Allemagne : la politique énergétique de Merkel épinglée

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L'éolien et le solaire, les deux principaux moteurs de la croissance de l'économie verte en Allemagne.
L'éolien et le solaire, les deux principaux moteurs de la croissance de l'économie verte en Allemagne. (Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
La politique transition énergétique mise en place par le gouvernement allemand, visant à développer les énergies renouvelables et à sortir du nucléaire, a été critiquée par la cour fédérale des comptes pour son manque de cohérence et une mauvaise visibilité sur ses conséquences financières.

De mauvaises notes pour Merkel. Un des projets phares qu'elle a élaboré depuis 2009, la politique de transition énergétique (Energiewende), a récemment été épinglée par la cour fédérale des comptes. Selon un rapport de cette institution présenté par la Süddeutsche Zeitung, le gouvernement allemand aurait "une visibilité insuffisante des conséquences financières de la transition énergétique". De plus, le partage des tâches n'étant pas clairement défini, "les ministères fédéraux mettent en place des mesures de façon non coordonnée, sans cohérence d'ensemble et avec parfois des redondances".

Depuis 2010, la politique énergétique a été menée par six ministères différents. En 2011, quatre d'entre eux ont passé commande, sans se consulter, auprès d'experts pour faire évaluer le coût de la transition énergétique pour le pays. Cela montre, selon le rapport de la cour fédérale des comptes, que "les ministères fédéraux, et de ce fait aussi le gouvernement fédéral, ne disposent pas d'une vision d'ensemble des mesures qu'ils ont eux-même élaborées". Toujours selon le rapport, les différentes expertises ne seraient pas parvenues à déterminer les coûts de la transition énergétique de façon fiable.

Une politique ambitieuse

Lors de la catastrophe nucléaire de Fukushima, qui a fait à l'opinion publique allemande l'effet d'un électrochoc, le gouvernement d'Angela Merkel a décidé de prendre la question de la transition énergétique à bras-le-corps. Alors que l'Union Européenne a fixé aux États-membres l'objectif de produire 35% de leur électricité à partir d'énergies renouvelables d'ici 2020, l'Allemagne vise 40 à 45% d'ici 2025 et au moins 80% pour 2050. Il est désormais prévu de ne plus construire de nouvelles centrales et de sortir complètement du nucléaire en 2022. Le mix énergétique de l'Allemagne va donc être appelé à changer rapidement.

Des subventions supportées par les consommateurs

Pour inciter les énergies renouvelables à se développer, le gouvernement allemand dispose d'un système de garantie des prix d'achat de l'électricité produite par des sources renouvelables comme l'éolien ou le solaire. Les prix sont fixés pour 20 ans et dépendent de l'ancienneté et de la capacité de production des installations.

Les producteurs d'électricité "verte" vendent donc celle-ci au prix du marché auquel vient s'ajouter une subvention de l'État qui permet d'atteindre le prix garanti. Cette subvention est exclusivement financée par une surcharge sur la facture du consommateur final. L'opération est donc nulle pour l'État, bénéfique pour les producteurs d'énergie verte et coûteuse pour les consommateurs finaux - entreprises et particuliers.

Entreprises et ménages modestes pénalisés

Du fait de l'afflux de nouvelles sources d'énergie, les prix de l'électricité ont baissé sur le marché de gros, ce que l'État a dû compenser en augmentant les subventions pour arriver aux prix garantis. De ce fait, la surcharge payée par les consommateurs finaux a triplé depuis 2010 pour représenter à l'heure actuelle en moyenne 18% des coûts d'électricité totaux.

Certains commentateurs affirment que cette politique crée de la pauvreté et accroit les inégalités puisqu'elle touche les ménages modestes consommateurs d'électricité et bénéficie aux ménages aisés qui ont les moyens de faire installer des panneaux solaires chez eux et peuvent ainsi revendre leur électricité à bon prix.

Risque pour la compétitivité allemande

Le prix moyen de l'électricité pour les entreprises a augmenté de 60% sur les cinq dernières années en Allemagne du fait de la politique de transition énergétique. Kurt Bock, président du conseil d'administration de BASF, tire la sonnette d'alarme (cité par le Wall Street Journal):

"L'industrie allemande va peu à peu perdre en compétitivité si cette politique n'est pas remise en cause".

Un diagnostic confirmé par Daniel Yergin, vice-président de l'entreprise de recherche économique IHS, cité par Reuters:

"La tendance d'augmentation des prix de l'énergie en Allemagne va rendre le pays moins compétitif dans l'économie mondiale, le pénaliser en termes d'emploi et d'investissements industriels et imposer des coûts significatifs à son économie et au revenu des ménages".

