Expropriée en Bolivie, REE demande une indemnisation adéquate

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Quinze jours après l'expropriation d'une filiale du pétrolier espagnol Repsol par l'Argentine, le président bolivien Evo Morales a annoncé ce mardi la nationalisation de TDE, gérée par une filiale de l'espagnol REE. Le groupe espagnol veut bien négocier.

Sale temps pour les entreprises espagnoles en Amérique latine. Quinze jours après l'annonce de l'Argentine de l'expropriation partielle de la compagnie YPF contrôlée à hauteur de 57,4% par le groupe pétrolier espagnol, Repsol, le président bolivien Evo Morales a nationalisé ce mardi l'entreprise de Transport d'électricité (TDE), gérée par Réseau électricité international, filiale du groupe espagnol Red Electrica Corporacion (REE). "Ce décret suprême a pour objet de nationaliser en faveur de l'Entreprise nationale d'électricité (ENDE, publique), au nom de l'Etat, le paquet d'actions que possède l'entreprise Réseau électricité international dans l'entreprise de Transport d'électricité", a déclaré Evo Morales lors d'une cérémonie publique au palais.

Evol Morales a déjà procédé à des nationalisations.
Evo Morales a également ordonné aux forces armées de "prendre le contrôle de la direction et de l'administration" de TDE. Premier président amérindien de la Bolivie, il est confronté depuis plusieurs semaines à d'importantes revendications sociales, émanant tant de sa base ouvrière qu'indigène. Arrivé au pouvoir en 2006, il a déjà annoncé lors de précédents 1er mai des nationalisations déjà dans l'électricité, dans le secteur du pétrole ou la fonderie. Pour autant, selon le gouvernement espagnol qui est en train de recueillir des informations, la situation en Bolivie serait « distincte » de celle de la filiale de Repsol en Argentine.

REE demande une indemnisation adéquate

REE a indiqué ce mercredi qu?il était disposé à négocier avec le gouvernement bolivien "une indemnisation adéquate". "Red Electrica, qui se met à la disposition du gouvernement bolivien pour commencer les négociations qu'il se doit, est confiant dans la perspective d'arriver à un accord pour une indemnisation adéquate et défendre ainsi les intérêts de ses actionnaires, tant espagnols qu'internationaux", a assuré l'entreprise dans un communiqué, alors que Madrid réclame un "prix juste". Inquiète, la Commission européenne exige aussi une "indemnisation rapide et adéquate". Cette affaire l?inquiète. Cette décision "envoie un signal négatif aux investisseurs internationaux" en Bolivie, a jugé le porte-parole de la Commission chargé du dossier, John Clancy. "Nous faisons confiance aux autorités boliviennes pour pleinement respecter leurs accords d'investissement avec l'Espagne, et assurer une indemnisation rapide et adéquate pour cette expropriation".

 

