Offshore Leaks: ces "princes rouges" chinois épinglés

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Edward Snowden les a un peu éclipsés. Mais ces nouvelles révélations du Consortium international de journalistes d'investigation (ICIJ), l'équipe qui traque les "offshore leaks", devrait leur rendre de la lumière. Dans une enquête publiée le 21 janvier au soir par Le Monde en France, ils décrivent des pratiques d'évasion fiscale apparemment monnaie courante au sein de la "Nomenklatura" chinoise. D'après les documents recueillis, 20.000 Chinois et Hong-Kongais détiendraient directement ou indirectement des comptes ou compagnies dans des paradis fiscaux.
Parmi les "Princes rouges" épinglés figurent notamment :
Wen Jiabao lui-même se serait dit "écoeuré par les activités de sa famille" dont certains membres, s'ils n'ont pas "nécessairement bénéficié de pots-de-vin, acceptent des "honoraires de conseil exorbitants", selon un câble envoyé en 2007 à Washington et révélé par Wikileaks.
En outre, des proches de Deng Xiaoping, qui a dirigé la Chine de 1978 à 1992, de l'ancien premier ministre Li Peng (1988 -1998) et de l'ex-président Hu Jintao (2003- 2013) auraient eux aussi constitué des sociétes offshore. Des parlementaires chinois, des chefs d'entreprises sont également cités.
Le Consortium avait fait parler de lui en avril 2013 en publiant des données sur des personnalités du monde entier qui détiendraient des comptes ou des intérêts dans des paradis fiscaux. Ces informations provenaient de personnes travaillant dans des centaines de sociétés à travers le monde. Une équipe de 86 journalistes provenant de 46 pays les ont ensuite épluchés pendant plus de quinze mois, notamment grâce à des logiciels permettant de retirer les informations les plus pertinentes.
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