Cinq jours de pourparlers à Vienne et aucun résultat encourageant. Les négociations sur le dossier nucléaire iranien n'ont abouti à "aucun progrès significatif", indiquait samedi 22 novembre une source européenne proche des négociations citée par l'AFP. Au point que la perspective de parvenir à un accord complet d'ici lundi soir, date butoir que se sont fixée l'Iran et les grandes puissances pour sceller un accord historique dans ce dossier, apparaît désormais "physiquement impossible", a déclaré la même source.
L'Iran envisage même de prolonger les négociations nucléaires pendant six à douze mois, aux conditions précises de l'accord intérimaire de Genève de novembre 2013, a déclaré à l'AFP une source iranienne à Vienne.
"Pour qu'on arrive à un accord, il faudrait que les Iraniens bougent d'une manière assez substantielle", relève le diplomate. Et "même si on arrive à un accord politique, les annexes techniques ne seront pas prêtes. Or, dans notre esprit, rien ne sera agréé tant que tout ne sera pas agréé y compris les annexes", observe-t-il, soulignant que "l'objectif est d'arriver à un accord précis". Un éventuel accord politique devrait ainsi nécessairement être suivi de difficiles négociations détaillées.
Selon Reuters, des discussions sur une prolongation des négociations au delà de la date de lundi pourraient démarrer dimanche.
L'Iran et les grandes puissances du "5+1" (Allemagne, Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni et Russie) tentent depuis six jours dans la capitale autrichienne de mettre fin à douze ans de controverse sur le programme nucléaire de Téhéran, en échange d'une levée des sanctions internationales contre la République islamique. Les discussions achoppent en particulier sur le rythme de la levée des sanctions en cas d'accord et sur la capacité d'enrichissement d'uranium que pourrait conserver l'Iran pour ses besoins nucléaires civils.
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Selon l'AFP, le secrétaire d'Etat américain John Kerry va rencontrer dimanche après-midi à Vienne son homologue saoudien le prince Saoud al-Fayçal, d'après un diplomate américain. Cet entretien entre les deux ministres qui se connaissent très bien n'était ni prévu ni annoncé par l'Arabie saoudite, la grande rivale régionale de l'Iran. John Kerry "informera" son hôte saoudien de l'avancée des négociations sur le nucléaire, a dit ce responsable du département d'Etat.
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Article actualisé le 23 novembre à 14h.
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