Ukraine : menaces de sanctions contre la Russie, la tension monte

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Le message que nous faisons passer aux Russes est que s'ils continuent sur leur trajectoire actuelle, nous examinerons un ensemble de mesures économiques et diplomatiques qui isoleront la Russie, avait prévenu lundi le président américain Barack Obama.
"Le message que nous faisons passer aux Russes est que s'ils continuent sur leur trajectoire actuelle, nous examinerons un ensemble de mesures économiques et diplomatiques qui isoleront la Russie", avait prévenu lundi le président américain Barack Obama. (Crédits : reuters.com)
Les Etats-Unis ont suspendu lundi leur coopération militaire avec la Russie avant l'arrivée mardi à Kiev du secrétaire d'Etat John Kerry, qui vient apporter le soutien de son pays au nouveau pouvoir ukrainien, confronté à un "ultimatum" russe en Crimée.

Les Etats-Unis ont "suspendu tous les liens militaires" entre Washington et Moscou à la suite de l'intervention russe en Crimée, a annoncé lundi le Pentagone, après que la Maison Blanche eut brandi plus tôt dans la journée la menace de sanctions diplomatiques mais aussi économiques.

Entre sanctions pour Moscou et aides pour Kiev

"Le message que nous faisons passer aux Russes est que s'ils continuent sur leur trajectoire actuelle, nous examinerons un ensemble de mesures économiques et diplomatiques qui isoleront la Russie", avait prévenu lundi le président américain Barack Obama.

Plusieurs responsables du Congrès américain désireux de soutenir Kiev face à la Russie ont aussi exprimé lundi leur intention d'adopter rapidement des mesures d'aide économique à l'Ukraine, qui pourraient inclure la garantie de prêts à hauteur d'un milliard de dollars. John Kerry avait déjà évoqué la semaine dernière un plan pour garantir un éventuel prêt international du même montant.

Menace des autorités de Simféropol

Signe de la guerre des nerfs qui oppose l'Ukraine et la Russie, un responsable du ministère ukrainien de la Défense a fait état d'un nouvel ultimatum enjoignant les militaires ukrainiens à se rendre mardi, sous peine d'être attaqués.

"L'ultimatum est le suivant : reconnaître les nouvelles autorités (pro-russes) en Crimée, déposer les armes et s'en aller, ou être prêt à subir un assaut", a dit Vladislav Seleznev, porte-parole régional du ministère ukrainien de la Défense à Simféropol, la capitale de ce territoire du sud du pays.

Une information aussitôt démentie à Moscou comme "un délire total", le président du Parlement russe avançant que la Russie n'avait pas encore besoin d'utiliser son "droit" à lancer une opération militaire en Ukraine.

Activation en coulisse

L'activité diplomatique pour tenter de trouver une issue à "la pire crise en Europe depuis la chute du mur de Berlin", selon le chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier, est restée intense.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a entamé à la demande de la Russie une nouvelle réunion lundi, la troisième en quatre jours consacrée à la crise en Ukraine.

Selon l'ambassadeur russe Vitali Tchourkine à l'Onu, le président déchu ukrainien Viktor Ianoukovitch a demandé au président russe Vladimir Poutine l'aide militaire de la Russie "pour défendre la population ukrainienne", l'Ukraine étant "au bord de la guerre civile".

L'UE extrêmement inquiète

Réunis dans l'urgence lundi, les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne ont exprimé de leur côté leur "extrême inquiétude", selon le Français Laurent Fabius. Les ministres ont appelé la Russie à prendre "des mesures rapides et concrètes de désescalade" avec, en premier lieu, "le repli" des forces russes déployées ces derniers jours en Crimée "dans leurs zones de stationnement permanentes". Les dirigeants de l'UE se réuniront de nouveau jeudi à Bruxelles en sommet extraordinaire. 

