Evo Morales nationalise (encore) une société espagnole

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Le président bolivien a annoncé lundi la nationalisation de SABSA, une entreprise de services aéroportuaires et filiale des compagnies espagnoles Abertis et Aena.

 En un an, c'est la troisième compagnie espagnole à subir ce sort. Lundi, Evo Morales a annoncé la nationalisation de SABSA, une entreprise de services aéroportuaires. Il s'agit d'une filiale des compagnies espagnoles Abertis et Aena qui gérait notamment les aéroports de La Paz, Cochabamba et Santa Cruz. Lesquels ont été placés sous administration de l'armée.

Lors d'une conférence de presse à Cochabamba, le président Morales a ainsi "informé le peuple bolivien de la nationalisation" de la compagnie. Il a promis d'indemniser les entreprises gestionnaires à hauteur d'un montant déterminé à l'issue de négociations qui doivent débuter dans un délai de 180 jours.

"Il n'y a eu aucun investissement"

Selon le président bolivien, la nationalisation de SABSA avait été décidée il y a trois ans. Mais elle avait été freinée par le gouvernement espagnol avec la promesse de nouveaux investissements. "Nous avons perdu trois ans à négocier pour qu'ils puissent investir et il n'y a eu aucun investissement", a tancé Evo Morales. De plus, il a averti que toute personne s'opposant à la nationalisation serait traduite en justice. Et ce "conformément au code pénal".

Le gouvernement espagnol n'a guère tardé à réagir. Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a fustigé un "acte inamical", lequel "vient s'ajouter à des mesures similaires prises au cours des derniers mois contre des entreprises espagnoles en Bolivie". Il faut dire que c'est la troisième fois en un an qu'une société à capitaux espagnol est nationalisée, après l'entreprise de distribution d'électricité TDE (détenue par Red Eléctrica) et des filiales du groupe énergétique Iberdrola.

Lire aussi: La Bolivie nationalise des compagnies d'électricité de l'espagnol Iberdola

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Commentaires
a écrit le 19/02/2013 à 15:37 :
Les vautours s'acharnent sur le corps affaiblit de l'Espagne... Qui oserait faire de même à l'encontre d'une société chinoise?
Réponse de le 19/02/2013 à 16:09 :
@arcesilas: tout comme les Espagnols s'acharnaient sur les Indios pour piller leurs ressources et les transformer au mieux en escalves.
Réponse de le 20/02/2013 à 19:15 :
Vous remontez bien loin... Je ne faisais que de l'histoire (économique) immédiate. L'état de faiblesse économique de l'Espagne, son inclusion dans un espace politico-économique pacifique, la rend vulnérable. Dans votre approche de l'histoire indienne, n'oubliez pas que la couronne espagnole, par ses lois et ses vice-rois, fut le grand défenseur des communautés indigènes contre la rapacité des colons ibériques, puis des communautés créoles. Quand ces mêmes créoles se soulevèrent contre Madrid après 1820, ce sont les indiens qui furent les derniers soutient des troupes espagnoles aux Amériques. Ils se doutaient du sort que leurs maîtres locaux allaient leur réserver.
a écrit le 19/02/2013 à 11:34 :
Au moins lui n'a pas besoin de l'avis d'Alain Minc et de la commission européenne les boliviens sont maîtres chez eux. Pour les entreprises privées les investissements c'est toujours bien quand c'est l'état qui paye et elles qui encaissent.
a écrit le 19/02/2013 à 11:00 :
Je crois qu'il veut prendre Montebourg comme ministre.
a écrit le 19/02/2013 à 10:59 :
Super, c'est le peuple qui paierai la déroute bancaire en Espagne!
a écrit le 19/02/2013 à 9:58 :
il ont bien fait..
Les pays africains doivent prendre de la graine, surtout l'afrique de l'ouest avec leurs franc CFA...
Merci la France O0o

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