Budget US : "Il y a des moments où il faut savoir dire non" (Clinton)

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L'ancien président de la République Bill Clinton a soutenu le refus de Barack Obama de négocier sur les coupes dans les dépenses que ses adversaires républicains veulent le voir appliquer, dans le cadre du vote du budget
L'ancien président de la République Bill Clinton a soutenu le refus de Barack Obama de "négocier sur les coupes dans les dépenses" que ses adversaires républicains veulent le voir appliquer, dans le cadre du vote du budget (Crédits : (c) Reuters)
Lors d'une interview sur ABC, l'ancien président des États-Unis dont l'administration démocrate a été la dernière à connaître un arrêt partiel de l’État fédéral en 1996 a déclaré qu'à la place de Barack Obama, il ne négocierait pas avec les républicains.

"Je pense qu'il y a des moments où il faut savoir dire non et espérer qu'il existe une base pour un accord." Voici ce qu'a déclaré l'ancien président américain Bill Clinton, interrogé au sujet du vote du budget dimanche sur la chaîne ABC.

L'ancien président démocrate a soutenu le refus de Barack Obama de "négocier sur les coupes dans les dépenses" que ses adversaires républicains veulent voir appliquer. A

Au coeur de la discorde: la loi sur la santé surnommée "Obamacare", qui vise à fournir une couverture maladie à des dizaines de millions d'Américains non assurés. Les républicains contestent l'obligation légale d'être assuré qui sera celle de tout Américain à compter du 1er janvier.

Pour Bill Clinton, "cela enlèverait le pain de la bouche aux travailleurs à bas revenus tout en maintenant largement les subventions aux agriculteurs à forts revenus."

Le premier "shutdown" depuis la présidence Clinton en 1995

Or, si les deux chambres ne trouvent pas un compromis d'ici ce lundi soir, les agences fédérales américaines fermeront à minuit. Des centaines de milliers de fonctionnaires pourraient ainsi être mis en congé sans solde dès mardi matin. Ce, jusqu'à ce que le Congrès vote de nouveaux crédits pour financer les opérations gouvernementales.

Ce serait alors le premier "shutdown" depuis la fermeture des services administratifs de l'hiver 1995-1996, sous la présidence de Bill Clinton. Il avait duré du 16 décembre 1995 au 6 janvier 1996 et avait mis 800.000 personnes au chômage technique.

Une période pendant laquelle plus de 200.000 demandes de passeport n'avaient ainsi pas été traitées.

Pour aller plus loin: les républicains vont-ils paralyser l'Etat fédéral ?

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Commentaires
a écrit le 01/10/2013 à 4:17 :
de mémoire Clinton a connu la dernière, mais pas la seule puisque le gouvernement a "fermé" 18 fois depuis 1976... dont la majorité par la volonté des mêmes démocrates qui crient aujourd'hui au viol de la démocratie... risible si ce n'était pas aussi systématiquement repris par les médias sans ces petites précisions...
a écrit le 30/09/2013 à 21:56 :
Moi je trouve ça plutôt rigolo, les fonctionnaires au chômage!! C'est pas en france qu'on risque de voir ça. L ' Amérique est vraiment un pays formidable
Réponse de le 01/10/2013 à 5:12 :
Encore plus drôle : la baisse des pensions comme en Grèce. Hi ho ho !!
a écrit le 30/09/2013 à 18:28 :
Les Républicains n'ont toujours pas digéré le MediCare c'est-à-dire une sorte de Sécurité Sociale comme il y a en France (et qui fut d'ailleurs inventée par Bismarck...). Non, non, non. Ces hypocrites de Républicains ne supportent pas de devoir cotiser solidairement pour que les dizaines de millions d'Américains en dessous du seuil de pauvreté aient une couverture maladie!!! Ce qui leur fait mal c'est que les Assurances privées ont perdu dans l'histoire !! Alors Obama, tiens bon, face à la méchanceté et à l'hypocrisie. Ne renie pas le seul truc à peu près correct de ta présidence.
Résiste pour ne pas sacrifier à cause de l'effroyable dette engagée par Bush et compagnie.
Réponse de le 30/09/2013 à 21:20 :
@ DAN 75 ok avec vous ! +100000000 ! Je suis sûr quObama tiendra ! la volonté est là, les bâtons dans les roues, aussi..
Réponse de le 16/10/2013 à 17:17 :
@Dan75 : que peut-on leur souhaiter à ces Républicains? De ne pas tomber très gravement malade et qu'ils ne puissent pas payer leur couverture santé du fait du coût.