La chef de la diplomatie de l'UE Catherine Ashton devait quant à elle rencontrer mardi le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov à Genève avant de se rendre à Kiev mercredi.

Déjà présent dans la capitale ukrainienne, le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, a également mis en garde la Russie sur le "prix à payer" pour son action en Ukraine, après avoir rencontré les nouvelles autorités au pouvoir après la destitution le 22 février de Viktor Ianoukovitch.

Réunion de l'Otan mardi

L'Otan tiendra de son côté mardi une nouvelle réunion de crise des ambassadeurs de ses membres sur la situation en Ukraine, à la demande de la Pologne, pays voisin, qui estime que sa sécurité est menacée.

Elle pourrait être suivie d'une réunion Otan-Russie au même niveau. Proposition en a été faite à l'ambassadeur de Russie auprès de l'Otan, qui doit donner sa réponse mardi.

Une équipe du Fonds monétaire international (FMI) doit de son côté arriver mardi à Kiev pour discuter d'un plan d'aide avec les nouvelles autorités, qui ont requis l'assistance financière de l'institution.

Kiev parle d'agression russe

Les autorités ukrainiennes accusent la Russie de continuer à faire arriver massivement des militaires en Crimée, avec l'atterrissage en 24 heures de dix hélicoptères de combat et de huit avions de transport.

"Je demande à la Russie de cesser l'agression, les provocations, le piratage", a martelé dans la soirée le président par intérim Olexandre Tourtchinov.

Depuis samedi, la Russie a déployé 6.000 soldats en renforts en Crimée, péninsule russophone du sud de l'Ukraine, qui abrite la flotte russe de la mer Noire, d'après le ministère ukrainien de la Défense. Moscou a désormais un "contrôle opérationnel complet" sur la Crimée, selon Washington.

La Russie place ses pions

Lundi, toutes les bases militaires ukrainiennes étaient encerclées par des soldats non-identifiés agissant pour le compte des autorités pro-russes, selon le nouveau pouvoir à Kiev. La situation y était tendue mais aucun affrontement n'a été toutefois signalé.

La Russie avance par ailleurs ses pions dans d'autres régions ukrainiennes. Quelque 300 manifestants pro-russes ont pris d'assaut dans l'après-midi le siège de l'administration régionale à Donetsk (est de l'Ukraine), fief du président déchu Viktor Ianoukovitch.

Moscou persiste et signe

A Genève, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a dénoncé les menaces de "sanctions" et de "boycottage" et justifié l'action de la Russie en Ukraine, jugeant que les ultranationalistes menaçaient "la vie et les intérêts régionaux des Russes et des populations parlant russe".

Son ministère a été plus direct encore, qualifiant dans un communiqué d' "inadmissibles" les menaces de John Kerry.

Le président russe Vladimir Poutine a toutefois ordonné aux soldats russes engagés dans des manoeuvres militaires de retourner dans leurs casernes, rapportent mardi matin des agences de presse russes citant le porte-parole du Kremlin, Dimitri Peskov. Des consignes qui n'auraient rien à voir avec la crise ukrainienne, selon Dimitri Peskov.

Mais fait face à une panique financière

Les marchés financiers russes ont été pris d'un mouvement de panique lundi, inquiets des conséquences sur l'économie déjà chancelante de la Russie des possibles sanctions qui pourraient être imposées à Moscou.

La Bourse de Moscou a terminé la séance sur un plongeon de plus de 10%, le rouble est tombé à un record de faiblesse face à l'euro comme au dollar. La crise ukrainienne a fait aussi vaciller la Bourse de New York. Mardi, la bourse de Tokyo a de nouveau ouvert à la baisse.

