Les Etats-Unis se penchent sur l'écart salarial entre employés et patrons

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La SEC souhaite rendre public les écarts salariaux dans les entreprises américaines
La SEC souhaite rendre public les écarts salariaux dans les entreprises américaines (Crédits : Décideurs en région)
Le gendarme de la Bourse américaine a annoncé mercredi que les sociétés devront rendre public le ratio de salaire, dans le cadre de l'encadrement du salaire des dirigeants.

Les entreprises devront désormais faire connaître l'écart entre les salaires de leur directeur général et ceux de l'ensemble de leurs salariés. Telle est l'une des deux propositions phares abordées mercredi par la SEC (Securities ans Exchange Commission), dans le cadre de la loi Dodd-Frank, adoptée en 2010 par le Congrès, pour répondre à la crise financière de 2007-2009.

Évidemment, syndicats et défenseurs des salariés approuvent cette nouvelle règle qui permettrait aux investisseurs de repérer les entreprises dont la hiérarchie des rémunérations est déséquilibrée en faveur des hauts salaires.

Une mesure plus coûteuse qu'utile ?

Au contraire, les organisations patronales comme la Chambre de Commerce des Etats-Unis ou le Centre de Rémunération des Cadres, qui représentent les responsables des ressources humaines, sont d'avis qu'une telle mesure ne serait d'aucune utilité pour les investisseurs et qu'elle serait même excessivement coûteuse.

Mais le commissaire démocrate de la SEC, Luis Aguilar justifie cette mesure dans un document:

"En tant que propriétaires des sociétés cotées, les actionnaires ont le droit de savoir si le multiple de salaire des dirigeants reflète leur performance". "La publication du ratio de salaire peut apporter une perspective nouvelle et précieuse pour la prise de décisions en matière de rémunération des dirigeants".

L'agence fédérale devrait également adopter une réforme l'autorisant à superviser les conseillers financiers de villes, de comtés et d'autres entités municipales qui vendent de la dette publique ou qui gèrent l'argent des contribuables.

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Commentaires
a écrit le 20/09/2013 à 13:56 :
deux cas de figures, un écart très grand intéressant pour des profits à très court terme. puis fermeture, avec un écard très petit pour du très très long terme car l'entreprise survivra très longtemps.
Tout dépende de ce qu'on attend de son argent.
a écrit le 19/09/2013 à 17:17 :
Cette mesure ne suffit pas.

Il faudrait aussi pour pouvoir comparer ajouter le salaire médian (hors du salaire du dirigeant),
les différents salaires moyens par décile ...

Le tout devrait être public, ce qui permettrait enfin de faire évoluer les mentalités et de révoquer les cas anormaux.
a écrit le 19/09/2013 à 14:38 :
Si elle est formulée telle quelle, cette proposition manque son but. En effet, dans nombre d'entreprises, les meilleurs commerciaux arrivent à des rémunérations supérieures à celles des DG et Présidents ! Un indicateur du bilan social, en France, considère la moyenne du salaire des 10% des salariés ouvriers les moins bien payés, ou, à défaut, de la catégorie de salariés la moins bien payée (en l'absence d'ouvriers, ce peuvents être les employés ou bien les techniciens...) Ce serait plus cohérent.
a écrit le 19/09/2013 à 13:45 :
A généraliser partout! Cela aurait certainement pour effet de réduire cet écart injustifiable de 1 à 1000 dans certaines sociétés, mais aussi de donner aux investisseur une idée de la politique social de l'entreprise...

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