Jersey-Bermudes: "Je ne dis pas que ce ne sont pas des paradis fiscaux..." (Moscovici)

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"Je ne dis pas que ce ne sont pas des paradis fiscaux, je dis que ce sont des pays qui coopèrent". Pierre Moscovici réfute toute incohérence dans la décision de Bercy de retirer Jersey et les Bermudes de la liste des paradis fiscaux.
Ce retrait, qui a pris effet au 1er janvier 2014, implique la conclusion d'une convention d'assistance administrative avec la France, "permettant d'échanger tout renseignement nécessaire à l'application de la législation fiscale des parties", assurait Bercy. Cela n'a pas fait taire les critiques, notamment de la présidente de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée, et le rapporteur général du budget à l'Assemblée, tous deux socialistes.
Elisabeth Guigou et Christian Eckert ont dénoncé, dans un communiqué commun :
Pierre Moscovici assure que ce n'est pas la nature de paradis fiscaux de ces deux territoires qui est sanctionnée par le retrait de la liste, mais leur coopération en 2013 avec l'administration fiscale française.
Il explique que le but de la liste "n'est pas de dire "vous avez une sale tête"", mais de "faire progresser la coopération" :
Or, poursuit Pierre Moscovici, les deux pays ont démontré leur bonne volonté en 2013 :
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Début janvier, le journal Le Monde pointait un lobbying actif auprès de Bercy comme autre explication à ce retrait. Le quotidien expliquait en effet que le fichage sur liste noire, s'il excède douze mois, impliquait "des mesures de rétorsion financières très sévères pour les entreprises présentes dans les territoires fichés", via notamment une taxation très élevée des flux financiers transitant par ces territoires.
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