(Article publié le 4 mars à 7h36 et mis à jour à 9h41)

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Commentaires
a écrit le 04/03/2014 à 22:31 :
Poutine se rêve en Tsar, il est formaté KGB-soviet, un point c'est tout.
impossible de changer son disque dur !
On regrettera Medvedev.
a écrit le 04/03/2014 à 19:47 :
Ce serait bien que Wladimir poutine aille jusqu'à changer de devise internationale...Là , on rigolerait un bon coup !!!
Fini , le Dollar , écrasé , vaporisé.
Réponse de le 04/03/2014 à 20:17 :
Fini les faucons , fini les malversations internationales , fini la spéculation qui affame l'Afrique ainsi que d'autres pays...fini les manipulations des monnaies.
Sans son dollar , l'Amérique sera obligée de redevenir ce qu'elle est....Pas grand-chose.
a écrit le 04/03/2014 à 17:28 :
Mon ami Poutine m'a demandé de démanteler l'Europe pour mieux l'asservir et il me reçoit en échange au parlement de Russie etc mais je vais lui demander ce qu'il pense de démanteler la Russie en plusieurs régions. C'est pas une bonne idée çà tout comme supprimer le rouble pour faire plusieurs monnaie parce que popo m'a dit que çà relancerait l'économie russe par des dévaluations compétitives.
Réponse de le 04/03/2014 à 19:09 :
La Russie et un pays avec une monnaie, sa monnaie la france n'est plus un pays elle n'a plus de frontieres plus de monnaie plus d'industries et sa politique est decidee par l'allemagne.
a écrit le 04/03/2014 à 17:24 :
Et tous ces mecs russes en Ukraine ils font quoi la nuit dans les bois avec leurs masques ? On peut pas faire çà sur la place rouge alors on va faire çà en Crimée, c'est encore un plan de Dédé Poutine la saumure.
a écrit le 04/03/2014 à 13:52 :
Future 3e guerre mondiale ??????
Réponse de le 04/03/2014 à 14:33 :
Non! non ! car la conséquence serait la partition de la Russie en plusieurs états !
Réponse de le 05/03/2014 à 10:20 :
IL faut que les grands de ce monde règlent cette situation en bonne INTELLIGENCE , surtout pas de guerre -
a écrit le 04/03/2014 à 13:15 :
À trop jouer les pompier pyromane, M Poutine va perdre gros. Au niveau économique où la Russie reste un nain (voir le marché des changes, la bourse de Moscou...) mais surtout au niveau stratégique. Si les américains stoppent leur coopération militaire, ça va devenir chaud dans le Caucase.
Réponse de le 04/03/2014 à 14:05 :
Quand on pense , que la CDC ( Caisse des dépots ) a mis 11 milliards dans le Caucase pour construire des pistes de skis.
a écrit le 04/03/2014 à 12:27 :
Les pitoyables petits coalisés autour des intérêts US vont avoir du mal sur ce coup là, surtout avec l'appui de l'agent du mossad bhl qui tente -une nouvelle fois- maladroitement, de mettre tout ça en musique...!!!
Réponse de le 04/03/2014 à 19:17 :
Pitoyable commentaire!!
Quel rapport entre l'infraction russe au droit international et les Us et encore plus le moussade?,,
De tels commentaire a le mérite de nous faire ouvrir les yeux sur le genre de personnes qui soutient ce triste Poustine...
Messieurs ne soyez pas si obsédés et arrêtez de voir des complots partout.
Réponse de le 04/03/2014 à 22:56 :
@speud Je veux croire que vous ne disposez pas de la bonne paire de lunettes, voire du bon colyre, mais de grâce faites rapidement le bon ...diagnostic, votre myopie est insupportable...!!!
a écrit le 04/03/2014 à 12:21 :
