Edward Snowden: "Je travaille à améliorer la NSA"

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Jusqu'à présent, Edward Snowden donnait surtout des interviews pour révéler de nouveaux détails sur les pratiques de surveillance américaines. Désormais, le plus célèbre des "lanceurs d'alerte" est aussi interrogé sur ses propres intentions et ses motivations profondes.
L'ancien informaticien encore inconnu un an plus tôt justifie sa démarche dans une longue interview au Washington Post, publiée ce mardi. L'ex-employé d'un sous-traitant de la National security agency (NSA), qui a révélé au monde comment l'agence de renseignement collectait des données informatique, affirme ainsi:
Sur ses motivations profondes, Edward Snowden indique avoir dépassé la "peur égoïste" suscitée par une telle démarche. "Le seule peur [qui restait], c'était que les gens ne soient pas intéressés, qu'ils ne changent pas", explique-t-il tout en rejetant l'idée d'un "sacrifice".
Il indique avoir mis au courant de ses intentions d'autres personnes qui travaillaient avec lui. Ce que, pour l'heure, aucune enquête n'a prouvé. Tentant d'expliquer ce qui l'a poussé, lui plus qu'un autre, à transmettre ces informations au public, il répond: "Il fallait bien que quelqu'un fasse le premier pas".
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Aux États-Unis, depuis le 22 juin, Edward Snowden fait l'objet d'une plainte pour espionnage et crime de vol d'informations appartenant au gouvernement. Pour se défendre, il affirme que, contrairement aux accusations dont il fait l'objet outre-Atlantique, il n'a pas commis de parjure ni de trahison en révélant ces informations secrètes. Il dit avoir signé un engagement de confidentialité qui n'était rien de plus qu'un contrat civil.
En révélant les méthodes de surveillance américaine, l'exilé, réfugié en Russie depuis le mois de juin, estime avoir été loyal envers le peuple américain. "Tout ce que je voulais, c'est que le public ait un droit de regard sur la manière dont il est gouverné", argue-t-il. A ses yeux, il est moins dangereux de faire connaître des secrets d'État - même si cela risque de donner des armes supplémentaires aux terroristes - que de laisser les pouvoirs de l'administration américaine "continuer à s'étendre secrètement".
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Quant aux accusations d'espionnage, il les balaie en martelant qu'il n'a transmis aucune information ni à la Chine, où il était installé lors de ses premières révélations, ni à la Russie qui l'accueille depuis fin juin. Ce qu'il a fait des millions de documents qu'il détient reste encore un mystère. L'ex-informaticien souhaite d'ailleurs s'installer en Amérique du Sud, et à proposé son aide au Brésil, qui ne lui a pas (encore) ouvert ses portes.
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