ESFG, le premier actionnaire de Banco Espirito Santo (BES) en redressement judiciaire

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La BES est minée par les difficultés financières des trois principales holdings du groupe familial Espirito Santo qui sont désormais toutes placées en redressement judiciaire au Luxembourg, où elles ont leur siège.
La BES est minée par les difficultés financières des trois principales holdings du groupe familial Espirito Santo qui sont désormais toutes placées en redressement judiciaire au Luxembourg, où elles ont leur siège. (Crédits : reuters.com)
EspiritoSanto Financial Group (ESFG), a été placé en redressement judiciaire tout comme une autre holding du groupe, Rioforte. ESFG avait annoncé le 24 juillet ne pas être en mesure d'honorer ses dettes.

Quelques jours après leur requête officielle, le premier actionnaire de la banque portugaise Banco Espirito Santo (BES), EspiritoSanto Financial Group (ESFG), et Rioforte, autre holding du groupe, ont été placés en redressement judiciaire, ont annoncé mardi les autorités luxembourgeoises dans un communiqué:

"Le tribunal d'arrondissement de Luxembourg (...) a déclaré recevable la demande des sociétés Rioforte Investments et EspiritoSanto Financial Group en vue d'un placement sous gestion contrôlée"

ESFG avait annoncé le 24 juillet ne pas être en mesure d'honorer ses dettes, emboîtant le pas des deux autres principales holdings de l'empire familial, EspiritoSanto International (ESI) et Rioforte, qui avaient déjà fait la même démarche auprès du tribunal de commerce de Luxembourg où elles ont leur siège.

Les démarches des créanciers, suspendues

Le régime de gestion contrôlée "facilitera la vente par étapes des actifs, pour servir au mieux les intérêts de tous les créanciers", avait fait valoir ESFG, qui détient 20,1% du capital de la première banque cotée portugaise, aux côtés du groupe français Crédit Agricole (14,6%).

ESFG a confirmé dans un communiqué avoir été placée sous gestion contrôlée, précisant que toutes les démarches entamées à son encontre par des créanciers étaient "suspendues". La juge déléguée par le tribunal de commerce rendra son rapport sur la holding le 6 octobre, a ajouté ESFG. Puis, le tribunal se prononcera définitivement sur la demande de placement sous gestion contrôlée d'ESFG et l'éventuelle mise en place d'un plan de restructuration.

Annulation de l'assemblée générale des actionnaires

En attendant, le premier actionnaire de BES, a du coup demandé l'annulation de l'assemblée générale des actionnaires prévue jeudi qui devait notamment approuver ses résultats semestriels. Une décision qui a été approuvée par l'autre actionnaire principal, le groupe français Crédit Agricole.

La banque BES devrait de son côté publier ses résultats mercredi. Le marché s'attend à de lourdes pertes. Selon le journal Expresso, la perte nette de BES au premier semestre pourrait atteindre trois milliards d'euros, en raison d'une exposition plus importante que prévu à la dette du groupe EspiritoSanto.

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a écrit le 29/07/2014 à 18:43 :
Un petit domino qui tombe ... entraînant avec lui plein d'autres dominos ... Espagne, Argentine, Italie, Paragay...France...
Réponse de le 30/07/2014 à 11:13 :
Bonjour Cher lecteur

Ce "petit domino" n'à RIEN à voir avec l'Argentine dont le défaut de dette est un éternel retour pas toujours nietzschéen....
Par ailleurs RIEN ne va tomber sinon les masques et aucune jubilation à retirer d'un "écroulement généralisé" qui relève du fantasme. Ce qui est en jeu c'est bien la multiplication des conflits et les plans d’austérité pour défendre "des privilèges ou masquer des coups tordus" plutôt que la propagation à l'échelle apocalyptique.
La solution, faire le gros dos, travailler, s'entraider pour ceux qui méritent et font un effort pour nourrir leur famille et éduquer les enfants, les leurs mais aussi les autres...Une recette "humaniste" vieille comme le monde.

Bonne journée
Réponse de le 30/07/2014 à 12:56 :
Bonjour cher Beaumarchais.
Juste pour vous signaler, au cas où vous ne vous en seriez pas rendu compte, que la crise mondiale, commencée en 2008, provoque des dégâts à TOUS les pays, dont l'Argentine...
Je compte néanmoins sur vous pour ne rien faire si ce n'est le "gros dos", et continuer à essayer de faire vivre votre tant adoré système, qui repose sur l'accumulation de capital. Votre esprit ne vous permet pas d'entre-apercevoir la féodalité du système, mais, rien d'anormal, nous sommes tous formatés depuis l'enfance...
Réponse de le 30/07/2014 à 12:58 :
Houuupss, je me suis trompé : c'était "Bonjour Onéreux Beaumarchais." Merci à vous, La Tribune, de rectifier.

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