Ukraine : les pourparlers de paix échouent à Minsk

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L'émissaire du gouvernement ukrainien Leonid Koutchma (au centre, avec une cravate bleue) a déclaré que les représentants des rebelles avaient saboté la réunion en présentant des ultimatums.
L'émissaire du gouvernement ukrainien Leonid Koutchma (au centre, avec une cravate bleue) a déclaré que les représentants des rebelles avaient saboté la réunion en présentant des ultimatums. (Crédits : Reuters)
Ils ont capoté après un peu plus de quatre heures de discussions, samedi, Kiev et les séparatistes se rejetant mutuellement la responsabilité de cet échec.

A Minsk, samedi 31 janvier, les espoirs d'une paix rapide concernant le conflit ukrainien ont été douchés. L'émissaire du gouvernement ukrainien, l'ancien président Leonid Koutchma, a quitté la capitale biélorusse en déclarant à l'agence Interfax que les représentants des rebelles avaient saboté la réunion en présentant des ultimatums et en refusant de discuter d'un "plan de mesures pour un cessez-le-feu rapide et un retrait des armes lourdes".

Interrogé par l'agence RIA, Denis Pouchiline, l'un des délégués séparatistes, a renvoyé la balle presque mot pour mot, déclarant qu'il était prêt au dialogue mais "pas prêt à recevoir de Kiev des ultimatums".

Des représentants de l'Ukraine, de la Russie, des rebelles prorusses et de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) s'étaient retrouvés à la mi-journée à Minsk alors que les combats continuent de faire rage dans le Donbass, l'Est minier et industriel de l'Ukraine où les séparatistes se sont soulevés en avril dernier.

La trêve de septembre avait volé en éclats

Les différentes parties ne s'étaient réunies auparavant qu'une fois, sans succès, depuis le 5 septembre, date de la signature d'un protocole en douze points prévoyant notamment une cessation des hostilités.

Cette trêve, déjà très précaire et menacée à plusieurs reprises par des accrochages, a volé en éclats il y a deux semaines avec la nette recrudescence des combats sur le terrain.

En quittant Minsk, Leonid Koutchma a reproché aux deux principaux chefs du mouvement séparatiste, qui avaient signé les accords de septembre, d'avoir été absents à cette réunion de suivi du "groupe de contact".

Discussion Hollande-Merkel-Poutine, samedi

La situation dans le Donbass a également fait l'objet, samedi, d'une nouvelle conversation téléphonique entre le président russe Vladimir Poutine, son homologue français François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel.

Selon un communiqué du Kremlin, les trois dirigeants ont exprimé à cette occasion l'espoir que les pourparlers de Minsk se focaliseraient sur la conclusion d'une nouvelle trêve durable après dix mois de conflit qui ont fait plus de 5.000 morts.

Le combats ne faiblissent pas

Les combats ne faiblissaient pas samedi, en particulier autour de la ville de Debaltseve sous contrôle gouvernemental, située le long de l'autoroute qui relie les deux bastions séparatistes de Donetsk et Louhansk et que les rebelles entreprennent depuis plusieurs jours d'encercler.

Le chef de la police régionale, Viatcheslav Abroskine, a fait état sur sa page Facebook de 12 civils tués samedi dans des bombardements des séparatistes pro-russes. Le ministre ukrainien de la Défense Stepan Poltorak a de son côté annoncé la mort de 15 soldats au cours des dernières 24 heures.

"La situation la plus dure est dans la région de Vouhlehirsk car les terroristes essaient de prendre la ville et d'occuper des positions pour poursuivre l'encerclement de Debaltseve", a précisé le porte-parole de l'armée ukrainienne, Andriy Lysenko, au cours d'un point presse.Les rebelles pro-russes continuent également à menacer Marioupol, sur les rives de la mère d'Azov, a-t-il ajouté.

