Plombées par Ebola, la Sierra Leone et la Guinée seront en récession en 2015

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Seul le Libéria, grâce à des progrès dans la lutte contre l'épidémie, voit ses prévisions de croissance revues à la hausse depuis octobre, de 1,0% à 3,0%.
Seul le Libéria, grâce à des "progrès" dans la lutte contre l'épidémie, voit ses prévisions de croissance revues à la hausse depuis octobre, de 1,0% à 3,0%. (Crédits : reuters.com)
Selon la Banque mondiale, première institution à prédire une récession dans ces deux pays déjà très pauvres, la Sierra Leone devrait voir son produit intérieur brut se replier de 2,0% et la Guinée de 0,2%.

Elle étaient promis à une solide croissance économique. Mais ça, c'était avant le déclenchement de l'épidémie. Désormais, à cause de la crise Ebola, la Sierra Leone et la Guinée, déjà gangrenées par la pauvreté, sont plutôt destinées à tomber en récession en 2015, a indiqué mardi 2 décembre la Banque mondiale.

Principale victime économique, la Sierra Leone devrait notamment voir son produit intérieur brut se replier de 2%. La contraction devrait en revanche être moindre en Guinée (-0,2%), affirme l'institution. En octobre, la Banque mondiale prévoyait encore pour 2015 une croissance robuste en Guinée (+2%) et surtout en Sierra Leone (+7,7%), qui émerge tout juste de plusieurs années de guerre civile.

Le Liberia s'en sort mieux

Seul le Liberia, qui déplore le plus grand nombre de morts (plus de 3.100), bénéficie d'une "forme de regain d'activité", selon la Banque. Aidé par des "progrès" dans la lutte contre l'épidémie, le pays voit ainsi ses prévisions de croissance revues à la hausse depuis octobre, de 1% à 3%, même si ces projections restent nettement inférieures à celles ayant cours avant le début de l'épidémie (6,8%), selon le rapport.

Au total la Banque mondiale calcule que le coût de l'épidémie pour les finances publiques des trois pays touchés s'élève déjà à près d'un demi-milliard de dollars, et que les investissements publics ont été réduits à hauteur de 160 millions de dollars, "sapant les perspectives de croissance futures", assure la Banque mondiale.

Le coût total pourrait atteindre 32 milliards

"Ce rapport souligne pourquoi il faut arriver à l'objectif de zéro cas d'Ebola", note le président la Banque mondiale, Jim Yong Kim, évoquant dans un communiqué un impact économique et humain "dévastateur". "A mesure que nous accélérons notre réponse sanitaire, la communauté internationale doit faire tout ce qu'elle peut pour aider les pays touchés à reprendre la route de la reprise et du développement économiques", explique Jim Yong Kim, dont l'institution a promis un milliard de dollars pour enrayer Ebola. La Banque considère que sa précédente estimation d'un coût total de l'épidémie en cas de propagation dans la région de 32 milliards de dollars reste "d'actualité".

L'épidémie d'Ebola, qui s'est propagée en Afrique de l'Ouest depuis août, a déjà fait près de 6.000 morts

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Commentaires
a écrit le 02/12/2014 à 13:08 :
mais ebola va faire resurgir notre Noah national en perte de vitesse sans le chaudpis hi hi
Réponse de le 02/12/2014 à 21:07 :
si n'est que pour qu'il fasse plus de fric encore et de la pub pour lui-même, ça ne va pas tarder.
a écrit le 02/12/2014 à 10:24 :
Une raison de plus pour que nos sociétés (PSA, Danone, Total, l'Oréal, les mille et une start-ups, etc…) courent vite pour aller s'y implanter !

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