Pourquoi la Fed devrait laisser sa politique monétaire inchangée

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Au mois de mai, la Fed avait laissé entendre qu'elle reverrait sa politique monétaire, provoquant des remous sur les marchés mondiaux. Depuis la donne a changé outre-Atlantique / Reuters.
Au mois de mai, la Fed avait laissé entendre qu'elle reverrait sa politique monétaire, provoquant des remous sur les marchés mondiaux. Depuis la donne a changé outre-Atlantique / Reuters. (Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Une annonce de la Réserve fédérale américaine est attendue ce mercredi. Après le "shutdown" et avant la réouverture des débats sur la dette, la Fed ne remettra probablement pas en cause sa politique économique accommodante.

A la Fed, rien de nouveau... au moins jusqu'au mois de mars 2014. La plupart des analystes prévoient le maintien du programme de rachats d'actifs (85 milliards de dollars par mois) jusqu'à l'année prochaine. A leurs yeux l'annonce prévue ce mercredi soir, après une réunion de deux jours, devrait se borner à confirmer ce statu quo. 

Un marché du travail plombé par le "Shutdown"

Parmi les raisons probables de ce choix: l'absence d'amélioration sur le marché du travail. Au mois de septembre, le taux de chômage a certes continuer de baisser à 7,2%, mais les créations d'emplois sont en recul et le nombre de personnes cessant de chercher un travail s'accroît.

En outre, les effets du "shutdown" - la suspension des activités d'une large partie de l'administration fédérale faute de vote sur le budget - risquent d'aggraver encore la situation. Les analystes ne s'attendent pas à une amélioration rapide, notamment parce que le débat sur la dette entre républicains et démocrates reprendra en janvier. 

>> Comment le "shutdown" risque de plomber davantage l'emploi américain

Confiance en chute libre

Conséquences de ces incertitudes: le moral économique ne s'améliore pas. L'indice de référence établi par l'université du Michigan a chuté de près de 12 points depuis son pic du mois de juillet, et ce, avant même la publication des derniers sondages post-shutdown.  

D'autres facteurs entrent en jeu, comme la hausse des taux sur les titres d'emprunt à 10 ans, qui est passée de 1,7% en mai à 3% en septembre. Leur évolution en sens inverse de la demande signale une dégradation.

Conséquence: un "ensemble de données économiques" peu encourageantes "signale un statu quo de la Fed" pour le moment, écrivent de leur côté les économistes de la banque Barclays dans une note. 

 

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