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a écrit le 02/02/2015 à 8:40 :
mais que font les casques bleue!!!! il est vrai que ce n'est pas l'afrique qu'il n'y as pas trop de petrole et que le camarde Poutine fait partie de l'onu et qu'il se moque des reprimentes qu'on lui prodigue il nargue le monde /!!!!!
Réponse de le 07/02/2015 à 13:52 :
Continuez à fermer les yeux et à suivre la lobotomie médiatique française et vous allez voir ce qui va arriver, les usa veulent un conflit généralisé en Europe pour sauver un dollar qui ressemble de plus en plus à du papier toilette, les accords de BRETTON WOODS leurs ont permis de vivre à crédit depuis 1944 sur le dos de la planète entière, ce bon temps est révolu pour eux, ils vont devoir travailler pour gagner leur pain, il ne s'agit plus d'imprimer du papier qui ne vaut plus rien; maintenant la Russie est prête et si les vassaux européens veulent suivre les BANKSTERS US et bien allez y Messieurs, nous nous serons du côté opposé et bonne chance pour vous.
a écrit le 02/02/2015 à 8:34 :
Officiellement l’Etat russe nie toute implication de son armée dans les combats à l’est de l’Ukraine. Il n’existe aucune statistique officielle sur le nombre de combattants, de blessés ou de morts. Les corps sont rapatriés dans l’anonymat, enterrés dans le plus grand secret, même si les familles peuvent connaître le lieu des tombes. Des familles qui reçoivent généralement un certificat de décès sur lequel le lieu du décès n’est pas mentionné. Le numéro d’écoute mis en place par l’organisation des « Mères de soldats » lui permet néanmoins de recevoir des témoignages de soldats, qui, s’ils sont difficiles à extrapoler, leur ont permis d’avancer ce chiffre de 100 morts et 300 blessés, rendant absurdes les dénégations de Moscou. L’organisation a demandé aux autorités militaires d’enquêter sur les circonstances de la mort de ces soldats ayant combattu en Ukraine et de rendre des comptes sur les violations des droits des militaires et la présence de l’armée russe en Ukraine. Autant de demandes restées pour l’instant sans réponses. Le secret défense est ainsi justifié par l’armée, pour des raisons de sécurité. Pire, les autorités avancent la protection des données personnelles, et estiment en outre que les informations fournies par les Mères de soldats ne sont que le fruit de la « propagande ukrainienne ». Une accusation qui, en Russie, plane comme une menace, pour cette organisation dont la présidente est pourtant membre du Conseil présidentiel pour les droits de l’Homme de Russie. L’organisation des « Mères de soldats » a depuis été enregistrée comme « agent étranger », et leur recours a été rejeté pour cette raison. Les membres de l’association sont harcelés et menacés, parfois agressés physiquement. Pour ne rien arranger, la chaîne russe NTV les a récemment qualifiés de « fascistes », au même titre que tous ceux qui soutiennent le régime de Kiev. Il est un cas emblématique de cette terreur d’Etat auxquels ces mères de soldats sont confrontées : Liudmila Bogatenkova, 73 ans, arrêtée le vendredi 17 octobre dernier. Présidente du Comité des mères de Stavropol, dans le sud de la Russie, elle a été officiellement accusée de « fraude », mais ses proches affirment que cette interpellation intervient alors qu’elle venait de révéler que 9 soldats russes sous contrat étaient morts en Ukraine. Libérée trois jours plus tard, elle déclare aujourd’hui recevoir des menaces. La situation des « Mères de soldats » n’est cependant pas isolée en Russie, où l’inflation de lois répressives condamne au silence de plus en plus d’organisations non gouvernementales. La paranoïa d’Etat est désormais à la hauteur de l’isolement de plus en plus grand de Vladimir Poutine sur le plan international. « Les Mères de soldats » appellent plus que jamais la communauté internationale, et tout particulièrement la société civile, à se mobiliser et à ne pas rester silencieux face au mensonge d’Etat. Mais l’organisation ne se pose pas comme une force d’opposition, et insiste sur la nécessité d’utiliser toutes les structures de l’Etat de droit en Russie pour obtenir des réponses aux questions qu’elle pose aux autorités, et tout particulièrement sur le sort des recrues russes envoyées dans l’est de l’Ukraine. Pour que celles-ci soient respectées et non plus considérées comme des fantômes par le régime administratif russe. Ces mères se battent pour que soit indiqué, sur les cercueils qui reviennent du front ukrainien, où et quand sont morts leurs enfants.
