LVMH et BNP Paribas champions des paradis fiscaux dans la catégorie filiales

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En mai dernier, l'économiste de l'Ecole d'économie de Paris Jézabel Couppey-Soubeyran avait relevé que du milieu des années 1990 à la veille de la crise de 2009, leurs impôts ont été multipliés par 1,5 et leurs profits par 10.
En mai dernier, l'économiste de l'Ecole d'économie de Paris Jézabel Couppey-Soubeyran avait relevé que "du milieu des années 1990 à la veille de la crise de 2009, leurs impôts ont été multipliés par 1,5 et leurs profits par 10". (Crédits : Reuters)
La guerre lancée par le G20 en 2009 n'a pas limité l'implantation des entreprises du CAC40 dans les paradis fiscaux. LVMH et BNP Paribas sont en tête pour leurs nombres de filiales.

"Nous nous sommes mis d'accord pour mettre fin à la non-coopération des paradis fiscaux, qui ne transmettent pas d'informations lorsqu'on le leur demande. Le secret bancaire d'autrefois doit prendre fin".

Ainsi le Premier ministre britannique Gordon Brown avait-il lancé au sommet du G20 de la mi 2009 la guerre contre les paradis fiscaux. Avec 300 milliards de dollars de nouveaux capitaux, selon la Cnuced, et 6.000 milliards de dollars d'actifs gérés, selon l'économiste Gabriel Zucman cité par Challenge, tout va pourtant pour le mieux sous le soleil.

1.174 filiales dans les paradis fiscaux pour le CAC 40

Les grandes entreprises américaines sont les championnes du monde de l'exercice. Mais nos fleurons nationaux du CAC 40 ne sont pas en reste, selon une étude sur les "paradis fiscaux et judiciaires" citée par Challenge qui liste toutes leurs filiales qui y sont présentes. Ils détiendraient 1174 filiales dans les 50 paradis fiscaux recensés par la Cour des comptes américaine et les 382 identifiés par l'OCDE.

Surprise, les banques ne sont pas les plus présentes. C'est en effet le groupe LVMH qui détient le plus de filiales dans les pays de la liste de l'OCDE, devant BNP Paribas. Kering, Schneider et Essilor sont aussi bien placés. Attention toutefois aux chiffres concernant les banques. Celles-ci utilisent aussi, en plus des filiales, des véhicules spéciaux qui ne sont pas comptabilisé par le groupement d'ONG responsable de l'étude. Leur présence dans les paradis fiscaux pourrait du coup être bien plus élevée.

A chacun son explication

LVMH, cité par Challenges, explique que sa présence est justifiée par des activités commerciales. Autrement, le groupe évoque par exemple cette situation dans laquelle il avait fait l'acquisition d'une société russe dont les actionnaires avaient insisté pour qu'il rachète leur holding à Chypre.

Ce type d'argument ne convainc toutefois pas les experts. En mai dernier, l'économiste de l'Ecole d'économie de Paris Jézabel Couppey-Soubeyran avait relevé que "du milieu des années 1990 à la veille de la crise de 2009, leurs impôts ont été multipliés par 1,5 et leurs profits par 10".

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a écrit le 15/02/2014 à 18:17 :
Si La France baissait fortement et durablement les impots sur les sociétés. Non seulement elle rapatrierait de nombreux sièges sociaux exilés mais elles ferait aussi venir des sociétés étrangères. De facto Elle supprimerait les arbitrages fiscaux des conventions bilatérales sur les dividendes et les opérations de portages de dividendes..au final non seulement elle encaisserait plus d’impôt mais elle ferait revenir aussi du travail et donc plus de cotisants et moins d'assistés...mais dans ce domaine la il faudrait aussi réduire les aides pour donner le gout du travail...
a écrit le 14/02/2014 à 23:58 :
c'est tout bonnement honteux alors que nous les TPE nous sommes taxées à 34% et n'avons pas le choix que de rester plantées là !!!! Sans parler de tout le reste...
a écrit le 13/02/2014 à 18:38 :
LVMH veut minimiser ses impôts en France alors moi je n'achète pas de produits LVMH
Réponse de le 14/02/2014 à 9:19 :
Je suis sur que vous ne connaissez pas tous les produits de ce groupe!
a écrit le 13/02/2014 à 17:40 :
Seules une fiscalité avide et des réglementations absurdes et tarabiscotées conduisent les entreprises à faire preuve de créativité en exploitant le plus légalement du monde toutes les arcanes, les inconsistances et les contradictions des lois fiscales européennes et internationales. Celles-ci sont devenues tellement complexes que nombre de grands groupes ont modélisés ces fiscalités et réglementations dans des programmes complexes (souvent conçus par des informaticiens venus de l'Est) qui leur permettent d'ajuster en temps réel, leurs flux financiers aux sautes d'humeur des législateurs et des régulateurs, avec pour résultat que les entreprises ont toujours plusieurs longueurs d'avance sur ces derniers.
Réponse de le 15/02/2014 à 0:30 :
Si tout le monde payait ses impôts, chacun en paierait moins.
Réponse de le 25/03/2014 à 8:44 :
bien parle ;camarade monti ,? SI LES FRANCAIS RALLE FORT DEPUIS HOLLANDE C EST QU IL EN PAYE PLUS A CAUSSE DES MAUVAIS PAYEURS ???
Réponse de le 25/03/2014 à 8:45 :
BIEN PARLE CAMARADE MONTI ???

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