Les Suisses vont-ils plafonner les hauts salaires ?

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Début 2014, les citoyens suisses seront aussi appelés à se prononcer pour l'instauration d'un salaire minimum de 4.000 francs suisse, une initiative de l'Union syndical Suisse.
Début 2014, les citoyens suisses seront aussi appelés à se prononcer pour l'instauration d'un salaire minimum de 4.000 francs suisse, une initiative de l'Union syndical Suisse. (Crédits : Reuters)
Les Suisses sont appelés à voter le 24 novembre prochain pour une initiative populaire proposant que la rémunération la plus haute ne puisse pas être plus de douze supérieure au salaire le plus bas. Pour le moment, le "oui" et le "non" sont au coude-à-coude.

Si en France, la promesse du candidat François Hollande de plafonner les salaires des patrons du secteur privé devrait rester lettre morte, la Suisse continue de s'intéresser à ce sujet.

Le 24 novembre prochain, les citoyens helvètes seront en effet appelés à voter pour ou contre une initiative populaire intitulée "1:12- pour des salaires équitables", proposée par les jeunes socialistes. Concrètement, celle-ci empêcherait que la plus haute rémunération versée par une entreprise soit plus de douze fois supérieures au salaire le moins élevé.

Un écart de 1 à 73 entre le haut et le bas de l'échelle, selon les jeunes socialistes

Actuellement, le "high-management" toucherait en moyenne 73 fois plus que les salariés en bas de l'échelle, selon les jeunes socialistes.

Dans cette proposition de loi, il est prévu qu'aucune entreprise ne soit exemptée par ce plafonnement. Si les Verts soutiennent cette initiative des jeunes socialistes, le gouvernement et les organisations patronales sont vent debout et a officiellement appelé à votre contre cette mesure.

Le "oui" et le "non" au coude-à-coude

Leurs arguments ? Du grand classique : problèmes d'attractivité en ce qui concernent les entreprises étrangères désireuses d'investir dans la contrée helvète, hauts potentiels, difficultés croissantes pour attirer et conserver les hauts potentiels, lourdeurs administratives…

Pour le moment, les jeux  sont loin d'être faits. La population suisse est pour le moment partagée sur cette question puisque selon les derniers sondages, le "oui" et le "non" sont quasiment au même niveau.

Début 2014, une votation pour l'instauration d'un salaire minimum de 4.000 francs suisses

Ces débats sur les écarts de salaires agitent la Suisse depuis plusieurs mois déjà. En mars dernier, ils s'étaient ainsi prononcés en faveur du renforcement des droits des actionnaires, en vue de mettre fin aux versements de salaires et bonus faramineux aux dirigeants.

Une votation qui s'était notamment déroulée après que les citoyens suisses ont appris que Daniel Vasella, en quittant la direction du groupe pharmaceutique Novartis, avait perçu un parachute doré de 60 millions d'euros.

Et ce n'est pas fini puisque début 2014, les citoyens suisses seront cette fois appelés à se prononcer pour l'instauration d'un salaire minimum de 4.000 francs suisse, une initiative de l'Union syndical Suisse.

A lire aussi :

>> Les Français veulent une loi pour plafonner le salaire des patrons

>> Rémunérations des dirigeants : les Suisses veulent continuer à légiférer

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Commentaires
a écrit le 02/11/2013 à 17:30 :
très forts les socialistes Suisses avec leur rapport de salaires de 1 à12. En France, même l'inénarrable Mélenchon propose un rapport de 1 à 20.
a écrit le 02/11/2013 à 16:55 :
en France cela est plus dificile a mettre en œuvre ,

la suisse l'autre pays de l'argent, ou la démocratie populaire règne et commande
a écrit le 02/11/2013 à 16:55 :
en France cela est plus dificile a mettre en œuvre ,