Si Obama peut réussir ce coup, il n'aura pas démérité ses 2 mandats.
a écrit le 30/09/2013 à 15:21 :
savoir dire non,sauf une petite gaterie de sa stagiaire....
Réponse de le 30/09/2013 à 16:10 :
YES SHE CAN
a écrit le 30/09/2013 à 14:30 :
Clinton : Un looser nul et sans interet.
Réponse de le 30/09/2013 à 21:24 :
Clinton , un looser? l'Amérique sous sa présidence se portait bien, économiquement ! faut faire gaffe, avant de parler!
Réponse de le 01/10/2013 à 11:20 :
Il avait bénéficie du travail des précédentes équipes gouvernementales.
Bien cordialement
a écrit le 30/09/2013 à 13:24 :
Et on dit que l intransigeance est le fait des republicains ? Faire une réforme qui n est pas financée est un vol et une duperie ( sauf en France peut être ). Mr Obama n'est, en ce dossier, pas forcément plus inspiré que sur le dossier de la Syrie.
Réponse de le 30/09/2013 à 13:52 :
peut-être, mais il est toujours mieux inspiré que Georges W Bush sur l'Irak, qui est la cause profonde du déficit fédéral US. Remember ?
Réponse de le 30/09/2013 à 15:19 :
@Asimon. Cet parfaitement exact. Sur les +14 trillions de dollars accumulés depuis 1981, plus de 6 sont dus aux mesures de l'ex-président républicain, souligne Michael Tomasky dans sa chronique du Daily Beast, aux guerres menées en Irak et en Afghanistan bien sûr, mais aussi aux généreuses diminutions d'impôts accordées aux plus riches. En fait, contrairement au cliché qui veut que les Démocrates soient dépensiers et irresponsables, c'est sous des présidences républicaines, censées défendre les grands équilibres financiers, que l'endettement a réellement explosé, note l?auteur. Selon des statistiques officielles relayées par le très sérieux Boston Globe, c'est Ronald Reagan, le héros de l'ultralibéralisme et du conservatisme républicain, qui a entamé ce processus, faisant passer le ratio de la dette de 33 à 53% du Produit intérieur brut entre 1981 et 1989. Son successeur républicain, l'ancien vice-président George H.W.Bush, a accru ce ratio de 13 points entre 1989 et 1992, alors que le président Bill Clinton, un Démocrate, réussit à le diminuer de 10 points entre 1993 et 2001.
En 2001, toujours selon ces chiffres, George W.Bush a relancé la tendance à la hausse amorcée par Ronald Reagan et confirmée par son père, en augmentant ce ratio de 28 points, jusqu'à atteindre 82% du PIB en 2008. Obama a ajouté 9 points, mais une partie significative de cet endettement, soulignent les Démocrates, provient du sauvetage du système financier mis à mal par l'irresponsabilité des boursicoteurs, des traders et des dérégulateurs.
Réponse de le 30/09/2013 à 16:27 :
@ Asimon et Libertarien .Heureusement que les militants ump ne lisent pas ca, ils sont persuadés que la dette est de nature socialocommuniste, Avant de faire de telles révélations réfléchissez un peu .....
Réponse de le 30/09/2013 à 17:12 :
@Le paysan. Et là s'est encore plus amusant....avec un graph (http://zfacts.com/p/318.html)...puis tous les chiffres du gouvernement US (http://www.whitehouse.gov/omb/budget/Historicals)
a écrit le 30/09/2013 à 11:46 :
Avec un tel leadership on comprend mieux pourquoi le monde a perdu la tete...
a écrit le 30/09/2013 à 10:22 :
LE PRESIDENT DOIT TENIR SES ENGAGEMENTS. GOUVERNE C EST PREVOIR ET ENSUITE DECIDER ???
a écrit le 30/09/2013 à 10:12 :
Aujourd'hui, le visage du monde serait différent, si en son temps, un président aurait eu le courage d'apposer son droit de veto, n'est-ce pas Monsieur Bill Clinton ? '' Soucieux de ne pas multiplier les conflits avec le congrès républicain, il (Bill Clinton) ne met pas son veto au Gramm-Leach-Bliley Act Financial Services Modernization Act de 1999, qui abolit une partie du Glass-Steagall Act de 1933 ''. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Gramm-Leach-Bliley_Act_Financial_Services_Modernization_Act_de_1999) --(http://www.slate.fr/economie/76758/crise-financiere-memo-geithner-summers)

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