Les Suisses disent "non" à une caisse unique et publique d'assurance-maladie

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En Suisse, il n'existe pas de caisse unique et publique d'assurance maladie.
En Suisse, il n'existe pas de caisse unique et publique d'assurance maladie. (Crédits : Reuters)
Une majorité d'électeurs de la confédération helvétique rejette l'instauration d'une caisse qui remplacerait la soixantaine d'organismes privés existants.

Les Suisses aussi ont voté ce dimanche. En question notamment: une réforme du système d'assurance-maladie proposée par la gauche. Il s'agissait de créer une caisse unique et publique qui aurait remplacé les 61 caisses privées que compte le pays.

64% de "non"

Mais les électeurs n'ont pas voulu du nouveau système. Avec 64% des voix selon une estimation de l'institut Gfs diffusée ce dimanche après la clôture des bureaux de vote, le "non" l'a emporté dans une majorité de cantons face à cette proposition de la gauche visant à réduire coûts et démarches administratives pour les assurés.

Avant cette consultation, les instituts de sondages prévoyaient 54% de "non". Toutefois, selon les cantons, les résultats divergent. Ainsi, à Genève, c'est le "oui" qui l'a emporté avec 57.39% des voix.

"Non" à l'harmonisation de la TVA

Le Suisses ont également rejeté ce dimanche une harmonisation de la TVA dans la restauration.

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Commentaires
a écrit le 28/12/2014 à 13:13 :
Le prix que ton employeur et toi-même payez, est marqué sur ta fiche de paie. C'est à comparer avec le prix que les suisses paient. C'est à comparé également avec le rapport qualité prix et le taux de remboursement. L'idéologie c'est autant opaque qu'un système unique...
a écrit le 29/09/2014 à 17:59 :
Système unique = gros bazar opaque et déficitaire ! Comme chez nous ....

Appamée
a écrit le 29/09/2014 à 10:28 :
Nous, Français, on nous demande jamais notre avis, tous à e caisse Unique Sécu, tous à la CARSAT pour les retraites, et aujourd'hui tous dans la panade pour avoir fait confiance à l'Etat Providence, obèse, mal géré; heureusement, grace à l'U.E. on peut quitter la sécu mais pas encore les caisses de retraites soit disant en gestion paritaires avec un Etat qui impose sa loi et des syndicats gauchistes suivistes (ARRCO et AGIRC)
Réponse de le 29/09/2014 à 10:41 :
Grâce à l'UE?? A cause de l'UE! L’État providence n'est plus!
Réponse de le 29/09/2014 à 11:56 :
Directive 92/49/CEE et fin du monopole de la sécurité sociale française !

« Que sera devenue la moralité de l'institution quand sa caisse sera alimentée par l'impôt ? Les abus iront toujours croissants et on en recalculera le redressement d'année en année, comme c'est l'usage jusqu'à ce que vienne le jour d'une explosion. » (Frédéric Bastiat en 1850)
a écrit le 29/09/2014 à 8:02 :
On va continuer à se faire tondre par les assureurs qui n'ont que le mot pognon et dividendes dans la bouche. La caisse publique n'aurait cependant pas fait mieux, on le sait! Le problème est toujours le même: on vit trop vieux, et les babyboomers sont retraités. La hausse des couts est inexorable
a écrit le 29/09/2014 à 6:40 :
Ils ont compris que la "générosité" a des limites et qu'il est très malsain de s'appauvrir pour prendre en charge toute la misère du monde car cela devient un gouffre sans fond.
a écrit le 28/09/2014 à 23:23 :
les seules qui ont vraiment trouvé la démocratie et un belle équilibre ! mais nous il nous reste encore à faire du chemin vers cette démocratie les élites ne veulent pas ! que l'on décide nous mêmes . Car des carrières à vie seraient détruites .
a écrit le 28/09/2014 à 22:48 :
A quand un référendum sur la suppression du sénat en France ?
a écrit le 28/09/2014 à 18:37 :
Encore une leçon de démocratie des suisses ...
a écrit le 28/09/2014 à 16:00 :
ils peuvent comparer, entre France et Allemagne, les Suisses !
a écrit le 28/09/2014 à 15:25 :
L'intelligence économique suisse (par la diversification) est remarquable face aux risques portés sur la dette sociale de la confédération. Le résultat à Genève est loin d'être une surprise...
a écrit le 28/09/2014 à 15:24 :
Les suisses ne veulent pas plus de fonctionnaire et préfèrent de faire confiance à des sociétés privées pour faire le travail.
Réponse de le 28/09/2014 à 16:08 :
Allez dire ça à de vrai Suisses, ceux de la classe moyenne qui raque pour tout. L'herbe est toujours plus verte chez son voisin qu'on dit. Bref, vous parlez de la Suisse et des Suisses sans savoir comment ils vivent, c'est bien une réaction de frouze ça.
Réponse de le 28/09/2014 à 20:52 :
Quand on paye plus de 200 euros par mois pour une assurance maladie privée et une franchise de 2000 euros de frais médicaux, on regrette le choix des Suisses ce weekend
Réponse de le 28/09/2014 à 21:25 :
L'arnaque gigantesque du système d'assurance suisse obligatoire, qui ne sont que des banquiers, énormes primes, énormes franchises, ce qui revient à payer 2 fois sans remboursement, et ils sont contents et certains d'être protégés par une belle carte plastifiée, et ils n'ont toujours pas compris, mais sont disciplinés!!!!
Réponse de le 29/09/2014 à 4:02 :
Dette publique française 86,10 % du PIB pour 2011 contre 52,40 % du PIB chez les suisses. CQFD!
Réponse de le 29/09/2014 à 10:32 :
L'argument de la dette publique n'est pas pertinent en soi ici.
Depuis des décennies, les gouvernements successifs, de gauche comme de droite, ont choisi de ne pas indexer les cotisations de Sécurité sociale sur le coût du risque.
Ils ont préféré recourir à la dette financière. A long terme qui plus est... Ce choix amènera inévitablement la Sécurité sociale à la faillite.

Quant à savoir s' il vaut mieux un système d'assurances privées, il faut regarder les frais que prélèvent les assureurs ou mutuelles, ainsi que le bénéfice qu'ils doivent faire, ne serait-ce que pour satisfaire aux nouvelles obligations de solvabilité. Par comparaison, les frais de gestion de la Sécurité sociale sont beaucoup, beaucoup plus bas.

Contrairement à l'antienne libérale, on est ici dans un secteur où la gestion publique est à la fois plus efficace et plus efficiente que la gestion privée !

Évitons de penser par clichés...
a écrit le 28/09/2014 à 14:59 :
Ils ont de la chance les Suisses, ils peuvent donner leur avis eux !

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