la suisse l'autre pays de l'argent, ou la démocratie populaire règne et commande
a écrit le 02/11/2013 à 11:50 :
En Suisse les salaires sont élevés et le Franc suisse est très apprécié.
Donc 12 fois un salaire de base déjà élevé, cela donne un excellent salaire.
a écrit le 02/11/2013 à 5:42 :
INEGALITE SALARIALE : vrai ou faux débat ?
Abonné au fascicule spécial « le bilan économique et social du monde » durant des années, je pus consulter des données sur l'échelle des revenus connus en France. En 1975, l'échelle était alors fixée de 1 à 81. Il s'agissait de revenus connus ; c'est à dire ce qui apparaissait sur un bulletin de paie, et non tous les revenus annexes, bonus, stock-options et autres prises d'intérêts déguisées. En 2012, cette échelle atteignait plus de 500.
Sans aborder le sujet des très petits boulots à temps très partiel, comment imaginer que quelqu'un puisse valoir 500 fois un employé qui a passé sa vie à travailler durement pendant plus de 40 ans.
Comment imaginer qu'un individu puisse avoir 500 fois plus de besoins qu'une personne normale.
Qu'un individu entreprenant et compétent puisse très bien gagner sa vie est dans la logique de choses. Il est de plus méritant au sens de l'utilité publique.
Qu'un individu profite du travail des autres par la spéculation et le holdup des fruits de ce travail sans rien ristourner est une aberration des plus condamnables.
Les nationaux suisses ont parfaitement compris cela. Le tout est une question d'échelle, non pas de revenu salarial, mais de revenu global. Il est aussi une question de niveau.
Dans notre pays, nous avons des appétits grossiers qui ne reconnaissent aucune limite et qu'aucune barrière ne vient empêcher d'aller toujours plus loin. Dernier exemple en date , le monde footballistique. J'en reviens à une citation de Victor Hugo déjà utilisée : c'est de l'enfer des pauvres qu'on fait le paradis des riches. A peu de choses près, nous vivons une situation déjà connue durant les années qui on suivi 1789 où les ventres dorés agiotaient et se gobergeaient tandis que la France d'en bas gémissait de famine. La France d'en bas : rafarinade qui voulait tout dire sans aveu.
C'est en fermant les yeux et en refusant de s'attaquer à ce problème que notre pays risque tout simplement de basculer vers des extrêmes.
Réponse de le 02/11/2013 à 8:12 :
Les sociopathes de LT vont vous expliquer à grands coups de sophismes que la cupidité et l'irresponsabilité sont des vertus ...
a écrit le 01/11/2013 à 22:04 :
@xavier-marc: "les plus populaires restent, les introvertis dégagent". J'ai connu cela dans une grande entreprise et cela menait à un lobby de type politique où les gens en quête de promotion étaient plus souvent présents dans les pots et autres évènements organisés par la direction qu'au boulot. Cela existait aussi à des niveaux plus bas. Un collègue m'a dit un jour avoir obtenu une promotion en amenant plusieurs semaines de suite le Ricard et amuses-gueules. Le résultat: aujorud'hui, cette société est en déficit chronique et aurait déjà disparue sans l'apport continu des fonds du contruibuable !!!
a écrit le 01/11/2013 à 7:54 :
Tient la tribune censure quand quelqu'un approuve ce référendum et rappelle que c'est la base de la démocratie.
a écrit le 31/10/2013 à 22:43 :
C'est une idée ancienne, ainsi, quand une équipe dirigeante veut s'auto-augmenter il est obligé d'augmenter aussi les salaires de ses subordonnés.
