• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
ÉconomieInternational

Ukraine : l'aventure militaire est illogique sur le plan économique.

Photo de Ania Nussbaum

Ania Nussbaum

Publié le 04 mars 2014 à 15:25 - Mis à jour le 04 mars 2014 à 18:52

L'essentiel de l'actualité

vendredi 5 juin

  • Le déficit commercial s'est réduit à 5,6 milliards d'euros
  • Hausse de 0,1 % de la production industrielle en avril
  • Farandou répond à une proposition de loi sur les congés payés
  • Des nouvelles du projet de loi sur la transparence salariale
  • Le social et médico-social non lucratif a besoin de 7 milliards
Voir plus

Le Quotidien Numérique

05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM

  • 2

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 3

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

  • 4

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 5

    « 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir

  • 6

    Sabah Abouessalam-Morin : « À Edgar Morin, l’homme de ma vie »

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Les relations économiques entre les Etats-Unis et l'Europe d'un côté, la Russie de l'autre, poussent les acteurs de la crise ukrainienne au dialogue et éloignent le spectre d'un conflit militaire.

"L'économie de l'Ukraine repose sur trois secteurs, rappelle Vladimir Vakhitov, professeur assistant à l'Ecole d'Economie de Kiev: la métallurgie, l'industrie chimique et l'agriculture. Les deux derniers représentent 40 à 50% des exportations ukrainiennes". Et il ajoute, source de revenus "substantielle" pour le pays, les transferts financiers des migrants qui ont quitté l'Ukraine pour la Russie, l'Italie, le Portugal ou la Pologne.

Sur le plan économique, l'Ukraine est donc à la fois liée aux pays de l'Union européenne (UE) et à la Russie, par le biais des échanges commerciaux et humains. "En gros, un tiers des exportations va à la Russie, un tiers à l'Europe et un tiers vers d'autres destinations, notamment en Asie", confirme Vladimir Vakhitov. En France, Fabrizio Coricelli, professeur d'économie à la Sorbonne, nuance : "L'Ukraine a beau exporter vers l'Europe, elle est beaucoup plus intégrée avec la Russie qu'avec l'UE". Cela est notamment vrai à l'est du pays, où vivent la majorité des Russophones ukrainiens. La région est plus riche en matières premières comme le charbon, ce qui y explique la présence historique d'industries lourdes, tandis que l'ouest de l'Ukraine s'est spécialisée dans la production agricole.

La Russie, un partenaire commercial de poids pour l'Europe

Que représente l'Ukraine pour l'Europe ? Bien peu de chose en termes économiques, selon Fabrizio Coricelli. La Russie est bien plus importante que le pays d'Europe de l'est. "Sans l'Europe, la Russie serait économiquement morte", affirme le spécialiste. Une grande partie des exportations russes de gaz naturel est en effet à destination des pays européens. Mais la dépendance va dans les deux sens selon le professeur Vakhitov : "Il sera difficile pour l'Europe de substituer ses importations de pétrole et de gaz russes à court terme". Au contraire, suggère-t-il, "la Russie pourrait se retourner vers des pays comme la Chine pour exporter ses ressources naturelles".

Une Union européenne timide face au géant russe

Pour Fabrizio Coricelli, cette interdépendance russo-européenne fait de l'Union celle "qui possède les moyens de pression les plus crédibles à l'encontre de la Russie". "La plus efficace des sanctions en Europe serait de saisir les comptes bancaires des citoyens russes et d'enquêter sur l'origine de ces fonds", renchérit Vladimir Vakhitov.

Sur un ton grinçant, Ben Judah, sur le site américain Politico, note également que, en théorie, l'Union européenne a un levier d'action inouï, via les propriétés et autres comptes bancaires détenus par les oligarques russes en Europe. "L'Union pourrait, en ouvrant des enquêtes sur le blanchiment d'argent et les visas, remettre en question la richesse de ces ressortissants russes", affirme l'auteur. Il est vrai que les sanctions mises sur la table jusqu'à présent n'ont pas de quoi effrayer Moscou : suspension des discussions sur la libéralisation des visas, embargo sur les armes… La position de Londres confirme la timidité des menaces européennes : le Royaume-Uni "ne devrait pas soutenir des sanctions commerciales" contre la Russie, ni "fermer" les portes de la City aux citoyens susses, nous apprend un document publié par les médias britanniques mardi.

