ESFG, le premier actionnaire de Banco Espirito Santo (BES) en redressement judiciaire

latribune.fr

latribune.fr
Quelques jours après leur requête officielle, le premier actionnaire de la banque portugaise Banco Espirito Santo (BES), EspiritoSanto Financial Group (ESFG), et Rioforte, autre holding du groupe, ont été placés en redressement judiciaire, ont annoncé mardi les autorités luxembourgeoises dans un communiqué:
ESFG avait annoncé le 24 juillet ne pas être en mesure d'honorer ses dettes, emboîtant le pas des deux autres principales holdings de l'empire familial, EspiritoSanto International (ESI) et Rioforte, qui avaient déjà fait la même démarche auprès du tribunal de commerce de Luxembourg où elles ont leur siège.
Le régime de gestion contrôlée "facilitera la vente par étapes des actifs, pour servir au mieux les intérêts de tous les créanciers", avait fait valoir ESFG, qui détient 20,1% du capital de la première banque cotée portugaise, aux côtés du groupe français Crédit Agricole (14,6%).
ESFG a confirmé dans un communiqué avoir été placée sous gestion contrôlée, précisant que toutes les démarches entamées à son encontre par des créanciers étaient "suspendues". La juge déléguée par le tribunal de commerce rendra son rapport sur la holding le 6 octobre, a ajouté ESFG. Puis, le tribunal se prononcera définitivement sur la demande de placement sous gestion contrôlée d'ESFG et l'éventuelle mise en place d'un plan de restructuration.
En attendant, le premier actionnaire de BES, a du coup demandé l'annulation de l'assemblée générale des actionnaires prévue jeudi qui devait notamment approuver ses résultats semestriels. Une décision qui a été approuvée par l'autre actionnaire principal, le groupe français Crédit Agricole.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

À lire également
La banque BES devrait de son côté publier ses résultats mercredi. Le marché s'attend à de lourdes pertes. Selon le journal Expresso, la perte nette de BES au premier semestre pourrait atteindre trois milliards d'euros, en raison d'une exposition plus importante que prévu à la dette du groupe EspiritoSanto.
latribune.fr