• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
ÉconomieInternational

Allemagne: la politique énergétique de Merkel épinglée

Julien Sauné

Publié le 28 août 2014 à 12:57 - Mis à jour le 29 août 2014 à 17:15

Le Quotidien Numérique

04 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Or : après avoir racheté des mines, le Burkina Faso face au défi de leur financement

  • 2

    Après le redéploiement de Claude Fable 5, Anthropic dévoile une échelle de gravité des "jailbreaks"

  • 3

    Arrêt des frégates F126 en Allemagne : Thales boit aussi la tasse

  • 4

    Pêche : pourquoi le Gabon ferme l’accès des navires européens à ses eaux

  • 5

    Emmanuel Grégoire, maire de Paris : « Ceux qui nous critiquaient hier pour nos arbres hurlent aujourd’hui en disant qu’il n’y en a pas assez  »

  • 6

    Motion de censure : Lecornu fait un geste envers les socialistes

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
La politique transition énergétique mise en place par le gouvernement allemand, visant à développer les énergies renouvelables et à sortir du nucléaire, a été critiquée par la cour fédérale des comptes pour son manque de cohérence et une mauvaise visibilité sur ses conséquences financières.

De mauvaises notes pour Merkel. Un des projets phares qu'elle a élaboré depuis 2009, la politique de transition énergétique (Energiewende), a récemment été épinglée par la cour fédérale des comptes. Selon un rapport de cette institution présenté par la Süddeutsche Zeitung, le gouvernement allemand aurait "une visibilité insuffisante des conséquences financières de la transition énergétique". De plus, le partage des tâches n'étant pas clairement défini, "les ministères fédéraux mettent en place des mesures de façon non coordonnée, sans cohérence d'ensemble et avec parfois des redondances".

Depuis 2010, la politique énergétique a été menée par six ministères différents. En 2011, quatre d'entre eux ont passé commande, sans se consulter, auprès d'experts pour faire évaluer le coût de la transition énergétique pour le pays. Cela montre, selon le rapport de la cour fédérale des comptes, que "les ministères fédéraux, et de ce fait aussi le gouvernement fédéral, ne disposent pas d'une vision d'ensemble des mesures qu'ils ont eux-même élaborées". Toujours selon le rapport, les différentes expertises ne seraient pas parvenues à déterminer les coûts de la transition énergétique de façon fiable.

Une politique ambitieuse

Lors de la catastrophe nucléaire de Fukushima, qui a fait à l'opinion publique allemande l'effet d'un électrochoc, le gouvernement d'Angela Merkel a décidé de prendre la question de la transition énergétique à bras-le-corps. Alors que l'Union Européenne a fixé aux États-membres l'objectif de produire 35% de leur électricité à partir d'énergies renouvelables d'ici 2020, l'Allemagne vise 40 à 45% d'ici 2025 et au moins 80% pour 2050. Il est désormais prévu de ne plus construire de nouvelles centrales et de sortir complètement du nucléaire en 2022. Le mix énergétique de l'Allemagne va donc être appelé à changer rapidement.

Des subventions supportées par les consommateurs

Pour inciter les énergies renouvelables à se développer, le gouvernement allemand dispose d'un système de garantie des prix d'achat de l'électricité produite par des sources renouvelables comme l'éolien ou le solaire. Les prix sont fixés pour 20 ans et dépendent de l'ancienneté et de la capacité de production des installations.

Les producteurs d'électricité "verte" vendent donc celle-ci au prix du marché auquel vient s'ajouter une subvention de l'État qui permet d'atteindre le prix garanti. Cette subvention est exclusivement financée par une surcharge sur la facture du consommateur final. L'opération est donc nulle pour l'État, bénéfique pour les producteurs d'énergie verte et coûteuse pour les consommateurs finaux - entreprises et particuliers.

Newsletter

L’Alerte La Tribune

Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Illustration de la newsletter L’Alerte La Tribune

Entreprises et ménages modestes pénalisés

Du fait de l'afflux de nouvelles sources d'énergie, les prix de l'électricité ont baissé sur le marché de gros, ce que l'État a dû compenser en augmentant les subventions pour arriver aux prix garantis. De ce fait, la surcharge payée par les consommateurs finaux a triplé depuis 2010 pour représenter à l'heure actuelle en moyenne 18% des coûts d'électricité totaux.