Les russes sont des criminels pour n'avoir pas bombardé l'Ukraine, les américains des saints pour avoir fait plusieurs centaines de milliers de mort en Irak sans raison pour s'approvisionner en pétrole. J'ai ma médaille BHL laquée en mode Kouchner avec un joli bandeau Cohn Bendit ?
Réponse de le 04/03/2014 à 13:44 :
Et on a le droit de considérer que la présence de la Russie en Ukraine constitue une agression contraire au droit internationale au même titre que les USA quand ils sont entrés en Irak, ou bien il faut absolument avoir une vision binaire du monde ?
Réponse de le 04/03/2014 à 15:23 :
Les binaires, ce sont Kouchner, BHL, Fabius etc. bref les voix de leur maître...
Réponse de le 04/03/2014 à 19:48 :
Tu sais où il faut la mettre ta médaille ?
Réponse de le 04/03/2014 à 20:05 :
BHL n'a effectivement l'air de manque très cruellement de nuance et d'être binaire.
Réponse de le 04/03/2014 à 20:11 :
@ Bhl fane
ta médaille , si t'es d'accord , je te l'achète , dans une monnaie qu'elle est bonne ...1 kopec , ça te va ?
Réponse de le 05/03/2014 à 7:38 :
L'antisémitisme de l'Est n'est finalement pas un mythes... Quel point commun entre Bhl, Kouchner et Cohn Bendit? Surtout au sujet de l'Ukraine???
Applaudissez la violence, la haine, et mélangez tout ça avec de l'antisémitisme la recette est bien connue!!!!!
a écrit le 04/03/2014 à 11:31 :
Période où il est bon de voir qu'il faut consolider l'Europe et non la démanteler comme les amis de Poutine en France le veulent (exemple Le Pen et FN avec leurs conseillers pro-Poutine = même pensée sur les choix de ce dernier sur la Syrie, la Lybie etc = laisser faire la stratégie russe d'affaiblissement de l'Europe pour mieux la dominer). De même consolider l'Europe pour créer en plus de la structure Otan une structure européenne de défense impliquant un réarmement et l'intervention de tous les pays concernés lors d'attaque d'un pays européen. Sinon vous aurez les soviets si vous vous laissez tromper par les partis populites qui veulent démanteler l'Europe et l'euro qu'ils tiennent faussement coupables de tous les maux comme la propagande poutinienne veut vous faire croire alors que ce n'est pas si simpliste heureusement.
Réponse de le 04/03/2014 à 12:05 :
Dommage que les élites au pouvoir dans les États membres de l'UE soient les premiers à ne pas vouloir abandonner une once de souveraineté nationale, étape indispensable pour la construction d'une politique étrangère et de défense européenne intégrée... Il n'y a pas que les partis extrémistes qui appellent aujourd'hui au repli national, et dans les faits tout le monde joue chacun pour soi.
Réponse de le 04/03/2014 à 12:13 :
Vive Barroso, lui jamais elu mais en regne permanent, vive la pseudo democratie europeenne. La Grece, Portugal, Espagne, des pays au firmament economique contrairement a la Suisse qui elle sombre dans la misere ! Vive les eurobeats et tous les autres seront envoyes dans les goulags de Bruxelles !
Réponse de le 04/03/2014 à 12:31 :
@ défense Hi hi, je vous ai lu, je serai d'une inaliénable bonne humeur pour la journée, sinon, vous auriez qqe chose pour consolider tout ça ou bien nous devrons nous contenter d' un message...personnel ??? lol..!!!
Réponse de le 04/03/2014 à 17:50 :
Avant de songer à une Europe de la défense et politique, il faut réduire les écarts de niveau de vie.
Dans un pays unique, tu ne peux avoir un eldorado qui te permet d’être payé 10 fois ton salaire actuel et te donner tout gratuitement : santé, chômage, habitation etc…
Donc, soit l’Europe tire tout le monde vers le haut, soit elle tire tout le monde vers le bas…