Réponse de le 02/02/2015 à 14:54 :
....comme celles sur le MH17 et les soit disant colonnes de blindés Russes...on les attend toujours...par contre pour ce qui est des exactions commanditées par le bataillon neo-nazi azvov de Kiev et les civils de donetsk qui sont tout les jours pilonnés par les putchistes, là on ne vous entend pas....
a écrit le 02/02/2015 à 8:25 :
En Russie, il ne fait pas bon critiquer la guerre qui se déroule en Ukraine. Une mère de famille en fait l’amère expérience. Svetlana Davidova, 36 ans, a été arrêtée il y a quelques jours à son domicile, à Viazma, à 240 kilomètres à l’ouest de Moscou.D’après son mari Anatoli Gorlov, Svetlana avait, en avril dernier, entendu dans un bus, un soldat parler au téléphone et dire que les hommes stationnés dans la base militaire voisine avaient été envoyés en Ukraine. La femme étant militante pacifiste, elle a alors appelé l’ambassade d’Ukraine pour transmettre l’information. “Elle s’est dit que ce coup de fil permettrait peut-être d‘éviter que des gens soient tués”, a commenté son mari. “Et puis, ajoute-t-il, elle n’a rien pu dire de secret, puisque officiellement la Russie n’est pas en guerre. En tout cas, c’est sûr, elle ne voulait causer de tort à personne”.Mais la voilà pourtant accusée de haute trahison. Elle risque jusqu‘à 20 ans de prison. Et son mari est prié de collaborer avec les enquêteurs, faute de quoi, il se verra retirer la garde des enfants… “La situation est difficile pour nos 7 enfants. Leur mère n’est pas là. Ils ne comprennent pas pourquoi. Mais ils savent que je ferai tout mon possible pour qu’elle revienne très vite à la maison.” Svetlana Davidova a été placée en détention préventive à la prison de Lefortovo à Moscou. Les membres du conseil présidentiel pour les droits de l’homme et certains députés ont décidé d’adresser une demande d’explications au parquet général et au FSB, les services de renseignement russes.
Réponse de le 02/02/2015 à 8:28 :
Elie a la vie sauve. A Donesk, pas d'arrestations: femmes, enfants et mari pulvérisés par les bombes de Kiev.
Réponse de le 02/02/2015 à 14:55 :
n'en fera jamais une vérité...allez , essayez encore une 1001èm fois, on sait jamais...
a écrit le 02/02/2015 à 8:15 :
Il y a en Europe une étrange coalition qui fait de Vladimir Poutine son nouveau héros. On y trouve pêle-mêle des amis de Marine Le Pen jusqu’à l’extrême gauche. La guerre d’Ukraine offre l’occasion à ces forces de jouer les "idiots utiles" du potentat du Kremlin. Un peu comme du temps de la Guerre froide, certains "compagnons de route" étaient devenus les meilleurs supporters de l’Union soviétique. Ils doutent des intentions de la Russie dans l’est de l’Ukraine. Lorsqu’en août dernier des parachutistes russes avaient été capturés par l’armée de Kiev, Poutine avait déclaré qu’ils auraient pu s’y retrouver par mégarde ! Lorsqu’en avril dernier la Crimée a été envahie, c’était par des troupes russes mais qui répondaient à la "demande d’aide" ! Idem en Géorgie et Moldavie. Maintenant, les rebelles pro-russes continuent leur progression vers la ville de Donetsk dont ils convoitent l’aéroport et vers Marioupol, le port qui donnerait un débouché vers la mer et permettrait à la Russie d’avoir une continuité territoriale vers la Crimée déjà annexée. Les milices prorusses admettent être ravitaillées en armes par la Russie et ont évoqué la présence de 9.000 soldats russes dans le Donbass.
Réponse de le 02/02/2015 à 14:56 :
Il y a en Europe une étrange coalition qui fait de svoboda, les putchistes neo-nazis de Maidan les nouveaux héros de l'europe...
a écrit le 02/02/2015 à 8:14 :