Les entreprises frileuses à investir

BASF, leader mondial de la chimie qui compte plus de 50.000 employés en Allemagne, a dores et déjà annoncé en mai une réduction de ses investissements dans le pays à cause des hausses du prix de l'électricité résultant de la politique de transition énergétique. Le groupe ne va investir en Allemagne qu'un quart des 20 milliards d'euros prévus au total pour les cinq prochaines années et réorienter le reste vers l'Asie et les États-Unis.

Le Wall Street Journal rapporte également le cas de Basi Schöberl, un producteur de gaz industriels basée à Rastatt près de Karlsruhe, à la frontière française. L'entreprise avait prévu d'agrandir son site de production allemand et a finalement décidé à la place d'investir sur son site de Strasbourg en France du fait de l'imprévisibilité de la politique énergétique allemande et des prix élevés.

La problématique du stockage

Au-delà des prix de l'énergie, le projet de transition énergétique allemand se heurte à d'autres incertitudes. Selon une étude du Fraunhofer Institut für Solare Energiesysteme, l'Allemagne pourrait arriver, à terme, à couvrir 100% de ses besoins énergétiques par des énergies renouvelable, mais cela supposerait, au-delà d'un développement massif des énergies éolienne et solaire, de développer d'énormes capacités de stockage.

En effet, le grand défaut de la plupart des sources d'énergies renouvelables est qu'elles sont dépendantes des conditions atmosphériques. Il faudrait donc avoir la capacité de lisser ces irrégularités, c'est-à-dire de stocker de l'énergie quand les conditions sont favorables (vent et soleil) et de puiser dans les stocks quand elles sont défavorables pour assurer un approvisionnement constant. Or les technologies de stockage sont insuffisamment développées à l'heure actuelle et surtout très chères. Les seules sources d'énergie non soumises à fluctuations sont fossiles (nucléaire, charbon, gaz de schiste etc).

La Stromautobahn

Autre grand chantier de la transition énergétique: le transport de l'électricité générée par les énergies renouvelables. Alors que la plupart des grands parcs éoliens ont étés construits dans les régions venteuses du nord de l'Allemagne, le sud industriel est très demandeur en énergie. Or les infrastructures actuelles, basées sur l'alimentation en énergie de chaque région par les centrales environnantes, ne sont pas adaptées pour transporter de grandes quantités d'électricité d'un bout à l'autre du pays.

Pour remédier à cela, le gouvernement a lancé un projet phare de la transition énergétique: la "Stromautobahn" (autoroute de l'électricité): Il s'agit d'un ensemble de lignes à très haute tension qui transportera l'électricité produite au nord vers le sud de l'Allemagne. Mais bien que la population allemande en général soit très favorable à la transition énergétique, de nombreuses manifestations ont été organisées par les populations se trouvant sur le tracé de la Stromautobahn, qui redoutent des nuisances et une baisse de leur qualité de vie. Le projet n'est donc pas assuré d'aboutir et sa réalisation avance à faible allure.

Un pari sur l'avenir

Malgré tous les problèmes posés par la politique de transition énergétique et les critiques de la cour fédérale des comptes, la transition énergétique avance. Au premier semestre 2014, les énergies renouvelables ont couvertes 28,5% des besoins de l'Allemagne en électricité, contre 24,6% un an auparavant et 9,2% il y a 10 ans selon le Handelsblatt. L'efficacité de la politique d'incitation à la production d'énergie verte se vérifie donc dans les chiffres. Le gouvernement allemand avance l'argument que le secteur des énergies renouvelables va être amené à se développer de plus en plus et que l'Allemagne se positionne pour y être en position de force dans le futur. D'autre part, il se pourrait que les prix de l'énergie renouvelable baissent une fois les infrastructures mises en place, ce à quoi le gouvernement s'attèle depuis plusieurs années. Rendez-vous en 2050...

