93 milliards d'euros : les investissements en Europe du Sud repartent

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Les pays périphériques de la zone euro ont renoué avec les investissements en fin d'année dernière, selon le Financial Times. "Loin du compte", les économistes estiment toutefois que ces pays ont opéré une inversion de tendance significative.

Le "Club Med" est-il revenu en grâce aux yeux des investisseurs? Il est peut-être encore un peu tôt pour le dire, mais de premiers signes sont encourageants. Ainsi, les investissements semblent enfin de retour en Espagne, en Grèce, au Portugal et en Italie. Ces quatre pays ont totalisé près de 93 milliards d?euros d?investissements nets durant les quatre derniers mois 2012. Une performance notable compte tenu des 406 milliards d?euros qui ont quitté ces pays durant les huit premiers mois de cette même année 2012, soit près de 20% de leur PIB cumulé, d?après des chiffres publiés par The Financial Times.

Sur l?ensemble de l?année, le solde reste toutefois négatif de 313 milliards d?euros. Le bilan de l'année 2012 est donc pire que celui de 2011, quand le solde négatif atteignait 300 milliards d?euros.

Loin du compte?

"C?est toujours loin du compte, mais il y a eu une inversion significative des flux de capitaux", estime néanmoins Martin van Vliet, économiste chez ING.

Cette embellie a été en partie encouragée par le programme de rachat d?obligations d?Etat de la Banque centrale européenne lancé l?été dernier et qui a apaisé les tensions sur les marchés. Il faut dire que les taux se sont beaucoup détendus sur tous ces pays. "Ce rally n?est pas piloté par l?argent facile distribué par la BCE aux banques domestiques, mais par le retour de la confiance dans le projet de la zone euro", a nuancé Carl Norrey, chef Europe des opérations obligataires de JPMorgan.

Les mesures visant à restaurer la compétitivité dans ces pays a en effet contribué à rassurer les investisseurs. Les réformes ont d?ores et déjà permis de baisser le coût du travail entre 7 et 12% selon les pays. En Grèce, le salaire minimum a même baissé de 20%.