Vladimir Poutine serait en train de perdre des amis. La cause de cet isolement : sa politique ukrainienne. En persistant dans son soutien de la rébellion pro-russe et dans son refus d'aller au compromis avec l'Occident, le président aurait fini par irriter ses amis les plus riches, c'est-à-dire les hommes d'affaires qui lui doivent leur fortune, mais se retrouvent actuellement durement frappés par les sanctions occidentales et la crise économique. Alors que le gouvernement prévoit désormais une chute de 3% du produit intérieur brut en 2015, ainsi qu'une inflation de 12% sur la même période et une fuite des capitaux de nouveau soutenue après le record de 2014 (150 milliards de dollars contre 115 prévus cette année), certains se montreraient de plus en plus critiques vis-à-vis des décisions présidentielles. Mais en privé ; même s'ils ne veulent pas payer les frais de ses ambitions personnelles, ils ne sont pas prêts à défier Vladimir Poutine ouvertement. Ils restent trop dépendants de lui. La défiance est réciproque. Le numéro 1 russe aurait pris ses distances avec ceux qui, en Russie, plaident pour des concessions et une résolution rapide de la crise ukrainienne. Selon les experts, son cercle rapproché s'est réduit à une poignée d'hommes de confiance, presque tous issus des services secrets. Il s'agit de jusqu'au-boutistes, partisans des séparatistes du Donbass et d'une ligne dure dans les relations avec Kiev et les Occidentaux.
Réponse de le 02/02/2015 à 14:57 :
merci pour ces précieuses lignes de propagande.....
a écrit le 02/02/2015 à 8:13 :
Poutine a bâti son pouvoir sur une croissance du niveau de vie des élites. Le contrat était le suivant : moins de démocratie en échange d'un enrichissement, rendu possible par les revenus considérable des ressources en pétrole et en matières premières. Aujourd'hui, ce contrat est remis en question, car le budget russe fond et le pouvoir d'achat baisse. Voilà pourquoi le chef du Kremlin poursuit la déstabilisation de l'Ukraine. Plus la situation économique se dégrade, plus son discours se fait guerrier. Fragilisé, il pratique la fuite en avant au moyen d'une propagande anti-occidentale, et anti-ukrainienne. Laquelle est relayée par des médias qui nourrissent la population d'informations mensongères. Vladimir Poutine n'a qu'une vision à court terme, pas de grande stratégie, mais il est bien décidé à ne rien lâcher, et personne autour de lui ne peut l'influencer. Seuls les pays occidentaux peuvent tenter de stopper l'engrenage de la violence, par la négociation en position de force.
a écrit le 02/02/2015 à 7:58 :
Washington aurait intercepté un texte d'un général russe appelant à exercer une frappe nucléaire tactique préventive contre l'Ukraine, en cas d'invitation à entrer dans l'Otan. N'excluant pas une fuite délibérée, visant à intimider, les services américains notent toutefois que de tels messages reflètent l'imprévisibilité d'une Russie prête à tout «pour garder l'Ukraine». Les Américains s'inquiètent aussi grandement du déploiement d'armes nucléaires tactiques en Crimée et de la modernisation de l'arsenal atomique russe…Pour les experts avertis, pas de doute: Poutine «fait monter les enchères, pour que des choses qui semblaient il y a peu inacceptables puissent être mises sur la table», note le vice-président de l'Atlantic Council, Damon Wilson. Le chef du Kremlin, note le stratège Walter Russell Mead, «pense que l'engagement de l'Amérique en Europe est tellement faible que les États-Unis ne réagiront pas à temps ou avec suffisamment d'efficacité, alors que la Russie s'efforce de changer l'ordre européen». Nous pouvons prouver qu'il a tort, estime-t-il, mais il va falloir augmenter notre mise. Les décideurs américains vont devoir repivoter vers un engagement en Europe.
Réponse de le 02/02/2015 à 8:09 :
L'Ukraine n'aurait jamais dû abandonner l'arme nucléaire face au Kremlin gangrené par le FSB. Plus on laisse un dictateur tel Poutine envahir ses voisins, plus le coût est lourd au final. L'Europe doit réarmer nettement.
Réponse de le 02/02/2015 à 14:57 :
bravo, excellent second degré...bien évidement, la propagande pro-kiev n'a absolument aucun sens....
Réponse de le 02/02/2015 à 14:58 :
mais c'est de pire en pire vos divagations dites moi...