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Commentaires
a écrit le 12/12/2016 à 10:35 :
tres bien muy bien para los estudiantes infantil et les students qui ne veulent apprendre rien. Hyvää.
a écrit le 31/08/2014 à 16:25 :
La décadence énergétique à la sauce verte. Espérons que les autres pays tireront les leçons de l’écologisme intégriste. Le Japon rouvre ses centrales. A quand les Allemands, avant qu’il ne soit trop tard ?
Comme quoi, les Allemands aussi font des conneries.
Virons les Verts avant qu’ils nous virent.
Réponse de le 01/09/2014 à 4:36 :
Arrêtez de boire Voltaire vous sortez des sottises non étayées d'arguments solides. Vous ne maîtrisez pas le sujet de l'énergie, c'est clair, mais au moins maîtrisez vous.
a écrit le 31/08/2014 à 14:07 :
En 2050 l'Allemagne aura 80% de renouvelable et la France 58 réacteurs à démanteler qui produiront 0 KW. Si je dois parier entre les 2 je choisi sans conteste l'Allemagne.
Réponse de le 31/08/2014 à 16:27 :
En 2050, l'Allemagne pourrait produire 0% d'énergie, car elle sera morte d'écologisme et de dénatalité.
a écrit le 31/08/2014 à 14:02 :
Bravo à Merkel. On peut se demander quand on aura des dirigeants de cette trempe en France. Espérons que se soit avant de finir comme le Japon.
Réponse de le 01/09/2014 à 8:54 :
Merci à l'Allemagne de précipiter le réchauffement climatique avec le CO2 produit par ses centrales au lignite. C'est actuellement le pays le plus pollueur en Europe. La facture sera certainement plus salée en couts humains et techniques que le démantèlement des centrales nucléaires.
a écrit le 31/08/2014 à 8:34 :
Et de plus cette politique a des conséquences lourdes en matiere de rejet de CO2 car l'abandon encore partiel du nucleaire se traduit par une consommation intensive de lignite ...et ça tout le monde "en profite" sans que nos ecolos réagissent !!!
a écrit le 31/08/2014 à 2:59 :
@ Yvan alias ivanle terrib. J'ai répondu sur les sources avec un lien de Stanford Univ mais je ne crois pas que les liens passent mon post a donc sauté, je ne reécrit pas tout. Donc voyez Stanford Univ., Cornel Univ. Institut Carnegie, Centre pour le climat d'Oslo etc pour le détail des émissions de Ges importés et je confirme : Vous faîtes une analyse superficielle car il faut évidemment tenir compte des Ges "importés" par habitant et par an. Dès lors, par habitant l'Allemagne se situe au même niveau que la France, Danemark etc = un peu plus de 9 tonnes de CO2 par habitant et par an. Le pays le plus émetteur par habitant étant le Quatar et le moins émetteur le Mali.
a écrit le 30/08/2014 à 11:07 :
On oublie que l'Allemagne a massivement recours aux centrales à charbon. L'Allemagne est l'un des plus gros émetteurs au monde de CO2 ; bref, tous les moyens sont bons pour gagner en compétitivité et nuire aux intérêts et à l'environnement de ses voisins.
Réponse de le 30/08/2014 à 14:56 :
"ivanleterrib",je vous engage à consulter le site de RTE rubrique ECO2MIX en hiver ! Le solde des importations en électricité est souvent en notre défaveur .Notre premier importateur est constitué par ... les centrales au lignite d'Allemagne !!! La raison réside dans le caractère électrosensible de la France ( 1° en moins en hiver = 2000 Mw de conso en plus avec 58 réacteurs nucléaires à la peine ) Il faut bannir les cumulus électriques et le chauffage électrique !
Réponse de le 30/08/2014 à 15:36 :
@ Bioman : Même au pire point de l'hiver, lorsqu'on consomme 102GW et qu'on importe 10GW de vilain charbon de nos voisins, on produit quand même 60GW de nucléaire + 20GW d'hydraulique. Autrement dit, au pire 80% de notre production est quasi totalement décarbonnée. Au mieux, en été, c'est proche de 100%. On ne peut donc pas vraiment comparer avec l'Allemagne, dont la moitié de l'électricité est produit H24 grâce à des énergies fossiles.
Réponse de le 30/08/2014 à 18:01 :
Par ailleurs, l'électricité est quasiment l'unique vecteur pour décarbonner les usages chauffage et eau chaude sanitaire. Si vous vous en fichez de décarbonner notre économie, il vous reste le choix du gaz. Mais si c'est la sensibilité à la température qui vous gêne, je vous rappelle que la consommation française de gaz est aussi bien évidemment sensible à la température. Durant les hivers les plus durs, nous passons aussi pas loin de ruptures d'approvisionnement en gaz, mais ça on en parle moins.
Réponse de le 30/08/2014 à 18:10 :
