La Suisse et la Chine signent un accord d'échange de devises

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C'est un pas de plus vers l'internationalisation du renminbi, la monnaie chinoise, aussi connue sous le nom de yuan. Les banques centrales suisse et chinoise ont signé lundi à Pékin un accord d'échange de devises ("swap") qui permettra d'approvisionner les marchés correspondants en monnaie chinoise et en francs suisses.
L'accord a été signé lundi à Pékin par Zhou Xiaochuan, gouverneur de la PBOC, et Thomas Jordan, président de la direction générale de la BNS.
Outre l'accord de swap, la BNS a obtenu lundi "un quota d'investissement en renminbis", ce qui lui donne la possibilité de placer une partie de ses réserves de devises sur le marché obligataire chinois.
Concrètement, la PBOC octroie à la BNS un quota de 15 milliards de renminbis, soit de quelque 2 milliards de francs suisses (environ 1,6 milliards d'euros), pour des investissements sur le marché interbancaire chinois des obligations. La BNS pourra ainsi continuer à diversifier ses réserves de devises.
Dans un communiqué séparé, le ministère suisse des Finances s'est félicité lundi de l'accord signé à Pékin, soulignant "le rôle accru de la Suisse dans l'internationalisation de la monnaie chinoise".
Un accord de libre-échange entre la Chine et la Suisse est par ailleurs entré en vigueur le 1er juillet dernier, le premier entre le géant asiatique et un pays du continent européen. Pékin est le 6e client de la Suisse et le 4e fournisseur.
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La Suisse compte sur cet accord pour prendre une longueur d'avance sur ses concurrents européens. Elle propose aussi à Pékin d'utiliser la Confédération comme base de départ pour ses opérations en Europe en y implantant les branches européennes de ses entreprises ou en y développant les opérations financières en monnaie chinoise.
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