a écrit le 02/02/2015 à 7:58 :
Washington aurait intercepté un texte d'un général russe appelant à exercer une frappe nucléaire tactique préventive contre l'Ukraine, en cas d'invitation à entrer dans l'Otan. N'excluant pas une fuite délibérée, visant à intimider, les services américains notent toutefois que de tels messages reflètent l'imprévisibilité d'une Russie prête à tout «pour garder l'Ukraine». Les Américains s'inquiètent aussi grandement du déploiement d'armes nucléaires tactiques en Crimée et de la modernisation de l'arsenal atomique russe…Pour les experts avertis, pas de doute: Poutine «fait monter les enchères, pour que des choses qui semblaient il y a peu inacceptables puissent être mises sur la table», note le vice-président de l'Atlantic Council, Damon Wilson. Le chef du Kremlin, note le stratège Walter Russell Mead, «pense que l'engagement de l'Amérique en Europe est tellement faible que les États-Unis ne réagiront pas à temps ou avec suffisamment d'efficacité, alors que la Russie s'efforce de changer l'ordre européen». Nous pouvons prouver qu'il a tort, estime-t-il, mais il va falloir augmenter notre mise. Les décideurs américains vont devoir repivoter vers un engagement en Europe.
a écrit le 01/02/2015 à 23:53 :
1. Les combats actuels sont lourdes, les pertes sont importantes des deux cotés. Les rebelles ont certains succès tactiques, l'opération d’encerclement des forces ukrainiennes autour de Debaltsevo s'avance, même si son succès n'est pas du tout garanti. Évidemment un cessez-le-feu à ce moment sera en faveur des ukrainiens.
2. Il n'y a pas d'intervention directe de l'armée russe, ce que aurait pu changer la situation rapidement.
3. Il semble que les forces des rebelles qui sont les plus actifs dans les combats et, donc, subissent les pertes les plus lourdes, soient ceux, qui sont le moins loyaux aux actuelles autorités des républiques (et donc, au Kremlin).
4. Les autorités de Kiev ne cherchent pas une paix durable et un vrai apaisement de la situation, surtout ceux qui sont d'une orientation la plus pro-américaine. C'est le cas dès le début du conflit.
5. Le paradoxe de la situation est que les soldats de deux cotés se battent pour l'Ukraine unie. Le Kremlin aimerait bien réintegrer les républiques d'Est en Ukraine, mais en imposant certaines conditions, qui sont, à vrai dire, assez raisonnables, mais lesquelles Kiev ne veut pas accepter (voir p. 3). Pourquoi est-ce que le Kremlin le veut? Parce que l'oligarchie compradore (donc, Kremlin en grande partie) n'aime pas les sanctions et ne s'interesse pas à la Russie.
a écrit le 01/02/2015 à 23:41 :
1. Les combats actuels sont lourdes, les pertes sont importantes des deux cotés. Les rebelles ont certains succès tactiques, l'opération d’encerclement des forces ukrainiennes autour de Debaltsevo s'avance, même si son succès n'est pas du tout garanti. Évidemment un cessez-le-feu à ce moment sera en faveur des ukrainiens.
2. Il n'y a pas d'intervention directe de l'armée russe, ce que aurait pu changer la situation rapidement. Ainsi, une conclusion probable que tout cela du côté du Kremlin c'est juste un argument pour que Kiev soit plus ouvert aux négociations. Du côté de Kiev les combats actuels ont commencé juste comme une punition locale des rebelles pour des raisons politiques (pas sur, mais il y a certains signes).
3. Il semble que les forces des rebelles qui sont les plus actifs dans les combats et, donc, subissent les pertes les plus lourdes, soient ceux, qui sont le moins loyaux aux actuelles autorités des républiques (et donc, au Kremlin).
4. Les autorités de Kiev ne cherchent pas une paix durable et un vrai apaisement de la situation, surtout ceux qui sont d'une orientation la plus pro-américaine. C'est le cas dès le début du conflit.
5. Le paradoxe de la situation actuelle est que les soldats de deux cotés se battent pour l'Ukraine unie dans sa version oligarchique actuelle. Le Kremlin aimerait bien réintegrer les républiques d'Est en Ukraine, mais en imposant certaines conditions, qui sont, à vrai dire, assez raisonnables, mais lesquelles Kiev ne veut pas accepter (voir p. 3). Pourquoi est-ce que le Kremlin le veut? Parce que l'oligarchie compradore (donc, Kremlin en grande partie) n'aime pas les sanctions et globalement s'en fout de la Russie. Une situation à vomir.