Certains commentateurs affirment que cette politique crée de la pauvreté et accroit les inégalités puisqu'elle touche les ménages modestes consommateurs d'électricité et bénéficie aux ménages aisés qui ont les moyens de faire installer des panneaux solaires chez eux et peuvent ainsi revendre leur électricité à bon prix.

Risque pour la compétitivité allemande

Le prix moyen de l'électricité pour les entreprises a augmenté de 60% sur les cinq dernières années en Allemagne du fait de la politique de transition énergétique. Kurt Bock, président du conseil d'administration de BASF, tire la sonnette d'alarme (cité par le Wall Street Journal):

"L'industrie allemande va peu à peu perdre en compétitivité si cette politique n'est pas remise en cause".

Un diagnostic confirmé par Daniel Yergin, vice-président de l'entreprise de recherche économique IHS, cité par Reuters:

"La tendance d'augmentation des prix de l'énergie en Allemagne va rendre le pays moins compétitif dans l'économie mondiale, le pénaliser en termes d'emploi et d'investissements industriels et imposer des coûts significatifs à son économie et au revenu des ménages".

Les entreprises frileuses à investir

BASF, leader mondial de la chimie qui compte plus de 50.000 employés en Allemagne, a dores et déjà annoncé en mai une réduction de ses investissements dans le pays à cause des hausses du prix de l'électricité résultant de la politique de transition énergétique. Le groupe ne va investir en Allemagne qu'un quart des 20 milliards d'euros prévus au total pour les cinq prochaines années et réorienter le reste vers l'Asie et les États-Unis.

Le Wall Street Journal rapporte également le cas de Basi Schöberl, un producteur de gaz industriels basée à Rastatt près de Karlsruhe, à la frontière française. L'entreprise avait prévu d'agrandir son site de production allemand et a finalement décidé à la place d'investir sur son site de Strasbourg en France du fait de l'imprévisibilité de la politique énergétique allemande et des prix élevés.

La problématique du stockage

Au-delà des prix de l'énergie, le projet de transition énergétique allemand se heurte à d'autres incertitudes. Selon une étude du Fraunhofer Institut für Solare Energiesysteme, l'Allemagne pourrait arriver, à terme, à couvrir 100% de ses besoins énergétiques par des énergies renouvelable, mais cela supposerait, au-delà d'un développement massif des énergies éolienne et solaire, de développer d'énormes capacités de stockage.

En effet, le grand défaut de la plupart des sources d'énergies renouvelables est qu'elles sont dépendantes des conditions atmosphériques. Il faudrait donc avoir la capacité de lisser ces irrégularités, c'est-à-dire de stocker de l'énergie quand les conditions sont favorables (vent et soleil) et de puiser dans les stocks quand elles sont défavorables pour assurer un approvisionnement constant. Or les technologies de stockage sont insuffisamment développées à l'heure actuelle et surtout très chères. Les seules sources d'énergie non soumises à fluctuations sont fossiles (nucléaire, charbon, gaz de schiste etc).

La Stromautobahn

Autre grand chantier de la transition énergétique: le transport de l'électricité générée par les énergies renouvelables. Alors que la plupart des grands parcs éoliens ont étés construits dans les régions venteuses du nord de l'Allemagne, le sud industriel est très demandeur en énergie. Or les infrastructures actuelles, basées sur l'alimentation en énergie de chaque région par les centrales environnantes, ne sont pas adaptées pour transporter de grandes quantités d'électricité d'un bout à l'autre du pays.

Pour remédier à cela, le gouvernement a lancé un projet phare de la transition énergétique: la "Stromautobahn" (autoroute de l'électricité): Il s'agit d'un ensemble de lignes à très haute tension qui transportera l'électricité produite au nord vers le sud de l'Allemagne. Mais bien que la population allemande en général soit très favorable à la transition énergétique, de nombreuses manifestations ont été organisées par les populations se trouvant sur le tracé de la Stromautobahn, qui redoutent des nuisances et une baisse de leur qualité de vie. Le projet n'est donc pas assuré d'aboutir et sa réalisation avance à faible allure.

Un pari sur l'avenir

À lire également

  • Les conséquences de la transition énergétique en Allemagne
  • La politique énergétique allemande crée surtout de la pauvreté
  • L'Allemagne lèverait-elle le pied sur les énergies renouvelables?

