Les Suisses vont-ils plafonner les hauts salaires?

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Si en France, la promesse du candidat François Hollande de plafonner les salaires des patrons du secteur privé devrait rester lettre morte, la Suisse continue de s'intéresser à ce sujet.
Le 24 novembre prochain, les citoyens helvètes seront en effet appelés à voter pour ou contre une initiative populaire intitulée "1:12- pour des salaires équitables", proposée par les jeunes socialistes. Concrètement, celle-ci empêcherait que la plus haute rémunération versée par une entreprise soit plus de douze fois supérieures au salaire le moins élevé.
Actuellement, le "high-management" toucherait en moyenne 73 fois plus que les salariés en bas de l'échelle, selon les jeunes socialistes.
Dans cette proposition de loi, il est prévu qu'aucune entreprise ne soit exemptée par ce plafonnement. Si les Verts soutiennent cette initiative des jeunes socialistes, le gouvernement et les organisations patronales sont vent debout et a officiellement appelé à votre contre cette mesure.
Leurs arguments ? Du grand classique : problèmes d'attractivité en ce qui concernent les entreprises étrangères désireuses d'investir dans la contrée helvète, hauts potentiels, difficultés croissantes pour attirer et conserver les hauts potentiels, lourdeurs administratives…
Pour le moment, les jeux sont loin d'être faits. La population suisse est pour le moment partagée sur cette question puisque selon les derniers sondages, le "oui" et le "non" sont quasiment au même niveau.
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Ces débats sur les écarts de salaires agitent la Suisse depuis plusieurs mois déjà. En mars dernier, ils s'étaient ainsi prononcés en faveur du renforcement des droits des actionnaires, en vue de mettre fin aux versements de salaires et bonus faramineux aux dirigeants.
Une votation qui s'était notamment déroulée après que les citoyens suisses ont appris que Daniel Vasella, en quittant la direction du groupe pharmaceutique Novartis, avait perçu un parachute doré de 60 millions d'euros.
Et ce n'est pas fini puisque début 2014, les citoyens suisses seront cette fois appelés à se prononcer pour l'instauration d'un salaire minimum de 4.000 francs suisse, une initiative de l'Union syndical Suisse.
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