Le chauffage électrique est un débat typiquement français. En France, les écologistes ont en effet fait le choix de s'attaquer au chauffage électrique car ça leur permettait de taper indirectement sur le nucléaire.
Certains pays, que ces mêmes écologistes considèrent comme des modèles - Danemark, Norvège -, ont pourtant décidé de développer le chauffage électrique. Ils le voient en effet comme un moyen d'utiliser leurs énormes ressources en électricité d'origine renouvelable : Hydraulique pour la Norvège, éolienne pour le Danemark. Le chauffage électrique n'est donc pas, au fond, le vrai débat.
Réponse de le 31/08/2014 à 20:43 :
"ivanleterrib", avant de critiquer les autres ,faudrait que chacun se regarde dans une glace ! Quelles sont les marques chez vous : BOSCH,SIEMENS,BMW,AEG,...,Faudrait peut-être prendre en compte le CO2 importé et je ne parle pas des technologies de l'information et de la communication fabriquées en Chine ! Nous sommes loin d'être les meilleurs "décarbonés" à force d'importer massivement quitte à délocaliser nos pollutions chez les autres !
Réponse de le 01/09/2014 à 8:36 :
La je parle du gouvernement et du patronat allemand. Les Français achètent de plus en plus français et les allemands achètent aussi chinois. Personnellemen, je n'achete ni allemand ni chinois, sauf les marqes françaises.
a écrit le 30/08/2014 à 9:09 :
lorsque je lis l'article je vois peu de différence avec notre pays tout d'abord des prix de revient mal calculé le surcoût à la charge du contribuable et du consommateur on ^peut rajouter mauvaise étude car la rentabilité théorique repose sur un faux mais voulu calcul de la puissance dégagée par l'éolien enfin une ribambelle de ministères non "connectés" entre eux . conclusion en Allemagne comme en France une maffia qui tire les marrons du feu les opérateurs et des écologistes qui nous vante ce qui n'est que du vent économique et même sur le fond on peut se poser la question sur le bien fait pour le climat.
a écrit le 30/08/2014 à 8:34 :
Quand on compare les énergies vertes en Allemagne et en Espagne, on voit que celles-ci sont bien mieux gérées en Espagne où il n'y a quasiment pas d'éolien offshore, et des éoliennes terrestres plus modernes et mieux raccordées.
De plus, les barrages servent aussi de stockage quand les éoliennes produisent plus que la consommation, alors que l'Allemagne a trop peu de ce type de barrages (STEP).
Réponse de le 30/08/2014 à 9:16 :
Pour favoriser les STEP, il faudrait réduire le cout du travail et augmenter le prix d l'énergie.
Réponse de le 30/08/2014 à 10:06 :
C'est que la géographie de l'Allemagne n'est pas celle de l'Espagne et rend de ce fait beaucoup plus difficile et coûteux le développement du stockage hydraulique
a écrit le 30/08/2014 à 7:28 :
La transition énergétique est un élément essentiel qui doit être liée au développement économique. Il faut distinguer l'énergie importée qui correspond à un appauvrissement et l'énergie produite qui est un enrichissement, d'où la notion de rente, nucléaire en France, carbonée en Allemagne.
Réponse de le 30/08/2014 à 8:59 :
Suite. En France, nous négligeons cette rente; l'Allemagne développe le lignite. "Que ferions nous géniaux Français si nous étions encore plus intelligents (Marcel Boiteux).
Réponse de le 30/08/2014 à 10:01 :
Suite 2. Que ferions nous? Nous mettrions une taxe sur l'énergie pour financer les retraites. Sur l'énergie, pour réduire les importations et bénéficier de la rente; pour les retraites, pour régler ce problème et réduire le cout du travail. CQFD.
Réponse de le 31/08/2014 à 9:05 :
Augmenter le prix final de l'énergie et vous faite quitter toutes les entreprises de France, réfléchissez un peu, l'énergie est un des points les plus importants pour permettre à une entreprise d'investir et de rester en France. Pourquoi BASF a préféré investir en France ? Parce qu'on a une vision clair de l'évolution du prix de l'électricité qui est négociée entre les électrointensifs et EDF. Bref votre idée mènera le pays à sa perte et donnera encore une mauvais signal aux entreprises étrangères et en ce moment on a pas besoin de ça, on a besoin du fric des entreprises étrangères.
a écrit le 29/08/2014 à 23:51 :