Actuellement, elle ne demande qu’à ses membres d’avoir des budgets équilibrés…
a écrit le 04/03/2014 à 11:18 :
Reuters. Wladimir Poutine met fin à l'exercice . Les troupes Russes rentrent vers leurs bases.
Réponse de le 04/03/2014 à 13:15 :
Et augmente le prix du gaz en supprimant les aides...
Réponse de le 04/03/2014 à 17:20 :
encore de la propagande poutinienne. Il s'agit des troupes en Russie pas en Crimée donc Ukraine.
a écrit le 04/03/2014 à 11:17 :
La stratégie la plus efficace à mon avis , c'est de ne plus reconnaitre le rouble comme monnaie échangeable par la communauté internationale et de faire de même avec tous ceux qui s' associeraient à cet envahisseur .
Réponse de le 04/03/2014 à 12:51 :
Hors sujet comme d'habitude le pétrole et le gaz est negocié en dollards .... sanction sans effet, sans compter la reaction de poutine qui couperait le gaz et le pétrole a l'Europe...
Réponse de le 04/03/2014 à 14:36 :
Mais il va de soi que l'Europe va cesser tout approvisionnement avec la Russie .L'Afrique et les sud Américains n'attendent que cette aubaine pour se développer .
a écrit le 04/03/2014 à 11:12 :
Les Russophones qui le désirent doivent partir en Russie et laissez la Nation Ukrainienne poursuive son histoire millénaire et ne pas intervenir en appelant une Nation Etrangère d'annexer son territoire , ceci est une trahison comme son ancien dirigeant aux mains pleine de sang qui collabore avec l'ennemi .
Réponse de le 04/03/2014 à 11:58 :
L'Ukaine fait ses choix, pourquoi les contre dire
a écrit le 04/03/2014 à 11:10 :
La question est de savoir quel sont nos option face à un pays donc la politique se borne à envoyer des divisions.... Rien à part montre nos gros muscle ( inexistant ) l'union européen n'a pas de défense commun, juste quelque armée national, tous juste capable de défendre les près carré nationaux .... Elle est ou cette puissance, ce moyen de défense commun au européen, on remercie nos politiques de la situation actuel... Nous n'avons jamais été aussi faible, alors que le monde est chaque jours plus dangereux.... Pauvre de nous .
Réponse de le 04/03/2014 à 11:57 :
nos option: rien oui je suis d'accord mais la dissuasion militaire n'est pas une option. personne ne veut de conflit, il n'y a aucune raison pour d'ailleurs. Les options peuvent etre qu'economiques mais là aussi rien a proposer
Réponse de le 04/03/2014 à 11:57 :
nos option: rien oui je suis d'accord mais la dissuasion militaire n'est pas une option. personne ne veut de conflit, il n'y a aucune raison pour d'ailleurs. Les options peuvent etre qu'economiques mais là aussi rien a proposer
a écrit le 04/03/2014 à 11:09 :
Si l'Ukraine a une présidence indépendante, il reste que Kiev est une ville russe depuis longtemps. Si on arrache la Lorraine à la France, que faites-vous? L'Europe chercherait à détruire une Nation de plus alors qu'on se suicide en zone de monnaie forte avec des économies sous compétitives? Voyez comme on rivalise de taux de chômage, surtout chez les jeunes! On compterait chez nous 200000 radiations, ça évite de faire de la croissance... Quand au financement de l'entreprise, on en reparle, vu que les bureaux tentaculaires étouffent la société? Qui dit que l'Etat fait la société? Il a largement persécuté la population: avec un homonculus, on plante des aiguilles: chômage, récession, pib/tête négatif, obsolescence, consommation en baisse, on peut parler allocations non payées, on nous fait des coups de