Matteo Renzi chargé par Napolitano de former le prochain gouvernement italien

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Matteo Renzi a annoncé qu'il entamerait ses consultations politiques mardi et a exposé le calendrier de son action. (Reuters/Tony Gentile)
Matteo Renzi a annoncé qu'il entamerait ses consultations politiques mardi et a exposé le calendrier de son action. (Reuters/Tony Gentile) (Crédits : Reuters)
Sans surprise, c'est au jeune maire de Florence Matteo Renzi que le président Italien Giorgio Napolitano a confié la difficile tâche de former le 65e gouvernement italien de l'après-guerre.

A 39 ans, Matteo Renzi va devenir le plus jeune président du conseil italien depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Le maire de Florence a comme prévu été chargé lundi par le président Giorgio Napolitano de former le futur gouvernement italien.

Le maire de Florence, élu triomphalement à la tête du Parti démocrate (PD, centre gauche) en décembre, succède à Enrico Letta, issu comme lui du Parti démocrate et dont il a obtenu la démission.

Coup de poignard

Jeudi après midi, Matteo Renzi s'était fendu devant les membres de la direction du PD d'un discours en forme de coup de poignard à l'égard d'Enrico Letta. "Il est nécessaire et urgent d'ouvrir une phase nouvelle avec un exécutif nouveau soutenu par la majorité actuelle", assurait-t-il.

>> Lire : Italie : Enrico Letta chassé du pouvoir par son propre parti qui lui préfère Matteo Renzi

Pour former son gouvernement, Renzi devra vraisemblablement parvenir à un accord avec le Nouveau Centre Droit (NCD), la petite formation d'Angelino Alfano regroupant des dissidents de la droite berlusconienne. Il soumettra ensuite son gouvernement à un vote de confiance à la Chambre des députés et du Sénat.

"Signal de révolution"

Premier écueil de taille: donner "un signal de révolution" en s'appuyant sur la même majorité gauche-droite que son prédécesseur, puisqu'il a fait tomber jeudi dernier Enrico Letta, ex-numéro deux de son propre parti, sans que les Italiens soient appelés aux urnes.

Parti en trombe -il ne dirige le PD que depuis décembre dernier-, il se heurte aux exigences d'un allié encombrant au sein de la majorité gouvernementale, le Nouveau centre droit (NCD), d'Angelino Alfano, ex-dauphin de Silvio Berlusconi et vice-Premier ministre sortant.

Début des consultations mardi

Dans le camp de Matteo Renzi, qui "n'a aucune expérience ni du parlement ni de gouvernement" rappelle La Repubblica, rien n'est simple non plus. Deux personnalités pressenties pour les ministères de la Culture et du Développement économique ont dit "non" au chef du PD, tandis que les cotations de deux autres noms qui circulaient jusqu'à présent dans la presse pour le ministère de l'Economie semblent en baisse, car ne disposant pas du poids politique nécessaire.

Matteo Renzi a annoncé qu'il entamerait ses consultations politiques mardi et a exposé le calendrier de son action: réforme électorale présentée d'ici la fin du mois, réforme du marché du travail en mars, de la fonction publique en avril et de la fiscalité en mai.

Il a refusé pour l'instant de fournir des pistes sur la possible composition de son gouvernement. "Notre attention se porte sur le contenu, pas sur les autres questions", a-t-il dit à la presse.

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