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a écrit le 03/05/2012 à 12:08 :
Oui une poignée de main, et la porte, il on gagné des milliards, et n'ont rien donné à leur pays l'Espagne, 45% de chômage pour les jeunes, et il demande des indemnités, le monde à l'envers.
a écrit le 03/05/2012 à 7:04 :
Il est aux abois Evo. Sa politique populiste de gauche a ruine le pays en faisant fuir les investisseurs. Cela ne vous rappelle rien?
a écrit le 02/05/2012 à 15:31 :
Qu'on fasse pareil en France avec Total.....
Réponse de le 03/05/2012 à 7:07 :
TOUTES les entreprise nationalisees en 81 ont fait faillite apres quelques annees de gestion par des fonctionnaires.
TOTAL gere par le prive avait d'ailleurs rachete Elf en faillite gere par un fonctionnaire.
a écrit le 02/05/2012 à 12:56 :
Encore une fois, l'OMC se touche pendant ce temps...
a écrit le 02/05/2012 à 8:29 :
La révolution conservatrice de Hayek et Friedman,commencée en Indonésie et développée en Amérique Latine toucherait-elle à sa fin?Quel effet sur la mondialisation ?
a écrit le 02/05/2012 à 6:00 :
d'un coté il y a une expropriation, mais de l'autre coté la Bolivie a signé un partenariat avec Repsol quelques heures plus tard. En plus Evo a dit que Repsol est le meilleur partenaire privé de la Bolivie....... Donc la nationalisation des ressources naturels n'est pas de tout entière.
a écrit le 02/05/2012 à 3:59 :
L'Argentine est le seul pays d'Amérique du Sud qui ne maitrise pas ses ressources pétrolières. Si c'était une compagnie US type Exxon ou encore Shell ou Total qui ait pris une participation ou encore lancé une OPA hostile, on aurait trouvé cela normal. La banque DEXIA Luxembourg est maintenant à 100% aux mains des états qatari et luxembourgeois, idem pour la banque KBL 100% état qatari sans parler de la BGL qui appartient à l'état luxembourgeois et à BNPParibas. Personne n'aurait l'idée de traiter le Luxembourg de voleur qui perd de sa fiabilité en faisant fuir les investisseurs privés. Madame Kirchner n'annonce pas des nationalisations massives mais une prise de participation relativement majoritaire dans une société pétrolière en mains étrangères et en situation de monopole.
a écrit le 02/05/2012 à 0:08 :
Vos raccourcis sont incroyables ... l'Argentine a bénéficié de technologies d'exploration et de transformation qu'elle ne maîtrisaient pas ... ce qu'elle fait maintenant est tout simplement du vol ... rien d'autre ..
Réponse de le 02/05/2012 à 0:58 :
@raccourcis: et des centaines d'années d'exploitation, de tortures et de brutalités de toutes sortes, c'était pour leur bien je présume ???
Réponse de le 02/05/2012 à 1:09 :
@raccourcis..suite: et en plus expropriation ne signifie pas partir sans rien, mais être indemnisé au prix du marché. Quant au transfert de technologie, plein de sociétés occidentales le font gratutitement vers la Chine :-)
Réponse de le 02/05/2012 à 11:01 :
"Indemnise au prix du marche", pas si sur, le cours avait dramatiquement chute ces derniers mois, en raison notamment de malheureuses fuites d'informations concernant une possible nationalisation... C'est de la manipulation de marche, en un mot: du vol...
Réponse de le 02/05/2012 à 14:40 :
@Tyler: le marché évolue constamment et s'il a chuté : "too bad, too sad", mais c'est la loi de la jungle instaurée par...les capitalistes eux-mêmes :-)
Réponse de le 04/05/2012 à 10:42 :
Faux ! Concernant YPF en Argentine, l'Etat a sciemment organise des fuites d'information sur une possible nationalisation, ce qui a bien evidemment fait peur aux actionnaires et fait chuter le cours. C'est de la manipulation de marche flagrante, pure et simple. De toute facon, je ne me fais pas de souci: la soif de cash et l'inefficience de l'Etat "providence" Argentin assechera son economie a terme... Et quand le besoin de capitaux frais se fera sentir, il sera peut-etre plus difficile de les trouver a l'etranger coimpte tenu du risque et du climat instaure pour les investisseurs...
a écrit le 01/05/2012 à 22:50 :
Sans prendre de position politique, cela me parait plutôt normal que les pays latino-américains puissent enfin profiter de leurs propres ressources.
a écrit le 01/05/2012 à 22:14 :
Les puissances d'Europe occidentales ne sont plus ce qu'elles étaient. Bientôt, BP, Total et j'en passe, risquent de subir les mêmes revers. Le pillage orchestré par les occidentaux depuis des siècles est en train de se retourner contre eux. Bientôt, ces derniers finiront par crever de faim. La roue tourne !
Réponse de le 02/05/2012 à 1:12 :
ok, mais alors, faut pas en même temps se plaindre si les entreprises n'investissent plus dans des pays ou le gouvernement n'est pas fiable !! (car c'est un manque d'investissement que le gouv. argentin reproche officiellement à Repsol ...!
Réponse de le 02/05/2012 à 1:21 :
@Gnarf: je crois qu'on est en train d'assister à un grand remaniement géopolitique dans lequel les US n'ont plus les moyens de réprimer les insurgés ou d'imposer leurs dictateurs.
Réponse de le 02/05/2012 à 9:28 :
vers un "nouvel ordre mondial" selon la formule consacrée ?
Je pense en tout cas que les lignes vont bouger en 2012...

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