J'arnaque! On parle d'un remaniement... on oublie les intentions opposées aux élections, on fait un virage ou une cour des miracles avec la multiplication des pauvres, on oublie les 80 milliards de déficits, le conseil de Moody de baisser la dette... on n'est pas encore à l'os que la société est remontée contre les institutions... et la cour des comptes annonce 550 milliards de trou des retraites en 2020... Pour le dîner une bonne choucroute au poulet doux subventionné et une saucisse d'Eurofort! Y aura-t-il une revanche électorale pour cause de malentendu? Et de pacte avec 30 milliards de cadeaux? Et les fermetures de sites et d'emplois publics, voila de bonnes perspectives d'emplois! Et 50% de diplômés non subventionnés quand on finance les obligations, des allocations plutôt que du travail?
Réponse de le 04/03/2014 à 13:46 :
Et Kaliningrad, pardon, Konigsberg, est une ville allemande depuis tout aussi longtemps. Non ?
Réponse de le 04/03/2014 à 16:12 :
et nous on à ce compte là on devrait revendiquer Aix la Chapelle, pardon Aachen, c'est quand même la capitale du plus grand roi Franc.
a écrit le 04/03/2014 à 10:52 :
L'histoire nous prouve que les conflits sont souvent liés à des problèmes d'argent. Pour notre histoire contemporaine, cela s'appelle LA DETTE. Et que voit on aujourd'hui, l'Ukraine est prête pour la tonte (besoin de 35 milliards). Dans la nature, les premiers à se repaitre d'un cadavre sont les charognards. L'asservissement passe par la dette. Mais, il y a un hic. La Russie n'est pas endetté ou si peu (- de 20 %) et n'est donc pas corvéable à merci. Et ça, ça ne plait pas aux banksters.
a écrit le 04/03/2014 à 10:44 :
Les pays donneurs de leçons me sidèrent et malheureusement le notre en fait partie ! qui a détruit l'Irak, la Lybie, qui fait preuve d'ingérence répétée en Afrique, qui a tenté de faire de même en Syrie ? je sais, on se cache derrière le machin qu'on appelle l'ONU !
Heureusement pour elle la Tunisie s'est débrouillée toute seule sinon ce serait le chaos.
Réponse de le 04/03/2014 à 11:51 :
Commentaire basic de qqun qui n'entend rien a la géopolitique economique
Réponse de le 04/03/2014 à 18:08 :
@icietla : Eclairez nous alors !
La géopolitique économique n’implique pas de déstabiliser un pays ou d’y faire la guerre afin de pouvoir faire du commerce ensuite.
Les seuls qui ont utilisés ce genre de méthode sont les vikings.
a écrit le 04/03/2014 à 10:36 :
poutine n'a pas totalement tort ,la crimee n'est ukraine de depuis 1954 et sans l'avis du peuple !!!!!donc demandons l'avis au peuple !!! puis experience maroc, tunisie, lybie ces revolutions ne sont pas si transparentes que cela ce qui peut justifier une prudence !!!!!
Réponse de le 04/03/2014 à 10:49 :
D accord avec vous sur le devenir de la crimee, mais alors pourquoi l envahir? Parce que Poutine ne veut pas d une une Ukraine se tournant aussi vers l ouest, c est de l impérialisme pure et simple, c est pas les premiers mais c est n en reste pas moins condamnable.
Réponse de le 04/03/2014 à 18:15 :
L’impérialisme, c’est plutôt les occidentaux qui soutiennent un coup d’état afin de pouvoir faire « son commerce ». Les gens qui sont au pouvoir ont renversé un gouvernement élu démocratiquement non ?
Ces opposants : ce ne sont pas eux qui ont détourné des millions et des millions lorsqu’ils étaient au pouvoir lors de la négociation du contrat de gaz avec la Russie ? Ils ont pris une br… monumental lors des élections suivantes.

