Le nombre d'investissements directs étrangers en France reste stable en 2012

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Selon une étude publiée par l'Agence française pour les Investissements internationaux, le nombre de projets d'investissements étrangers en France a baissé de 0,7% entre 2011 et 2012. Ils ont permi la création ou la sauvegarde de 25.908 emplois.

L'Hexagone reste attractif. En 2012, la France, grâce aux investissements direct étrangers (IDE), a connu 693 nouveaux projets d?investissements, note l'Agence française pour les investissements internationaux (AFII). 25.908 emplois ont, de ce fait, été créés ou sauvegardés. Ces chiffres sont en baisse depuis 2010, lorsque la France comptabilisait 782 projets pour 31.815 emplois. Par rapport à 2011, le nombre d'IDE a diminué de 0,7%, mais le nombre d'emplois concernés de 7,3%.

Moins d'emplois par projet

Ces investissements créent en moyenne de moins en moins d?emplois (37 par projet en 2012 contre 60 en 2006). L?AFII explique cette tendance par une plus forte implantation des projets intensifs en main d?oeuvre en Europe centrale et orientale. Mais aussi par la crise économique et parce qu?il y a plus de projets de petite tailles. Par ailleurs, les investissements proviennent de plus en plus de grandes entreprises. Sur ces 693 projets, 344 concernent des création d?un nouveau site, 303 une extension d?un site. La reprise de dites en difficulté concerne 29 projets.

Des investissements essentiellement européens...

58% des investissements étrangers créateurs d?emplois en France venaient d?Europe. ?Cette part était de 65% en 2010?, note cependant l?organisme. Le nombre d?investissements provenant d?Asie a progressé de 8% en 2012. Grâce à la Chine. Les Brics sont à l?origine de 8% des projets en 2012, contre 6% en 2011. En terme de pays, les Etats-Unis sont premier rang, avec 23% de l?ensemble des investissements. Ils sont suivis par l?Allemagne, avec 113 projets, puis par l?Italie et la Suisse.

... et dans le tertiaire

Les investissements étrangers en France se portent essentiellement sur la fonction tertiaire. Leur part représente 72% des investissements en 2012. Parmi ces projets, les activités de recherche et developpement ont fortement progressé. Elles représentent 8% de l?ensemble des décisions. Les décisions d?investissement dans la production ont, de leur côté, connu une baisse de 12% par rapport à 2011. Cette baisse est effective dans tous les pays d?Europe. Deux-tiers des activités de production se concentrent dans les secteurs de l?industrie agroalimentaire, de la chimie et plasturgie, de la construction automobile et les équipements, des machines et équipements mécaniques, et des matériels aéronautiques, métaux et travail des métaux.

Cependant, 62% des entreprises opérant ces investissements travaillent dans le secteur manufacturier. La part des entreprises de services investissant en France augmente fortement, notamment dans les secteurs du transport, du stockage et du commerce et de la distribution. De manière générale, 57% des investissements concernent des projets à fort contenu technologique.

L?Île-de-France, première région sur le podium

Les nouveaux investissements se dirigent en premier lieu vers l?Ile-de-France, en Rhône-Alpes, en Provence-Alpes-Côtes-d?Azur, en Midi-Pyrénées, en Alsace et vers le Nord-Pas de Calais. Ces six régions représentent 71% des investissements recensés en 2012. Elles comptent pour 69% du total des emplois créés ou préservés au niveau national. La France est la cinquième destination mondiale des flux d?IDE. Avec 58,9 milliards d?investissements directs en 2012, elle devance l?Allemagne (1,3 milliard de dollars) et l?Espagne (17,5 milliards de dollars) selon les chiffres de la CNUCED.

Mondialement, les flux d? investissements direct étrangers reculent de 18% en 2012 selon les données de la CNUCED, citée par l?étude. La baisse est particulièrement marquée au sein de l?Union européenne, qui a vu ces flux entrant diminuer de 35% sur l?année. L?Asie devient la première région d?accueil des investissements dans le monde.

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Commentaires
a écrit le 16/05/2013 à 12:23 :
Oui mais jusqu'à quand? Quand la déflation entraînera une baisse continue de la consommation, les entreprises vont se tirer par manque de demande.
Réponse de le 28/04/2016 à 12:32 :
a force de vouloir expliquer ils finissent par nous faire comprendre que c'est Apple qui les a débloqué mais c'est officieux ou alors le FBI avait deja depuis le debut débloqué d'autres téléphones. il faudrait qu'ils arrêtent de nous prendre pour des Américains

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