Secret bancaire : la Suisse campe sur ses positions

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En matière de transparence financière, la Suisse s'oppose toujours à la transmission automatique des données bancaires. La pression de ses partenaires européens devrait pourtant s'accentuer dans les prochaines semaines.

Pas question de fournir automatiquement des informations. En Suisse, des voix se coordonnent pour exprimer le même refus. Ce week-end, le président de la Confédération Ueli Maurer mais aussi la chef du département fédéral des Finances, Eveline Widmer-Schlumpf ainsi que le président de l'Association suisse des banquiers ont tous rejetés l'échange automatique d'informations bancaires. La Suisse n'a "aucune raison de changer de stratégie maintenant", a exprimé le chef de l'Etat dans une interview parue dans Le Matin Dimanche.

"Un standard international n'est pas prêt de s'imposer"

Principal argument avancé: aucune norme internationale ne contraint un état à fournir des informations bancaires automatiquement, la Suisse préfère donc s'en tenir au cas par cas. "Un standard international sur l'échange automatique d'informations n'est pas prêt de s'imposer tant que les places financières d'Amérique et d'Asie refusent un tel modèle", a de son côté, estimé la conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf.

Au sein de l'UE, l'Autriche bloque encore

La question de la transparence était au programme des discussions des ministres des Finances de la zone euro à Dublin. Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Espagne et Pologne ont dit leur volonté d'imposer davantage de transparence au système bancaire en Europe et au-delà. Au cours de la semaine, le Luxembourg a annoncé son intention de se conformer dès 2015 à la directive européenne sur la "coopération administrative" qui prévoit des échanges automatiques d'information. En revanche, l'Autriche rechigne à s'y plier. Le sujet figurera au menu du prochain sommet européen du 22 mai

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Commentaires
a écrit le 15/04/2013 à 11:46 :
Les milliers de français qui ont un compte en Suisse non déclaré peuvent donc dormir encore tranquilles.
a écrit le 15/04/2013 à 11:26 :
la suisse est tranquille:elle connait les noms de tous les politiciens européens qui ont des comptes chez elle
a écrit le 15/04/2013 à 10:53 :
Même Jules Cesar n'a pu dompter les helvêtes..
Réponse de le 15/04/2013 à 11:14 :
Charles Le Téméraire n'en est pas venu à bout non plus.
a écrit le 15/04/2013 à 10:52 :
On peut croire sur la parole la Perfide Albion avec tous ses paradis fiscaux (Caraïbes; îles anglo-normandes et même la City).
a écrit le 15/04/2013 à 10:06 :
La Suisse a raison de refuser la transmission des données bancaires, c'est ce qui a fait sa force et la confiance que l'on peut lui attribuer. Ce n'est pas le cas de la France qui a souvent trahi cette confiance et qui est devenue un pays peu crédible.
Nos politicards de tous bords, qui ont mené la France la ruine, ont une fâcheuse tendance à chercher les bouc-émissaires ailleurs alors qu'ils portent l'entière responsabilité de cette situation.
C'est tellement facile...!
a écrit le 15/04/2013 à 10:00 :
j'admire l'habileté que LaTribune a pour ne prendre que des bribes d'infos pour donner une image bonne ou mauvaise selon le cas. Le reste de l'info c'est la volonté totale de coopérer dans le cadre des critères de l'OCDE, à savoir l'échange d'information à la demande. Cela fonctionne mieux avec la Suisse que l'échange automatique dans les pays de l'UE, qui fait transiter des quantités astronomiques de données ou l'on retrouve plus rien (avec l'Italie, je peux parler d?expérience). On l'a vu avec l'affaire Cahuzac, c?était extrêmement rapide et bien documenté. A l'inverse, les demandes faites par Paris sont d'ordinaires si peu complètes qu'on ne peut tout simplement pas y répondre, c'est peut-être fait exprès pour prouver ultérieurement le manque de coopération de la Suisse?
L'échange à la demande, c'est le seul et unique standard mondial. Si l'échange automatique devient le standard de l'OCDE, la Suisse l'appliquera. C'est encore et toujours le principe du "same level playing". On ne va pas appliquer un standard que Singapour, HK ou les Bahamas n'appliquerons pas! la Suisse n'est pas l'UE, elle n'a pas à utiliser le soi-disant standard intra-communautaire.
Réponse de le 15/04/2013 à 12:40 :
+1 Vous êtes totalement dans le vrai :)

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