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Commentaires
a écrit le 29/01/2013 à 16:57 :
La vérité, c'est qu'il s'agit de fonds issus de la dé-collecte de marchés comme le nôtre. Est-ce bon?
a écrit le 29/01/2013 à 10:46 :
Cela est un très mauvais signe pour la France, car cela signifie que les pays du Sud ont beaucoup amélioré leur compétitivité (certes à coup de sacrifices incroyables) et que désormais ils vont nous tailler des croupières car bien mieux positionnés.
Réponse de le 29/01/2013 à 11:02 :
Ca veut juste dire que les pays du sud son tellement bradés (patrimoine, entreprises et main d'oeuvre) que les investisseurs(avec l'aide de la BCE qui crée de la monnaie à tout va) font des affaires. Ce que vous appelez avec de jolis mots "une amélioration de la compétitivité", moi j'appelle ça la misère des peuples. Elle est belle l'europe !
Réponse de le 29/01/2013 à 11:03 :
Oui suffit de voir comment l'Espagne est revenue en force dans l'automobile et concurrence les usines françaises renault. Les Espagnols (comme les Anglais) ont compris qu'il valait mieux avoir des usines de constructeurs étrangers plutôt que des constructeurs nationaux qui produisent à l'étranger (PSA, Renault....).
Réponse de le 29/01/2013 à 11:32 :
Mais c'est ce que vous voulez ? que les grecs, les espagnols ou les français fassent ce dumping social pour attirer les entreprises ? On s'arrête quand ? Cette histoire va très mal finir.
Réponse de le 29/01/2013 à 12:48 :
@@JEFF On s'arrête quand votre productivité *quantité de travail = consommation
En language simple, soit vous travaillez plus vite, soit vous travaillez plus, soit vous consommez moins. C'est pourtant simple à comprendre.
Réponse de le 29/01/2013 à 13:22 :
Désolé mais vous êtes incompréhensible et je ne vois donc pas le rapport avec ce que je dis. Vous pouvez développer votre pensée si vous souhaitez que je vous réponde ?
Réponse de le 29/01/2013 à 14:09 :
@Odilon
Il y a tout simplement un écart entre ce que produit un francais et ce qu'il consomme. Cela se traduit dans le deficit commercial du pays et est la cause principale du chomage.
On ne produit plus en France, on achete à l'etranger.
Pour retrouver un equilibre, il faut soit produire plus soit consommer moins. C'est à dire que les francais vont devoir soit changer leur facon de travailler soit reduire leur train de vie.
C'est tout ce que l'on voit actuellement mais que les politiques se gardent bien d'expliquer.
Le rapport avec ce que vous dites, c'est que pour l'instant c'est la baisse des salaires nets d'inflations qui a ete choisie. Cela durera jusque l'equilibre ci dessus ait ete retrouve.
Réponse de le 29/01/2013 à 14:29 :
Vous parlez de la nécessaire convergence à la baisse des coûts de production. Autrement-dit de la concurrence intra-européenne qui doit nous conduire nécessairement vers la dévaluation interne (pensée dominante relayée par nos médias et nos élites). Je préfère une autre voie : sortir de l'ue (une dictature inventée par les us dans l'intérêt des us) et sortir de l'euro, monnaie supranationale qui finira par éclater (comme toutes les monnaies de ce type dans l'histoire). Je préfère le retour à la notre liberté et à notre souvaireneté monétaire qui nous permettra de dévaluer et d'avoir une politique monétaire qui corresponde à notre niveau de compétitivité.
Réponse de le 29/01/2013 à 16:25 :
@@Odilon: Odilon est très pédagogique dans ce qu'il vous dit. Mais les ajustements économiques ne sont pas si simples que cela. L'état français masque la perte du pouvoir d'achat des français par une redistribution des collectes des fonds financés par l'endettement aux citoyens. Le pouvoir d'achat n'a jamais baissé pendant des années jusqu'en 2011 et a uniquement très peu baissé en 2012, pour la 1ere fois depuis longtemps. Votre consommation cher @Odilon est financé à crédit, c'est pour cela vous avez encore le temps de nous expliquer votre théorie monétaire. L'équilibre ne sera pas si facilement retrouvé, comme Odilon le dit, car il va falloir rembourser la dette, payer les intérêts et baisser les salaires. Votre train de vie est en partie créditer par l'état. Bonne chance. Ps vos préférences ne changereont rien.
Réponse de le 29/01/2013 à 17:28 :
Merci pour vos précisions mais nous n'apportez que des affirmations sans argumentation, comme tous les européistes aujourd'hui. Ce que je peux comprendre vu les résultats que donne la "construction européenne" que vous défendez. En ce qui me concerne vis à vis de l'état, je suis ce qu'on peut appeler un contributeur net, je vous remercie de vous inquiéter de mon sort. Je n'invente aucune théorie monétaire, je me contente d'apporter un avis sur ce qui me parait bon pour notre économie et notre futur?.comme vous. Une opinion qui s'est forgée en essayant de m'affranchir des médias de masse et de regarder un peu plus loin que le bout de mon nez. Vous savez l'économie finalement ce n'est souvent que du bon sens, des choses relativement simples que certains essaient de rendre compliquées pour?. embrouiller.
Réponse de le 29/01/2013 à 18:06 :
@@déni..: Non, le fonctionnement économique s'est vraiment plus compliqué que je peux même le concevoir. Retour à un exemple simple pour vous - et moi. retraites: Si vous voulez garder dans l'avenir le niveau de vie que vous pensez obtenir, il va falloir épargner plus et réduire votre train de vie pour trouver un complément. Le problème est amplifié par le déficit de système de retraite. Si vous êtes déjà retraité, vous allez subir des prélèvements des coupes etc. Vos dépenses santés vont augmenter ou vos cotisations, ou les prestations vont baisser. Le problème est amplifié par le déficit du système de santé. Odilon parlait de la création de valeurs, de richesses dans un pays; là aussi, et pour le moment, il va falloir s'adapter, cette adaptation passera par la baisse du pouvoir d'achat, là vous êtes concernés (et oui c'est compliqué) indirectement (inflation par exemple)ou directement (salaire, résultats d'entreprise etc)
Réponse de le 29/01/2013 à 19:19 :
Je crains que le radeau s'éloigne (reprenez le sujet de départ). Vous vous embourbez dans vos contradictions sans queue ni tête. Vous parlez par exemple de création de valeur qui passerait selon vous par une baisse de pouvoir d'achat. C'est peut-être un souhait politique (répartition de la richesse créée) de votre part mais ça n'a aucune logique économique. C'est ce que je vous dis, vous compliquez (volontairement ou non?) des mécanismes simples. Allez bonne nuit.
a écrit le 29/01/2013 à 10:45 :
Quand est-ce que les journalistes arrêteront de nous prendre pour des jambons ? Parce que quuand je regarde votre titre je suis rassuré, en revanche quand je lis l'article je suis inquiet.

a écrit le 29/01/2013 à 10:25 :
Quand les journalistes arrêteront-ils d'appeler les pays du sud de l'Europe, les pays du "Club Med" ? Ce sont eux qui remplissent les poches des banques des pays du Nord ! qui sont saignés par ceux qui se font appeler "pays vertueux" ou "premiers de la classe" alors que leur unique vertu est de s'être mis en position de force, de façon conjoncturelle, d'un point de vue financier. Arrêtez de tirer sur les plus faibles du moment, Il n'y a rien de vertueux à exploiter la faiblesse temporaire de ceux qu'on exploite.
Réponse de le 29/01/2013 à 11:44 :
@STOP : tout à fait d'accord avec STOP.... surtout que les journalistes reprennent des cours de geo car le Portugal n'est pas bordé par la méditerranée mais par l?atlantique !!!

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