Historiquement les salaires se répartissent de 1 à 4 pour presque 98% de la population , donc de 1 à 12 est plutôt généreux et reflète notre époque de super-salaires. Augmenter le salaire de la femme de ménage de 1 franc suisse pour s'augmenter en contrepartie de 12 franc suisse, cela reste déséquilibré, mais en réalité cela ne changera que peu de choses, car les entreprises externaliseront tous les bas salaires, pour ne conserver que les cadres, cela devrait donc booster la création d'entreprises à demi fantômes, pour y placer chaque service, des services où on retrouvera au départ une homogénéité des salaires. Là où cela devient intéressant c'est que ces services chercheront avec le temps à avoir plusieurs clients, et ainsi le capitalisme fonctionnant, par croissance interne ou externe, développeront eux-mêmes des sous-services. En fin de compte on peut espérer que cela fera réduire la taille des entreprises et les rendre plus humaines, la proximité des gens travaillant les uns près des autres étant souvent le meilleur gage d'une bonne harmonie des salaires.
Une idée comme cela, généralisé en occident, aurait le mérite de faire revenir l'inflation par les salaires, la pouvoir d'achat et la consommation, et ce , sans aucunement modifier le coût du travail, c'est un rééquilibrage qui évite de passer par une phase de très longue déflation, c'est à dire que les salaires soient touchés du plus bas vers le plus haut, ce qui mets du temps car ceux en haut s'accrochent et raisonnent en abaissant toujours les salaires de leurs subordonnés mais rarement les leurs.
Le capitalisme c'est pomper de l'argent du bas pour l'accumuler en haut, grâce aux gens qu'on appelle les talents; quand il y a trop d'argent en haut, on a une déflation générale, l'état sert normalement à prélever en haut pour redonner en bas et ainsi créer un cercle vertueux de circulation monétaire, permettant à tout à chacun de travailler, mais à notre époque faite de mondialisation, d'avocats fiscalistes et de paradis fiscaux, cela ne marche plus( surtout quand les banques centrales balancent de l'argent en haut au lien d'en balancer en bas, là où il en a réellement besoin), alors il faut utiliser la loi de façon plus intelligente.
Réponse de le 01/11/2013 à 12:25 :
Votre vision Marxiste, bien que utopique, n'est pas applicable et vous le savez très bien. Je vous rappellerais qu'en Suisse, 90% des impôts rentrant proviennent de 10% de la population. Et que donc "les salles riches" que votre idéologie vous fait haïr sont d'une importance capitale pour le pays. En espérant vous avoir quelque peu éclairé, je vous souhaite une bonne journée.
Réponse de le 01/11/2013 à 16:10 :
"90% des impôts rentrant proviennent de 10% de la population". La seule solution pour soulager les 90% restants, c'est de laisser ces 10% se voter des augmentations de revenus. Elémentaire!
Réponse de le 01/11/2013 à 19:05 :
@Bill; Je suis un libéral s'intéressant à la circulation monétaire, historique et actuelle; il me semble que vous vous méprenez fortement à mon propos et cherchez un bouc-émissaire à vos malheurs personnels.
Je cherchais à signifier que la loi ne changerais pas directement la répartition des salaires, mais plutôt de façon indirecte, grâce à une augmentation du nombre d'entreprises pour justement contrer la loi, par réduction de la taille de ces dernières.
PS: je suis issu d'une longue lignée familiale "de riches", comme vous dites.

