La Bolivie nationalise des compagnies d'électricité de l'espagnol Iberdola

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Le président Bolivien Evo Morales a annoncé samedi la nationalisation des compagnies d'électricité détenues par le groupe énergétique Iberdrola. Et ce, quelques mois après avoir fait de même avec Transport d'électricité (TDE), gérée par Réseau électricité international, filiale de Red Electrica Corporacion (REE).

Décidément, les entreprises espagnoles ne sont plus en odeur de sainteté en Bolivie. Loin de là. Samedi, Evo Morales a annoncé la nationalisation des compagnies d'électricité détenues par le groupe énergétique espagnol Iberdrola. Ces nationalisations, annoncées par un décret signé du président bolivien, concernent les compagnies d'électricité Electropaz installée à La Paz et Elfeo située à Oruro, toutes deux appartenant à Iberdrola.

Un précédent au printemps dernier

Ce n?est pas la première fois qu?Evo Morales agit de la sorte. Au printemps dernier, il avait nationalisé l'entreprise de Transport d'électricité (TDE), gérée par Réseau électricité international, filiale du groupe espagnol Red Electrica Corporacion (REE). Il avait alors affirmé que "ce décret suprême a pour objet de nationaliser en faveur de l'Entreprise nationale d'électricité (ENDE, publique), au nom de l'Etat, le paquet d'actions que possède l'entreprise Réseau électricité international dans l'entreprise de Transport d'électricité". Quinze jours avant cela, l'Argentine avait annoncé l'expropriation partielle de la compagnie YPF contrôlée à hauteur de 57,4% par Repsol, le groupe pétrolier espagnol.

