Mondial : pourquoi la défaite brésilienne pourrait faire grimper les marchés à terme

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Les experts de Natixis tablent sur une croissance de 1%, après une hausse de 2,5% en 2013. REUTERS/Jorge Silva
Les experts de Natixis tablent sur une croissance de 1%, après une hausse de 2,5% en 2013. REUTERS/Jorge Silva (Crédits : Reuters)
Victorieuse 7-1 de la Seleção, la Manschaft a mis un terme aux espoirs brésiliens de remporter "leur" mondial. La défaite aura aussi des conséquences politiques et économiques, selon les analystes de Natixis.

La "plus grande honte de l'histoire" pour le foot brésilien devrait également être une défaite pour l'économie du pays, selon les experts de la banque de financement Natixis. 

"Le point le plus frappant dans cette défaite du Brésil est qu'elle sera interpretée positivement par les marchés", écrivent les analystes de Natixis. Une affirmation qui reste toutefois à démontrer : à 11h30, les indices boursiers du pays étaient en baisse de 0,3%

Réelection compromise pour Dilma Roussef

Au pouvoir depuis 2010, la présidente du Brésil Dilma Roussef a mis en place une politique économique interventioniste. En baisse dans les sondages d'intentions de vote à mesure que l'élection d'automne approche, elle avait réussi à inverser la tendance et profitait bien des victoires de la Seleção. La chef de l'État avait même pris quatre points pendant le Mondial, devançant ses adversaires politiques avec 38% d'intentions de vote

Avec la fin de parcours du Brésil, les intentions de vote pour Dilma Roussef devraient toutefois repartir à la baisse, au profit du candidat social-démocrate Aécio Neves, estiment les analystes de Natixis.

Premier challenger, il est à ce jour crédité de 19 à 20% des voix, selon un sondage réalisé début juillet par la Fohla de Sao Paulo, et est vu comme plus favorable aux marchés, qui seraient donc pleinement satisfaits par son élection. 

Croissance en berne

Point noir pour les marchés tout de même, "la défaite d'aujourd'hui fera des dégâts sur la consommation", pointe également Natixis. La confiance des ménages et des industries était fin mai au plus bas niveau depuis 2009 selon Bloomberg (en légère hausse depuis avec le Mondial) et elle risque encore de baisser d'avantage. 

>> Lire : Au Brésil, une Coupe du monde désenchantée

La banque centrale brésilienne a abaissé fin juin sa prévision de croissance du PIB en 2014 de 2% à 1,6% et les experts de Natixis tablent même sur une croissance de 1%, après une hausse de 2,5% en 2013.  

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Commentaires
a écrit le 10/07/2014 à 0:26 :
Et donc Pourquoi on attend encore la réponse ? parce que l'expert sous-doué de chez natixmix n'explique rien ?
a écrit le 09/07/2014 à 18:10 :
les brésiliens ne rouleront plus en voitures allemandes.
Réponse de le 09/07/2014 à 21:01 :
Ah ils ne sont pas comme nous, les Brésiliens, ils savent bien distinguer la choses, ils ne font pas l'amalgame comme nous. D'ailleurs après les voeux de deux joueurs de la Mannschaft aux joueurs et au peuple brésiliens (on les retrouve partout sur internet) le supporteurs brésiliens seront plutôt derrière les Allemands dimanche à la Finale que derrière les Hollandais et surtout pas les Argentins,leurs éternels rivales.
a écrit le 09/07/2014 à 17:17 :
Dites, ce serait bien de vérifier un minimum. La bourse brésilienne est fermée aujourd'hui. La variation indiquée en début d'article est celle de la veille.
En outre, ce serait bien de réfléchir un minimum. La bourse brésilienne ouvre à 15h, heure française, donc, à 11h30, elle ne risque pas de bouger...
a écrit le 09/07/2014 à 14:10 :
En quoi les marchés s'arrogent ils le droit de décider ce qui est bon ou pas ? Les marchés aiment les sociaux démocrates qui les laissent faire tout ce qu'ils veulent et se foutent (sans jeu de mots) des brésiliens tant qu'il y a de l'argent à ramasser ! N'oubliez pas, amis de Warren Buffet, qu'une tête de spéculateur se tranche aussi vite qu'une tête de pauvre le jour où le peuple d'un pays reprend le contrôle de son destin.
Réponse de le 09/07/2014 à 16:56 :
Reconnaissez que vous êtes surpris que le marché sait qui favorise une plus grande croissance !
a écrit le 09/07/2014 à 13:31 :
Un papier totalement hors du contexte d'un journal d'économie, rien à voir avec foot. Ou alors les rédacteurs de La Tribune sont ceux de "L'Equipe" ?
Réponse de le 09/07/2014 à 15:46 :
bah oui, c'est vrais que juste lire le titre fait penser à un article sportif, mais il faut le lire en entier : l'auteur parle de performance boursière, de réélection, de croissance, etc. c'est vrai que c'est du foot... vous etes vous aussi complètement à coté de la plaque, vous avez manqué un épisode... en 98, lorsque les bleus ont remporté la coupe du monde, il y a eu un regain de croissance, et oui, même les évènements sportifs peuvent influencer (à la marge) l'économie.
Réponse de le 09/07/2014 à 17:39 :
La grand-mère de mon voisin dirait que c'est plutôt vous qui est à côté de la plaque. On n'a pas besoin d'être un expert en économie pour sdéduire qu'il s'agit d'un papier tendancieux. Les propos sont décousus, truffés d'allusions à ce match et qui n'ont rien à voir, enfin, c'est un ramassis de chiffres et du copié-collé d'un peu partout pour créer l'illusion d'un article sérieux. On n'y apprend rien. Il ne faut pas prendre vos lecteurs pour des valises...
Réponse de le 09/07/2014 à 18:27 :
le foot est un business qui brasse du talebin.
Ce n' est pas que 90 minutes d' un match.
Des clubs sont cotés en bourse..
Cela emploi plus que 20 joueurs, çà casque des charges des taxes et impôts, faut pas ètre négatif à tout crin..
L' industrie ne se limite pas au boulon de 12 mais aussi au sport, à la culture etc.. ce sont des composantes d' un tout..
essayer d' acheter manchester united et vous verrez..
Si l' on faisait l' audit finanço-social d' un club de foot, de rugby, de basket, de base-ball on szerait surprit de ce que cela génère.. il n' y a pas que des joueurs, ce sont des pme et parfois de sacré pme avec tout ce qui va avec ( salariés lambda, voyagiste, presse, tourisme, publicité, produit dérivés ( donc boulon de 12 ), banque, restauration etc..
Un club de basket aux usa vient de se négocier à plus d' un milliard de dollar, çà n' est pas du mou de veau..

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