Défendre un pays qui en fait la demande, si c’est de l’impérialisme, alors la France est impérialiste au Mali ou en Centrafrique… et encore, non on n’avait aucun soutient contrairement à la Russie ;)
a écrit le 04/03/2014 à 10:35 :
On va faire quoi? Bloquer les importations de gaz russe et laisser la moitié de l'Europe, Allemagne comprise, se geler les miches cet hiver? Soyons sérieux, ces menaces économiques ne sont pas sérieuses. D'autant que l'Allemagne et la France ont d'importants intérêts économiques en Russie et ne comptent pas se couper de leurs investissements!
a écrit le 04/03/2014 à 10:14 :
Par l’histoire de ses parties, leur composition, sensibilité démographique et linguistique russophone: Crimée autrefois sous l’Ex URSS et cédé en 1945 par Gorbatchev à l’Ukraine à 90% prorusse, zone Orientale la plus riche et Occidentale pro UE de même que la forte dépendance économique (Gaz surtout) de la Russie font que la F.de Russie dispose de plus de carte de poids que dans le cas de l’ex crise Géorgienne. Les nouveaux dirigeants issus du setting de Kiev auraient dû ne pas s’approprier seuls le pouvoir au risque de pousser à la partition du pays et à sa banqueroute mais appliquer le compromis obtenu avec l’ex président et ses soutiens aussi œuvrer pour consolider un modus vivendi, ils auraient dû ne pas croire aux sirènes de le l’UE ils leur suffirait de méditer ses positions et immobilisme dans le cas de la Syrie et Centre Afrique notamment.
Réponse de le 04/03/2014 à 10:37 :
Des élections étaient deja prévues en Ukraine, la crimee était déjà très largement autonome et pouvait le devenir sans doute encore plus. Poutine n accepte tout simplement pas de voir l Ukraine se désatellisé et ça lui permet de faire oublier entre autres la situation économique de son pays.
Réponse de le 04/03/2014 à 14:30 :
Par l’histoire de ses parties, leur composition, sensibilité démographique et linguistique russophone: Crimée autrefois sous l’Ex URSS et cédé en 1945 par Khorochëvo à l’Ukraine à 90% prorusse, zone Orientale la plus riche et Occidentale pro UE de même que la forte dépendance économique (Gaz surtout) de la Russie font que la F.de Russie dispose de plus de carte de poids que dans le cas de l’ex crise Géorgienne…….
Le pouvoir politique au vu de l’hétérogénéité de l’Ukraine de son voisinage, les divergences des intérêts de sa population et ses tiraillements entre la F. de Russie et l’UE aussi l’amateurisme des dirigeants actuels qui ne se sont pas ouverts sur les prorusses plus qui n’ont pas respecté le compromis signé avec l’ex président qui comprenait des élections et la révision de la constitution vont pousser le pouvoir en place à faire plus de concessions. La solution de l’Ukraine est à chercher non pas dans l’intégration totale avec l’UE ou avec les russes mais dans dan s statuts de partage de pouvoir ses des principaux éléments avec le statut avancé avec l’UE et des rapport privilégié avec la F.de Russie.
Réponse de le 04/03/2014 à 17:34 :
Attention aux dates/chiffres ;)
Gorbatchev a cédé la Crimée à l’Ukraine lors de l’explosion de L’URSS en 1991.
La Crimée est composée d’une population russophone et 60% de la population est Russe.