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Commentaires
a écrit le 31/12/2012 à 0:30 :
Alors qu'est ce qui est bon pour le peuple ?
a écrit le 30/12/2012 à 14:48 :
La Bolivie est un pays avec des paysages magnifiques et des gens merveilleux. Malheureusement, ce peuple s'est fait spolier une partie de ses terres au cours de l'histoire en particulier par le Chili et le Brésil et s'est fait exploiter par d'autres (Etats-Unis, Argentine, Espagne, France ...). Qu'ont-ils fait ? Ils ont élu un président communiste pour défendre leurs intérêts. Malheureusement, le communisme n'a jamais été une solution pour le peuple !
Réponse de le 31/12/2012 à 8:07 :
Allons bon.....voila que cette pauvre France a exploité les Boliviens....Hollande devrait aller s excuser alors?
a écrit le 30/12/2012 à 11:44 :
Il va peut être falloir que l'Europe se réveille pour défendre ses intérêts commerciaux et stratégiques dans le Monde...cela commence par défendre ses industriels...
Non ?
Réponse de le 30/12/2012 à 12:07 :
c'est au contraire le moment, comment voulez-vous que les capitaux espagnols attaquent?
Réponse de le 30/12/2012 à 12:32 :
c'est à l'europe de réagir, sinon la CEE ne sert pas à grand chose pour défendre l'intérêt des industries européennes ... mais le précédent argentin a montré qu'elle était plutôt inerte...
a écrit le 30/12/2012 à 10:54 :
C'est très bien: l'énergie, l'air, l'eau sont des choses trop importantes pour n'être gérées que par le marché, c'est à dire les interets privés sans contrôle politique démocratique.
Réponse de le 30/12/2012 à 11:47 :
Vous avez raison...le système collectiviste stalinien est le système le plus démocratique que l'on ait connu...
Quant à la gestion des entreprises par les états, c'est d'une efficacité rare...en général, cela conduit à des entreprises sous performantes financés par les impôts des citoyens et qui servent les intérêts de la clique au pouvoir...(celle qui fait des grands discours socialisants...)
Réponse de le 30/12/2012 à 12:11 :
L'efficacité économique est plus le résultat d'une concurrence entre entreprises qui poussent les entreprises à être au moins aussi efficaces que leurs concurrents pour ne pas disparaître. En revanche un monopole, privé ou public, n'a pas cet aiguillon de la concurrence qui pousse a vendre à des prix proches des coûts de production. Lorsqu'un monopole ou qu'un oligopole ( quelques entreprises peu nombreuses s'entendent pour former un carte) le prix de vente est toujours plus élevé que les coûts de production car c'est le prix qui maximise les profits. Autrement dit vendre moins pour vendre plus cher. Pour çeux que cela intéresse de creuser la question voir les cours d'économie sur les monopoles et oligopoles.
Rendre public un tel monopole peut être une solution pour obliger l'entreprise à vendre son bien moins cher qu'elle n'en aurait l'intérêt si elle était privée. Cela fonctionne à condition de donner intérêt à l'´entreprise de baisser ces coûts, par exemple en redistribuant une partie de cette réduction des coûts sous forme de prime et l'autre partie sou orme de réduction des prix.
Réponse de le 30/12/2012 à 22:27 :
Tout à fait: la concurrence ça ne marche pas vraiment car les grandes entreprises privées finissent toujours par s'entendre pour maximiser leurs profits qu'elles redonnent aux seuls actionnaires qui en veulent un max pour aller au casino ou spéculer.
Réponse de le 30/12/2012 à 23:47 :
De natura...votre vision est limite pathétique, en tout cas démagogique et preuve d'une méconnaissance assez basique de l'entreprise...et de l'économie...
Vous voulez un rôle pour l'Etat, et bien il est là...assurer que le "marché" fonctionne correctement, c'est à dire organiser et faire respecter les règles inhérentes à l'économie de marché...transparence des informations et égalité de tous les acteurs, absence de cartel et de collusion...ne vous êtes vous jamais étonné que nous n'avions pas do'rganisation anti-cartel en France...normal, nous sommes dans une économie socialiste (et pas depuis quelques mois...)....quant aux actionnaires, ils ne veulent pas de l'argent pour aller au casino ou spéculer...surtout quand vos investissez dans une entreprise d'électricité avec de tels actifs...vous prenez des risques, vous souhaitez juste être rémunéré pour...no risk, no reward...
mais si vous n'êtes pas rémunéré, vous ne prêterez plus aux entreprises...qui ne pourront plus investir et créer des emplois...mais pour comprendre cela, il faut avoir travaillé dans le privé...
Réponse de le 30/12/2012 à 23:49 :
Un monopole privé, ça n'existe pas, ça ne peut pas exister. Tous les monopoles sont publics ou excroissances du secteur public.
Réponse de le 30/12/2012 à 23:57 :
Les ententes oligopolistiques nécessitent toujours l'intervention de l'Etat complice. Les oligopoles ne peuvent pas se maintenir sans cela : en cas de concurrence réelle, il y aura toujours un concurrent pour faire tomber l'oligopole, d'autant plus facilement que les prix auront été maintenus artificiellement hauts et les quantités faibles. Nous avons un exemple sous les yeux avec la téléphonie mobile française, oligopole imposé par les fonctionnaires et une certaine oligarchie pseudo-privée, dans le but de tondre plus facilement les moutontribuables, le principal actionnaire du secteur étant l'Etat. Qui en profite pour spéculer et jouer au casino ? L'Etat !
Réponse de le 31/12/2012 à 1:34 :
Non, non, je connais très bien tout cela: Les actionnaires ne prennent plus de risques depuis belles lurettes car ils licencient les salariés pour maintenir leurs dividendes: c'est bien connu. Ceux sont les salariés qui assument l'essentiel des risques de nos jours et la rémunération du capital n'est rien d'autre que du travail non payé.
Réponse de le 31/12/2012 à 6:17 :
allez donc dire aux actionnaires de Peugeot qu'ils n'ont pas pris de risque... L'action s'est effondrée, et la distribution de dividendes est nulle ou presque. Pourtant Aulnay ferme...
Réponse de le 31/12/2012 à 11:18 :
Voila justement: la fermeture d'Aulnay proouve bien que ceux sont les salariés qui assument le risque et non les actionnaires qui licencient pour ne pas prendre leur perte. Le cours des actions remontent à l'annonce des plans de licenciement: c'est les licenciements boursiers..
a écrit le 30/12/2012 à 8:12 :
avec des mesures de retorsions adequates, ils pourront finir comme l'iran
Réponse de le 30/12/2012 à 17:51 :
@churchill: peut-être, mais il semble que c'est toute l'Amérique latine qui en a marre de se faire exploiter :-)
a écrit le 29/12/2012 à 17:31 :
Il faut voir si cette opération donnera le même résultat qu'en Argentine, où les compagnies européennes sont expulsées par le capital anglo-saxon. Pétrole - Repsol a été remplacée par Chevron et Liberty. Chevron met ainsi la main sur le méga-gisement de la Vaca Muerta. Comme dans le cas du Brésil, les ingénieurs seront des américains ou des argentins dorénavant formés à Harvard. Pour la production de gaz, la PanAmerican Energy (PAE) annonçait hier un investissement de 3,4 milliards USD.

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