocus imposé aux populations palestiniens à Gaza, de problème de frontière avec le Liban, la Syrie, l?Egypte ; point d?horreur et d?humiliation quotidiennes pour ceux qui survivent sous l?occupation ; point de check point ni de mur de séparation.
Point de propagande diffusée et rediffusée par des médias aux ordres pour alimenter une industrie de la shoah.
Point de « délit » d?opinion ; point de censure imposée aux consciences libres.
Point d?alibi : la sécurité d?Israël aux dépens de nombreux citoyens à travers le monde condamnés à vivre dans la peur, l?instabilité et l?insécurité !
Point de prise d?otages, de prisonnier et d?opération de piraterie avec toutes les souffrances que cela engendre pour les victimes et leurs proches.
Point de sanction « économique » contre l?Iran, la Syrie? pour satisfaire Israël mais qui privent les peuples d?échanges normaux.
Point de terreur et de terrorisme des Etats sous couvert de la lutte contre le « terrorisme ».
Israël veut imposer au monde le caractère juif de son Etat, c?est-à-dire un Etat confessionnel et communautaire, pourquoi ne pas envisager le retour à une Palestine laïque, démocratique où pourront vivre ensemble chrétiens, juifs, musulmans et athée comme autrefois ?
Allons-nous continuer à subir les méfaits de la guerre ou contribuer à coécrire la paix ? Si nous, citoyens du monde, ne le faisons pas, qui le fera ?
Adressons un message à l?Elysée pour réclamer que la France s?engage pour la paix sans parti pris pour les va-t-en guerre en Israël.
Songeons à la stabilité et à la sérénité que connaîtra le monde le jour où Israël redeviendra cette Palestine dont tous les épris de paix et de justice rêvent?


Hamid Benzekri le 16/10/2012
a écrit le 15/11/2012 à 14:47 :
il serait temps de rappeler que l'israel récolte ce qu'elle séme en continuant d'installer des colonnes dans une zone interdite.de plus la disproportion des ripostes donne raison à ceux qui n'ayant pas de moyen pour riposter se tournent vers les attentats.ce qu'en france en 40 nous appelions de la résistance
a écrit le 15/11/2012 à 14:33 :
C'est bizarre, dès que les subsides arrivent et que la reconstruction recommence, hop, tout est rasé ! A qui profite le crime (en tout cas, pas à la population de quel coté qu'elle soit des frontières).
a écrit le 15/11/2012 à 14:24 :
Ca fait 60 ans qu'ils sont en guerre ... visiblement il n'y a de volonté de paix de part et d'autre ! (ni d'un camp ni dans l'autre)

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