Newsletter

L’Alerte La Tribune

Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Illustration de la newsletter L’Alerte La Tribune

"Le Royaume Uni est le pays le plus réticent à imposer des sanctions sur la Russie, pour des raisons financières, avec l'Allemagne, pour des raisons historiques et commerciales", explique Fabrizio Coricelli. De nombreuses sociétés russes sont en effet cotées à la Bourse de Londres. Les oligarques sont également présents en nombre dans la capitale britannique.

Les Etats-Unis, éternel gendarme

"Les Etats-Unis, qui regardent vers l'Asie, ont beaucoup moins à perdre que les Européens dans ce jeu diplomatique", poursuit l'économiste. D'où, selon lui, les menaces plus dures agitées par John Kerry, le secrétaire d'Etat américain, à l'encontre de Moscou. La suspension des préparations du G8, le rassemblement des huit Etats les plus industrialisés, qui devait avoir lieu à Sotchi; ou la fin de la coopération militaire entre Moscou et Washington, annoncée mardi, mettent un coup d'arrêt aux volontés de rayonnement de Vladimir Poutine sur la scène internationale.

Toutefois, les Etats-Unis entretiennent eux-aussi des liens économiques importants avec les Russes. Les déclarations du conseiller du Kremlin Sergueï Glaziev, qui a annoncé que la Russie réduira "à zéro" sa dépendance économique vis-à-vis des Etats-Unis si Washington impose des sanctions, ne font que confirmer l'existence de ces liens. Il s'agit notamment des crédits accordés aux Russes par les banques américaines.

Mais, dans ce cas également, ces relations sont à double sens : si la Russie peut stopper ses remboursements aux créditeurs américains, elle a également intérêt à conserver de bonnes relations avec eux afin de s'assurer que les prêts venus de l'étranger continuent à affluer sur le sol russe, à des taux d'intérêt les plus faibles possibles.

La Russie, première économie affectée en cas de conflit

Selon Francesc Balcells, analyste chez Pimco, la Russie serait ainsi le pays qui aurait le plus à perdre dans un conflit militaire avec l'Ukraine et les Occidentaux. La Russie, explique-t-il, a entrepris de nombreuses réformes pour ouvrir son marché de la dette aux fonds financiers étrangers et encourager les investissements. Suite à l'intervention de Moscou en Crimée, la banque centrale russe a d'ailleurs déjà largement sollicité ses réserves de devises étrangères afin de soutenir le cours du rouble. "Rationnellement, on devrait exclure le scénario d'une guerre, étant donné les intérêts qui sont en jeu", estime Francesc Balcells. Une aventure militaire est donc illogique sur le plan économique.

À lire également

  • Ukraine: Bruxelles va aider Kiev à régler sa dette pour le gaz russe
  • Vladimir Poutine dément l'implication de la Russie en Ukraine
  • "Des sanctions contre la Russie mèneront au krach du système financier américain"
  • Les Marchés russes en déroute
  • Ukraine : menaces de sanctions contre la Russie, la tension monte

"L'effet naturel du commerce est de porter à la paix", disait Montesquieu. Suivant ce principe, Vladimir Poutine ne devrait pas remettre en question ses relations économiques et commerciales avec l'Europe et les Etats-Unis. Ce qui n'empêche pas les analystes de craindre une décision irrationnelle de la part de Moscou.

Ania Nussbaum

Sur le même sujet

  • 1

    Guerre au Moyen-Orient : les économies émergentes souffrent mais devraient résister en 2026

  • 2

    🔴 Déficit commercial, production industrielle, transparence salariale… L'essentiel de l'actualité ce vendredi 5 juin

  • 3

    Nouveaux droits de douane : les États-Unis infléchissent leur offensive face à Bruxelles

  • 4

    « 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir