Le Brésil, une grande-puissance en devenir ?

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Dilma Rousseff, Président de la République fédérative du Brésil
Dilma Rousseff, Président de la République fédérative du Brésil (Crédits : reuters.com)
[Replay] Au Brésil, la récente vague de contestations a mis en lumière une volonté de plus grande justice sociale. Ce documentaire explore les rouages de son formidable essor économique, mais aussi le revers de la médaille, notamment les coûts écologiques et humains de cette croissance à tout prix.

État le plus vaste et le plus peuplé d'Amérique latine, le Brésil confirme aujourd'hui son statut de grande puissance économique. Depuis plus d'une décennie, le pays a connu un développement spectaculaire, qui a fait de lui un géant commercial : premier producteur mondial de soja, de café ou de viande bovine, également riche en hydrocarbures, la sixième puissance économique mondiale semble en passe de devenir le grenier de la planète.

Du constructeur aéronautique Embraer jusqu'au géant du pétrole Petrobras, ou à l'entreprise minière Vale, les multinationales y prospèrent. Et pour la plupart des 200 millions de Brésiliens, les années Lula et Rousseff se sont également avérées profitables : alors que les métropoles investissent dans l'assainissement des favelas et dans les services publics, 40.000 personnes ont pu sortir de l'extrême pauvreté ; la classe moyenne émergente est désormais majoritaire.

Le Mondiale en guise de vitrine

Pourtant, à la veille de coupe du monde de football, un vaste mouvement de revendication, jamais vu depuis vingt ans, s'est fait jour. Depuis mars dernier, les citoyens descendent dans la rue, fustigeant la corruption, le manque de démocratie, les dépenses inutiles du gouvernement de Dilma Rousseff, un système scolaire à deux vitesses et des transports publics hors de prix.

Face à la menace d'inflation et l'endettement généralisé, cette nouvelle classe moyenne exigeante s'inquiète également pour son niveau de vie. Ce documentaire explore ainsi les rouages du formidable essor brésilien, mais aussi le revers de la médaille - notamment les coûts écologiques et humains de cette croissance à tout prix.

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Commentaires
a écrit le 02/10/2014 à 10:44 :
Barack Obama aimerait que le Brésil participe à "la guerre" contre l'Etat islamique, a-t-il déclaré tout récemment. Alors si sont les candidats de la droite brésilienne qui remportent ces élections c'est gagné pour lui; mais si c'est Dilma Roussef, alors la possibilité du Brésil envoyer ses troupes en Syrie et en Irak, selon les analystes, c'est de 0%. Peut-être qu'il nous fallait en France une Dilma Roussef plutôt qu'un François Hollande… qu'en pensez-vous ?
a écrit le 02/10/2014 à 0:12 :
francais vivant au Bresil depuis 15 ans, je voudrais enfin que d europe, on arrete de mythifier le Bresil
Il ya autant de favellas qu il ya 15 ans le pib ne croit plus que de 0,7% maximum, l inflationon officielle est de 7% , relle de au moins 15 %, les transports sont un cauchemar, la sante et l education dignes de l Ethiopie
Aujourd hui , l industrie debauche plus qu en France
On ne vit pas de Samba et de football
Revenez sur terre!!!
Réponse de le 02/10/2014 à 8:26 :
Hé Charlie, après 15 ans de Brésil tu n'as rien profité de la créativité brésilienne, il me semble. Il faut inventer de nouveaux clichés, ceux là sont déjà assez rabâchés. Bonne journée.
a écrit le 01/10/2014 à 21:19 :
Article complètement dépassé. Le Brésil est en récession depuis plus deux trimestres. Avec une inflation à plus de 7%, des services publiques catastrophiques (santé, éducation, transports, urbanisme, logement), ceux qui avaient réussi à sortir de la pauvreté sont en train d'y replonger. Le PT, sous Lula, puis Dilma, n'a pas su faire fructifier les réformes économiques de FH Cardoso, et n'a pas non plus échappé aux scandales et à la corruption (mensalao, Petrobras). L'exploitation du pétrole a pris près de 4 ans de retard à cause des errements du régulateur étatique. L'économie est à bout de souffle et le peuple près à reprendre le chemin de la rue en cas d'aggravation de sa situation. La criminalité est en augmentation de plus de 100% depuis deux ans à Rio et à Sao Paulo. Le populisme du PT et son fort ancrage dans le nord-est lui permettra peut-être de s'en sortir aux prochaines élections, mais est-ce une bonne chose pour le Brésil et les brésiliens ? Ce pays qui pourrait avoir un rôle important à jouer pour donner une voix différente de l'occident, ou de la Russie et de la Chine, reste un nain diplomatique (comme le déclarait très justement Israël dernièrement) qui est incapable d'initiatives internationales, et qui brade son patrimoine naturel si riche. Cela fait près de 60 ans que l'on parle d'une puissance en devenir. Il serait tant que les journalistes soient un peu plus critiques et s'appuient sur leurs correspondants locaux... Lula n'était pas un saint, malgré sa popularité indéniable !
Réponse de le 01/10/2014 à 22:05 :
C'est absolument faux ce que vous dites, Pedro. D'ailleurs votre discours s'insère totalement dans la ligne du discours de l'extrême-droite brésilienne, le catastrophisme et le Brazil bashing. Il est un ramassis de clichés, de fausses informations et truffé de malveillance. En somme, un bijou de mauvaise foi et de désinformation. Selon tous les pronostiques (y compris ceux de Wall Street) ce ne sera pas vos candidats de droite, Silva et Neves, qui iront remporter ces élections mais Mme. Roussef et le Parti des Travailleurs. Et tant mieux pour le Brésil.
Réponse de le 04/10/2014 à 16:36 :
@ @ Pedro
Qu'est-ce qui est faux ? Que le Brésil est en récession ? Que des scandales de corruptions ont entaché le règne du PT ? Que la classe moyenne est en train de retomber dans la pauvreté en raison de l'inflation ? Que la violence est de retour à Rio et SP ? Que la déforestation est repartie de plus belle en dans l'Amazonie ? Argumentez, svp, car ces faits sont réels, à mon grand regret. Les nier et assimiler mes propos à ceux de l'extrême-droite (sic) ne font pas honneur à la candidate que vous semblez soutenir. Désolé, mais je vis au Brésil depuis des années, et travaille énormément dans les quartiers pauvres de plusieurs grandes villes. Vous avez raison sur une chose : Dilma risque réellement de l'emporter, mais je ne pense malheureusement pas que ce soit pour le bien de ce pays. Elle ne gagnera pas sur son bilan, mas en raison de la faiblesse des candidats de l'opposition, et notamment de Marina. Votre polarisation droite/gauche n'a aucun sens quand on analyse réellement la politique brésilienne. Faut-il vous rappeler que Marina est la candidate du Parti Socialiste Brésilien. Et recherchez les déclarations de Lula sur le fait d'être vieux et de gauche, elles ressemblent à celle de Séguela, un autre grand homme "de gauche". Sérieusement, que l'arrivée au pouvoir du PT ait été une bonne chose pour le Brésil est indéniable, mais vous ne pouvez pas dire que Dilma est une bonne présidente. Vous avez peut-être raison sur le fait qu'il n'y a pas une alternative meilleure actuellement. Mais de là à s'en réjouir et à nier la triste réalité, non !
a écrit le 01/10/2014 à 19:04 :
Cela va déplaire aux banksters internationaux et au Pentagone mais je pense que le Brésil, contrairement à d'autre nations du Vieux Continent, pourrait fait rempart à l'impérialisme américain en Amérique latine et consolider ainsi sa position dans le BRICS. En tout cas, je souhaite bon vent au nouveau gouvernement de Dilma Roussef.
a écrit le 01/10/2014 à 16:11 :
C'est dur de gérer un grand pays qui essaie de sortir de l'ombre pesante du grand voisin, les USA, mais tu réussiras avec l'aide de ton peuple courageux et avec la détermination et le courage qu'on te connait.
Réponse de le 06/10/2014 à 20:42 :
@courage Dilma Merci de cette lucidité et de vos encouragements pour Dilma, ils sont partagés par bon nombre..

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