La république est déjà reconnue par l’Ukraine comme république autonome, et il y a des groupes d’autodéfense.
Comme quoi, on se laisse facilement manipuler par les médias quand on se renseigne pas (je ne savais pas tout ca)
a écrit le 04/03/2014 à 10:11 :
Comme quoi, l'histoire se répète. L'on se souvient de la France matamore qui joua pour le président "W" en Géorgie dans son
combat pour réduire la Russie. Le succés
"glorifié" fut quand Poutine indiqua avoir terminé son opération ; ils devinrent copins en apparence. La France ferait mieux de se taire, en l'état intérieur actuel de sa population et de sa situation. A quoi bon faire le valet de l'hégémonique duo anglo-américain ?
Réponse de le 04/03/2014 à 10:43 :
La france est de mon point de vue relativement en retrait, sans doute du fait de notre relation particulière avec les russes. Les baltes, polonais roumains et autres voisins n ont pas attendu les USA pour s inquiéter, ils ne connaissent que trop bien leur voisin.
a écrit le 04/03/2014 à 7:54 :
Vu l'état des économies européennes, a-t-on vraiment les moyens de notre hystérie ? Si la devise russe baisse, son économie n'en sera que plus compétitive, pendant que l'euro monte...Et le pétrole et le gaz sont toujours du côté russe. Qui a le plus besoin de l'autre : celui qui attend nos investissements à ses conditions ou celui qui cherche à tout prix de nouveaux marchés et des moyens de faire baisser ses coûts ?
Réponse de le 04/03/2014 à 8:06 :
l'économie Russe compétitive? c'est une blague. Comme la plupart des pays exportateurs de matières premières, ils ne font que ça. C'est la fameuse malédiction du pétrole, qui empêche l'émergence d'autres secteurs économiques. Il y a d'autres exportateurs de gaz, si il le fallait l'Europe ferait autrement.
Réponse de le 04/03/2014 à 9:02 :
Ah oui ? lesquels et à quel prix ? le consommateur français est il pret à payer son gaz quotidien plus cher pour "punir" POUTINE ,Laissez moi rire.
Réponse de le 04/03/2014 à 9:07 :
Oui l'Europe importerait du gaz d'autres pays, mais en doublant ou triplant le prix d'achat car le systeme actuel de gazoduc pour acheminer du gaz est moins cher. Les Algeriens se frottent d'avance les mains de pouvoir surfacturer le gaz a destination de la France par exemple en mettant en place des matheniers. Quant a la Russie, elle n'aura aucun probleme a ecouler son gaz en direction de la Chine.
Réponse de le 04/03/2014 à 10:15 :
Bien sûr que non, nous n'avons pas les moyens ; mais, nos gouvernants et politiques rêvent de recueillir quelques miettes par leur posture de valet subsidiaires du job hégémonique anglo-américain. L'on en retire qu'un étouffement dans le foirail de Bruxelles.
Réponse de le 04/03/2014 à 10:30 :
Je note déjà que vous ne reprenez pas l argument en bois de la compétitivité de l économie russe qui était le cœur de ma réponse. Il y aurait un coup mesuré pour la france car nous avons une dépendance au gaz limitée et une part russe moins importante que d autres européens. En cas de continuation des tensions ça pourrait être aussi les ukrainiens qui fermeraient les pipelines ne l oublions pas...le Poutine en a sans doute rien a faire de son économie et poursuit sans doute d autres objectifs géopolitiques mais clairement c est les russes qui vont payer le prix le plus fort, pour ces manœuvres d une autre époque. Il ont un économie qui tourne en 2013 a 1.4% seulement, inflation à 7%, rouble qui avait déjà commence à baisser, bref que dira le peuple russe si il devait faire face à un nouvel effondrement?
Réponse de le 04/03/2014 à 10:38 :
L'Allemagne est trop dépendante du gaz russe et à trop d'investissements là bas pour se fâcher avec Poutine. Pas étonnant que Merkel ait préféré une médiation avec les Russes plutôt que le clash. Et puis avouons que la plupart des Européens ne voient pas pourquoi un territoire russe, la Crimée, ne devrait pas rejoindre la Russie.
Réponse de le 04/03/2014 à 11:09 :
L'ancien premier ministre allemand Schroder est l'un des dirigeants de Gazprom, cela explique ceci. Voila pourquoi Poutine parle avec Merkel, Schroder n'est pas loin mais tres discret.
Réponse de le 04/03/2014 à 17:42 :
Le pétrole s’échange en « pétrodollar ». Donc même si le rouble est au plus bas, la Russie ne perdra pas d’argent. Par contre, ils peuvent « s’arranger » avec les pays de l’OPEP pour revaloriser énormément à la hausse les prix du pétrole.

Vu que l’Europe est dépendante du gaz russe (ne vous en déplaise)… que l’Ukraine est Archi-dépendante aussi, bah, la Russie a déjà gagner la guerre… et ceci surtout si elle dure.

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