Réponse de le 01/02/2015 à 23:59 :
"pas d'intervention directe de l'armée russe"
pourtant le nombre de papiers d'identité russes récupérés par l'armée ukrainienne grandit de jour en jour et la plupart des matériels russes impliqués dans le Donbass, n'ont jamais été achetés ou fabriqué en coopération avec la Russie, par l'Ukraine Avez vous une explication? Et comme il y a un front défini depuis octobre, quasiment inchangé, les convois ne peuvent venir que de l'est. les preuves sont sur le web. Voir certains sites d'investigations.
Réponse de le 02/02/2015 à 11:53 :
@ @2. 1. Par rapport à la propagande ukrainienne, la propagande russe (qui est sans doute mensongère en partie considérable) est un exemple de l’objectivité. Selon mes propres observations, au moins 90% des soi-disant preuves ukrainiennes (pas forcement de la présence russe, cela concerne d’autres aspects) sont des arnaques mal fabriquées. Cela concerne aussi les pièces d’identité. Peut-être il y a de quelque chose de vrai, mais les autorités et les média ukrainiens se sont discrédités complètement. N’oubliez pas aussi qu’à l’Est il reste des milliers des vrais volontaires idéologiques de la Russie, même si une bonne part d’entre eux sont partis à ce moment grâce à la politique de Kremlin, qui transforme l’idée de Novorossie en quelque chose dégoutante et qui est le plus grand partisan de l’Ukraine unie.
2. L’intervention d’un petit nombre des forces russes dans les batailles en aout s’est terminée pour les forces ukrainiennes par la catastrophe d’Illovaisk, où les pertes ukrainiennes restent mal calculées, mais il s’agit en tous cas d’un nombre des tués à quatre chiffres. Donc, dès qu’elles interviennent sérieusement, cela se sent. A propos, ce fait illustre bien la faible crédibilité de l’information ukrainienne dans deux aspects : A. les pertes de l’armée ukrainienne (uniquement sous Illovaisk elles ont été plus qu’officiellement dans tout le conflit). B. la présence des forces armées russes avec lesquels les Ukrainiens prétendent de combattre depuis avril et qui sont entrées (à l’exception des conseillers) en nombre très limité dans la deuxième décade d’aout. A propos, c’est grâce à la propagande ukrainienne que je n’ai pas cru de leur présence jusqu’à mi-septembre, parce qu’il est difficile de croire à quelqu’un qui ment tout le temps.
3. Concernant le matériel militaire, oui, à ce moment sa grande part provient de la Russie, et alors ? Le coup d’Etat pro-américaine, mes agents américains en tête du pays, la politique ukrainienne méchante et clivante, les tueries d’opposants etc., ce n’est rien, mais fournir les armes aux rebelles qui sont contre cela, c’est inacceptable ? C’est une belle logique, je trouve. Je précise aussi que au niveau du matériel militaire pour les rebelles cela n’a pas été le cas jusqu’à la mi-juillet au moins. Je remarque aussi que l’Ukraine a reçu beaucoup d’armement de la part de la Russie en printemps et en été (quelques centaines des chars, canons et véhicules blindés de la Crimée) et continue de recevoir également l’armement (surtout les pièces) de la Russe à ce moment.
a écrit le 01/02/2015 à 23:28 :
Chez les flics, autant de commentaires UNIVOQUES (et c'est ce qui doit retenir l'attention) assortis de références à autant de témoignages, ça s'appelle une orgie de preuves. Et c'est suspect.
Des photos de soldats russes ou de preuves, le Departement d'Etat américain, lui ne peut en produire...
Réponse de le 01/02/2015 à 23:37 :
Vous devriez aller voir le site de Médiapart. Cet affreux suppôt de l'impérialisme yankee explique précisément, non seulement que le Boing malaisien a été abattu par un missile tiré depuis la zone contrôlée par les "rebelles" ce que tout le monde savait, mais y compris à quelle unité russe appartenait cet engin, et donc son équipage..
Réponse de le 02/02/2015 à 8:12 :
et elles viennent d'où les armes coco et les retours des cadavres en Russie soulignées par les familles russes ce sont des bretons ?
