Les organisations viticoles chinoises et européennes sont parvenues à "un accord à l'amiable" pour résoudre les "contentieux" liés à une enquête anti-dumping déclenchée par Pékin en juillet 2013, a annoncé vendredi le gouvernement chinois.
Les producteurs viticoles français seront bientôt fixés. Après six sessions de négociations au cours des quatre derniers mois, les professionnels du vin de l'Union européenne et de Chine sont parvenus mardi à un protocole d'accord, comme l'a confirmé le ministère du Commerce chinois dans une déclaration à l'AFP, afin de mettre un terme au contentieux qui opposait Bruxelles et Pékin.
Cet accord intervient à la veille de la première tournée européenne du président chinois Xi Jinping, qui se rendra notamment en France et à Bruxelles.
Une meilleure coopération
"Nous sommes satisfaits de voir les deux parties chercher à mieux se comprendre et coopérer pour résoudre leurs différents", s'est félicité le ministre Gao Hucheng, cité dans cette déclaration, estimant qu'elles avaient fait preuve "de réalisme et de souplesse".
Mais fin juillet, soucieuses d'éviter une guerre commerciale, la Commission européenne et les autorités chinoises étaient parvenues à un accord provisoire dans le dossier du solaire. L'UE avait ainsi accepté de mettre fin aux taxes anti-dumping provisoires, à condition que les exportateurs chinois de panneaux photovoltaïques respectent un prix plancher.
Reste à connaitre les conditions de cet accord, afin de rassurer complètement les professionnels du secteur. Pékin représente en effet un marché non négligeable pour les producteurs français. C'est par exemple la première destination des vins de Bordeaux. Ainsi, sur les exportations de vins européens vers la Chine -1,04 milliard de dollars en 2012, soit 65% des importations chinoises de vins - les deux tiers proviennent de la France (Bordeaux, Bourgogne, Champagne et Cognac).
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