La Chine abandonne son enquête anti-dumping sur les vins européens

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Soulagement pour les producteurs européens : ils pourront continuer à exporter leur vin vers la Chine. Pékin a officiellement annoncé la fin de l'enquête anti-dumping qui visait les exportateurs de vins européens depuis juillet 2013.
L'annonce fait suite à un accord conclu le 19 mars entre des organisations professionnelles du secteur, dans lequel la partie chinoise s'engageait à demander la fin de l'enquête anti-dumping qui visait ses homologues européens.
En échange, les Européens ont accepté un transfert de savoir-faire de l'Europe vers la Chine sous la forme d'un "soutien technique", notamment via la formation de viticulteurs chinois.
A long terme, le coût d'un tel transfert pourrait être élevé : la Chine est déjà le 7e producteur mondial de vin et de plus en plus de bouteilles sont estampillées "made in China".
La Fédération des exportateurs de vins et spiritueux français se console en insistant sur l'engagement de l'industrie chinoise à promouvoir la culture vitivinicole et "l'organisation de dégustations de vins européens en Chine".
La procédure anti-dumping visait les subventions accordées par l'UE au secteur viticole. Ces subsides feraient baisser artificiellement le prix des vins européens sur le territoire chinois, ce qui empêcherait la production locale de se développer.
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Les autorités chinoises avaient lancé cette enquête après l'instauration en UE de taxes sur les panneaux photovoltaïques chinois. Rapidement, la Commission européenne avait conclu un accord provisoire dans le dossier du solaire pour éviter une guerre commerciale.
La fin de la procédure, qui intervient alors que le président chinois Xi Jinping effectue une tournée en Europe, indique donc la volonté du pouvoir chinois d'apaiser les tensions.
Entre temps, les exportateurs de vins européens n'ont pas été épargnés. Ils ont récemment souffert d'une forte baisse des exportations des vins de Bordeaux à destination de la Chine, notamment à cause de cette enquête anti-dumping.
L'appel du gouvernement chinois à délaisser les biens de luxe trop ostentatoires, souvent signes de corruption, a également miné ce marché, qui était en progression depuis 2005.
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Et si la Chine est restée en 2013, le premier importateur de vin de Bordeaux en volume (20% du total) et le deuxième en valeur (13%), la nouvelle de l'abandon de l'enquête devrait tout de même soulager les producteurs français.
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