Malgré tous les problèmes posés par la politique de transition énergétique et les critiques de la cour fédérale des comptes, la transition énergétique avance. Au premier semestre 2014, les énergies renouvelables ont couvertes 28,5% des besoins de l'Allemagne en électricité, contre 24,6% un an auparavant et 9,2% il y a 10 ans selon le Handelsblatt. L'efficacité de la politique d'incitation à la production d'énergie verte se vérifie donc dans les chiffres. Le gouvernement allemand avance l'argument que le secteur des énergies renouvelables va être amené à se développer de plus en plus et que l'Allemagne se positionne pour y être en position de force dans le futur. D'autre part, il se pourrait que les prix de l'énergie renouvelable baissent une fois les infrastructures mises en place, ce à quoi le gouvernement s'attèle depuis plusieurs années. Rendez-vous en 2050...

Julien Sauné

Sur le même sujet

Le Premier ministre appelle le PS à " continuer à construire des compromis utiles " avec le gouvernement, " plutôt que d'ajouter le désordre politique aux difficultés du pays ".

Motion de censure : Lecornu fait un geste envers les socialistes

À la veille de l’examen de la motion de censure déposée par les Écologistes, Sébastien Lecornu répond à une partie des demandes des socialistes sur l’adaptation au changement climatique. Le Premier ministre annonce l’examen au Sénat d’une proposition de loi sur le sujet, mais refuse de débloquer des moyens supplémentaires pour le Fonds vert.

Économie
Photo d'illustration de l'article

Industrie, services et intelligence artificielle : l’agenda éco du lundi 6 juillet

La semaine débute avec plusieurs indicateurs attendus sur l’activité économique en Allemagne et aux États-Unis, tandis que l’avenir de Fibre Excellence se joue devant la justice commerciale. L’intelligence artificielle sera également au cœur de plusieurs rendez-vous internationaux.

Économie
Le Parti communiste français a reconduit dimanche matin son secrétaire national, Fabien Roussel, à la tête du parti avec 70,1 % des voix.

Présidentielle : réélu à la tête du PCF,  Fabien Roussel fait un pas de plus vers une nouvelle candidature

Réélu dimanche à la tête du Parti communiste français avec 70,1 % des voix, Fabien Roussel devrait confirmer son intention de briguer une nouvelle fois l’Élysée. Une stratégie qui suscite des critiques à La France insoumise, mais aussi des réserves au sein même du PCF.

Économie
En décembre 2020, le tribunal administratif de Paris avait déchargé le couple Arnault de l'ensemble des impositions et pénalités réclamées.

Bernard Arnault soumis à un redressement fiscal de 22,5 millions d'euros

Le patron de LVMH et première fortune de France, Bernard Arnault, s'est vu infliger un redressement fiscal de près de 22,5 millions d'euros par la cour administrative d'appel de Paris. Une décision qu'il entend contester devant le Conseil d'État.

Économie
L'Iran entend instaurer des " frais de service ", sans toutefois les présenter comme un péage.

Détroit d’Ormuz : l’Iran promet des tarifs préférentiels à ses « amis »

L’Iran envisage d’imposer des frais aux navires empruntant le détroit d’Ormuz, passage stratégique du commerce mondial des hydrocarbures. Téhéran promet toutefois un traitement « spécial » aux pays qui lui sont restés fidèles pendant la guerre.

Politique internationale
Photo d'illustration de l'article

Trump qualifie la relation États-Unis - OTAN de « ridicule »

Le sommet de l'OTAN à Ankara s'annonce sous haute tension. Entre les critiques virulentes de Donald Trump et l'engagement européen pour une défense accrue, les dirigeants des États membres devront naviguer entre querelles transatlantiques et soutien crucial à l'Ukraine.

Premium
Politique internationale
Le ministre de l'Économie et des Finances, Roland Lescure

Lescure n'exclut pas de recentrer le Crédit d'impôt recherche sous certaines conditions

Le Crédit d'impôt recherche (CIR), 7 milliards d'euros, est dans le viseur. Roland Lescure n'exclut pas de le recentrer sur l'innovation de rupture, à condition de compenser par des baisses de prélèvements.

Finances Publiques
Le porte-avion Charles de Gaulle symbole de la souveraineté de la France en matière de défense.

Désescalade au Moyen-Orient : le Charles-De-Gaulle rentre, la France et ses alliés sécurisent Ormuz

Le Charles-De-Gaulle quitte le Moyen-Orient, signe d'une détente Iran - Etats-Unis. Mais la France reste mobilisée pour la sécurité maritime.

Politique internationale