Au lieu de toujours parler des quelques erreurs de l'Allemagne dans leur transition énergétique, ce qui est plus facile que de faire sa propre autocritique objective avec une vision d'avenir, il serait plus que temps de se placer à un niveau "au-dessus" et de constater que cette transition aurait été plus simple et très bénéfique à tous si elle avait été envisagée en pratique au plan européen (au lieu de chacun au plan national) et en acceptant pour chaque pays de réduire ses excès (monopoles, privilèges etc) qui sont les 2 vrais raisons (manque d'approche européenne et conservatisme des monopoles et privilèges nationaux) de ces coûts et situation. A l'heure ou l'Europe dépend trop des énergies fossiles notamment russes, c'est une approche cruciale : il faut réduire la dépendance énergétique, avoir une vision européenne de l'énergie et entre autres des connexions. C'est en cours mais pas assez rapidement, trop encore pour des conservatismes et c'est le coeur du sujet. Par exemple le Portugal a trop d'énergies renouvelables mais ne peut les exporter au delà de la France, un comble pour un pays en difficultée économique que l'on retrouve dans plusieurs cas. La connexion Grande-Bretagne Allemagne était déficiente également et préjudiciable aux 2 nations etc.
Réponse de le 30/08/2014 à 4:17 :
Bien vu et en effet à rappeler. D'ailleurs plusieurs études le confirment comme suivant (source "bulletins-électroniques.com) : Grâce à une offensive ciblée de la nouvelle Commission européenne, la transition énergétique pourrait aboutir à l'échelle européenne et en même temps contribuer à sortir le sud de l'Europe de la crise économique. Dans ces pays du sud, ceci nécessiterait : - une simplification des procédures d'autorisation pour le développement des énergies renouvelables, - des mesures de formation des compétences, - une diminution des coûts de raccordement au réseau, ainsi que des investissements ciblés de la part de pays d'Europe central tels que l'Allemagne, à hauteur d'un à trois milliards d'euros par an. Des pays tels que la Grèce pourraient alors bénéficier d'une croissance économique supplémentaire d'environ 0,5 à 1,0%. Ce sont les résultats d'une nouvelle étude menée par des chercheurs de l'Institut de recherche Mercator sur le patrimoine mondial et le changement climatique (MCC) en coopération avec d'autres instituts de recherche. L'étude a été publiée dans la revue "Renewable and Sustainable Energy Reviews"
Réponse de le 30/08/2014 à 8:48 :
@polyiec. D'accord, pour sortir de la crise économique. La France devrait donner l'exemple pour ensuite être suivie par les autres pays européens. Mais que cet exemple nous soit utile sur le plan économique en réduisant le cout du travail. Merci.
Réponse de le 30/08/2014 à 10:09 :
EXELENTES IDES PARTAGES LA PRODUCTION DENERGIES ENTRE EUROPEENS???
a écrit le 29/08/2014 à 22:34 :
Alors... nucléaire ou gaz soviet.. pardon russe ?? Va falloir choisir, non ?
Réponse de le 30/08/2014 à 10:08 :
Angela a choisi, ce sera le lignite, quoi qu'en pensent les voisins qui respirent les rejets de ce charbon de bas de gamme.
a écrit le 29/08/2014 à 19:49 :
Amusant, ces chiffres. L' Allemagne est le deuxième pays plus pollueur de l'Europe après la GB. Leurs centrales à charbon sont une arme de destruction massive.
Réponse de le 29/08/2014 à 21:08 :
sauf que l'utilisation du charbon est un élément transitoire, on en reparle dans 20 ans, je pense personnellement qu'ils seront alors en avance sur la plupart des pays en terme de politique et mix énergétique
Réponse de le 29/08/2014 à 23:31 :
@ Yvan : Vous faîtes un analyse superficielle car il faut tenir compte des Ges "importés". Dès lors, par habitant l'Allemagne se situe au même niveau que la France, Danemark etc = un peu plus de 9 tonnes de CO2 par habitant et par an. Le pays le plus émetteur par habitant étant le Quatar et le moins émetteur le Mali.
Réponse de le 30/08/2014 à 10:10 :
Vous les sortez d'où vos chiffres fantaisistes? De l'association des défenseurs des éoliennes en danger? Point positif, cela démontre à tout un chacun le sérieux des opinions que vous pensez devoir partager ici
Réponse de le 30/08/2014 à 15:37 :
Une énergie "transitoire" sur 20 ans... Lol, c'est comme nos déficits budgétaires, ils sont "transitoires".
Réponse de le 30/08/2014 à 22:03 :
un système énergétique est très inerte vous devriez le savoir bachibouzouc, avez vous pu au moins étudier précisément le plan allemand avant de l'ouvrir, mais on sait bien que la vision long terme n'est plus notre fort en France...
Réponse de le 30/08/2014 à 22:04 :
déjà en 10 ans ils ont fait +10 point en part du renouvelable, on ne peut remplacer en mm temps nucléaire et charbon sur une période aussi courte

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