Brésil : un référendum, une constituante, 18 milliards... la réponse de Dilma Roussef aux manifestations

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Tentant de calmer la colère de la rue, la présidente brésilienne, Dilma Roussef propose une série de mesures en réponse à leurs revendications: un référendum, un programme de rénovation des transports, un plan pour l'éducation, la santé et contre la corruption.

Face aux grandes marches, Dilma Roussef promet des réponses fortes. La présidente brésilienne l'a annoncé le lancement d'un plan de soutien de 50 milliards de reals (18.5 milliards d'euros) ainsi qu'un référendum sur les institutions et le lancement de plusieurs chantiers (lutte contre la corruption, éducation). Elle s'exprimait devant les gouverneurs des Etats et les maires des grandes villes le 24 mai.

  • Un référendum, une constituante et des dates symboliques

Première réponse de la présidente aux manifestants: la tenue prochaine d'un référendum sur une réforme politique qui serait proposée par une assemblée constituante. "Le Brésil est devenu suffisamment mûr pour avancer et a déjà fait savoir qu'il ne veut pas rester où il est". La date de cette consultation n'est pas fixée. Le gouvernement hésite entre deux moments symboliques:  le 7 septembre, date-anniversaire de l'indépendance du pays en 1822 ou le 15 novembre, soit celle de l'avènement de la République en remplacement de l'Empire en 1889, selon le ministre de l'Education, Aloisio Mercante.

  • 50 milliards de reals pour les transports

Premier objet des manifestations monstres qui ont éclaté dans plusieurs villes du Brésil, la vétusté des transports - alors que le pays dépense des milliards ans l'organisation de compétitions de football -  devrait être combattue avec un plan de 50 milliards de reals (soit 18,5 milliards euros environ). Par comparaison, le coût total de la Coupe du Monde de Football 2014 a été évalué à 15 milliards de dollars (11,4 milliards d'euros), en partie financé par le contribuable.

  • Lutte contre la corruption

La présidente brésilienne a en outre promis de lutter contre la corruption, avec des "peines sévères". Dans un contexe de croissance toujours élevé mais en fort ralentissement et de chômage relativement bas (5,5%), les inégalités restent profondes dans un pays toujours miné par la corruption.

  • Education et autres projets

Enfin, Dilma Roussef a rappelé son intention d'utiliser la totalité des revenus du pétrole pour financer l'éducation. Elle a mis l'accent sur la filière médicale, en promettant une augmentation du nombre d'étudiants et le recours aux médecins étrangers pour répondre à la pénurie.

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Pour aller plus loin:

>> Pourquoi le Brésil s'enflamme

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Commentaires
a écrit le 25/06/2013 à 13:53 :
Excellentes intentions. Mais si elle veux se servir des revenus du pétrole, donc des bénéfices de Petrobras, pour financer l'éducation, elle devra laisser le prix de l'essence à la pompe monter. Sinon elle continuera à soutenir l'automobile plutôt que les écoles... Quant aux transports publiques, et aux infrastructures en général, cela devrait relancer l'acier brésilien. Pour la lutte contre la corruption... je moins optimiste...

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