@José, dans la silicon valley , il y a des entreprises qui font voter les salaires des salariés par ces derniers et même soumettent l'embauche ou le licenciement au vote; cela pousse les gens à maintenir un fort réseau social interne à l'entreprise, qui peut tendre à dévier style "les plus populaires restent, les introvertis dégagent". Il n'y a jamais rien de parfait, juste des méthodes conjoncturelles pour arriver plus rapidement à un objectif.
Réponse de le 01/11/2013 à 22:04 :
@xavier-marc: "les plus populaires restent, les introvertis dégagent". J'ai connu cela dans une grande entreprise et cela menait à un lobby de type politique où les gens en quête de promotion étaient plus souvent présents dans les pots et autres évènements organisés par la direction qu'au boulot. Cela existait aussi à des niveaux plus bas. Un collègue m'a dit un jour avoir obtenu une promotion en amenant plusieurs semaines de suite le Ricard et amuses-gueules. Le résultat: aujorud'hui, cette société est en déficit chronique et aurait déjà disparue sans l'apport continu des fonds du contruibuable !!!
a écrit le 31/10/2013 à 19:54 :
Ceci est un référendum démocratique. Dans une démocratie, ce sont les électeurs qui doivent décider de ce type de mesures et non les administrateurs oligarques des conseils d'administration qui se renvoient l'ascenseur et participent à x conseils d'administration ou bien les députés médecins, avocats ... .
Réponse de le 01/11/2013 à 11:11 :
Effectivement la démocratie "Suisse" n'est pas la 5ème république! à quand la 6ème?
a écrit le 31/10/2013 à 18:34 :
Encore une idée géniale des socialistes (jeunes socialistes suisses).
Les conneries de ces gens sont les même dans tout les pays.
a écrit le 31/10/2013 à 18:06 :
Je pense que 1) c'est aux actionnaires à se prnoncer, mais les dirigeants et administrateurs n'auraient évidemment pas la droit de voter et 2) qu'il fadurait arrêter le cumul de certains, parce que comment peut-on sérieusement prétendre être administrateur ou dirigeant de plusieurs grandes entreprises à la fois !!!
a écrit le 31/10/2013 à 17:26 :
je crois que les suisses ne vont jamais faire ça.
a écrit le 31/10/2013 à 15:43 :
mince alors les suisses devraient ils tout à coup marxistes ?
Finalement, les Suisses nous montrant peut être le chemin : pour réduire le cout global du travail peut être qu'un des moyens et de couper la rémunération des hauts dirigeants.
Je serai curieux de savoir dans nos entreprises multinationales françaises quel pourcentage de la masse salariale est représenté par les 10% des salariés les plus payés ? Si c'est la même proportion que dans le PIB on voit clairement des gains rapides à opérer.
a écrit le 31/10/2013 à 15:04 :
Quelle hypocrisie. Le revenu des hyper riches et des grands patrons ne vient pas du salaire mais des rentes, des dividendes, des stock option et autres bonus. Mais bon faut bien faire croire au bon peuple en période de racket généralisé que tout le monde est logé à la même enseigne.
Réponse de le 31/10/2013 à 15:25 :
+1. Welcome in our new world.
Réponse de le 31/10/2013 à 16:50 :
exactement
Réponse de le 31/10/2013 à 16:50 :
exactement
Réponse de le 01/11/2013 à 16:11 :
Il n'empêche qu'il faut bien commencer quelque part.
a écrit le 31/10/2013 à 14:53 :
test
a écrit le 31/10/2013 à 14:48 :
Il faut savoir qu'une pression très forte est mise sur les futurs électeurs car les société envoient des lettre au domicile de leurs employer pour leur expliquer pourquoi il est dangereux de voter une telle loi et pourquoi il doivent voter non. Du jamais vu je trouve cela assez scandaleux mais la fin jutifie leur moyen. De quelle droi une entreprise se même de la vie politique en influencant directement les électeurs ?
a écrit le 31/10/2013 à 14:17 :
Quoi les Suisses deviendraient aussi d'affreux bolchéviques?
a écrit le 31/10/2013 à 13:55 :
encore un coup de l'internationale socialo communiste
a écrit le 31/10/2013 à 13:43 :
4000CHF=3200EUR , mais bon faut dire que les charges patronales en Suisse ne sont aussi importantes que les charges Françaises.Et pourtant la seule différence avec la France , c'est la sécurité sociale que l'employé doit prendre mais même avec 300 euros par mois , on est bien loin du salaire médian Français qui est de 2400 brut et pourtant ce n'est pas le salaire minimum.
Réponse de le 31/10/2013 à 13:50 :
vous oubliez la retraite
Réponse de le 31/10/2013 à 13:50 :
vous oubliez la retraite
Réponse de le 31/10/2013 à 15:28 :
Il faut regarder aussi le cout de la vie en suisse et pas seulement le salaire.... Sinon on peut dire aussi qu'on a de haut revenue par rapport a certains pays en voie de develloppement....
Réponse de le 31/10/2013 à 21:32 :
Bjr,
Juste une question: habitez-vous en Suisse?
Si non, votre raisonnement est nul.
Avec Chf 4000.- par mois en Suisse vous survivez, c'est un peu plus que le smic si on ose une comparaison.
Réponse de le 01/11/2013 à 12:33 :
Bonjour,
Je suis Suisse et je ne peux m'empêcher de m'étonner devant votre commentaire. J'ignore à quel train de vie vous avez été habitué mais je ne crois pas que le verbe "survivre" soit approprié....
Quand à la comparaison au smic... c'est risible !

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