a écrit le 01/02/2015 à 22:22 :
Vladimir Poutine serait en train de perdre des amis. La cause de cet isolement : sa politique ukrainienne. En persistant dans son soutien de la rébellion pro-russe et dans son refus d'aller au compromis avec l'Occident, le président aurait fini par irriter ses amis les plus riches, c'est-à-dire les hommes d'affaires qui lui doivent leur fortune, mais se retrouvent actuellement durement frappés par les sanctions occidentales et la crise économique. Alors que le gouvernement prévoit désormais une chute de 3% du produit intérieur brut en 2015, ainsi qu'une inflation de 12% sur la même période et une fuite des capitaux de nouveau soutenue après le record de 2014 (150 milliards de dollars contre 115 prévus cette année), certains se montreraient de plus en plus critiques vis-à-vis des décisions présidentielles. Mais en privé ; même s'ils ne veulent pas payer les frais de ses ambitions personnelles, ils ne sont pas prêts à défier Vladimir Poutine ouvertement. Ils restent trop dépendants de lui. La défiance est réciproque. Le numéro 1 russe aurait pris ses distances avec ceux qui, en Russie, plaident pour des concessions et une résolution rapide de la crise ukrainienne. Selon les experts, son cercle rapproché s'est réduit à une poignée d'hommes de confiance, presque tous issus des services secrets. Il s'agit de jusqu'au-boutistes, partisans des séparatistes du Donbass et d'une ligne dure dans les relations avec Kiev et les Occidentaux.
Réponse de le 01/02/2015 à 23:18 :
Quels experts? De qui tenez vous cette info,
Réponse de le 01/02/2015 à 23:53 :
Oui, oui mais ...
L'ennemide Poutine n'est pas l'Ukraine. C'est l'idée même de démocratie. Je crains qu'aucune sanction ne puisse l'obliger à tolérer une tentative d'expérience démocratique à ses portes. Il croit, à tord ou à raison, que c'est son régime qui est menacé. Si c'est de cela qu'ils 'agit, la question n'est plus "d'accroitre la pression" mais comme lui même en accuse l'occident, de détruire son régime avant les catastrophes à venir.
Désolé, ce n'est pas réjouissant.
a écrit le 01/02/2015 à 22:02 :
Poutine a bâti son pouvoir sur une croissance du niveau de vie des élites. Le contrat était le suivant : moins de démocratie en échange d'un enrichissement, rendu possible par les revenus considérable des ressources en pétrole et en matières premières. Aujourd'hui, ce contrat est remis en question, car le budget russe fond et le pouvoir d'achat baisse. Voilà pourquoi le chef du Kremlin poursuit la déstabilisation de l'Ukraine. Plus la situation économique se dégrade, plus son discours se fait guerrier. Fragilisé, il pratique la fuite en avant au moyen d'une propagande anti-occidentale, et anti-ukrainienne. Laquelle est relayée par des médias qui nourrissent la population d'informations mensongères. Vladimir Poutine n'a qu'une vision à court terme, pas de grande stratégie, mais il est bien décidé à ne rien lâcher, et personne autour de lui ne peut l'influencer. Seuls les pays occidentaux peuvent tenter de stopper l'engrenage de la violence, par la négociation en position de force.
Réponse de le 01/02/2015 à 23:45 :
@Historien: Votre version des évènements est intéressant, mais malheureusement elle ne colle pas trop avec la réalité en prenant en compte la chronologie du conflit. Egalement il est étrange que le rôle de Kiev et des américains ne ait pas été mentionné.
a écrit le 01/02/2015 à 21:59 :
Il apparaît de plus en plus clairement que les dernières offensives des séparatistes à l’Est de l’Ukraine, avec l’aide des armes et des soldats de Moscou, traduisent une intention stratégique : créer un véritable micro Etat pro-Russe, sinon directement russe comme la Crimée, à l’Est de l’Ukraine. Dans ce schéma la volonté de capturer le port de Marioupol s’avère sans doute décisive.
a écrit le 01/02/2015 à 21:53 :
Il y a en Europe une étrange coalition qui fait de Vladimir Poutine son nouveau héros. On y trouve pêle-mêle des amis de Marine Le Pen jusqu’à l’extrême gauche. La guerre d’Ukraine offre l’occasion à ces forces de jouer les "idiots utiles" du potentat du Kremlin. Un peu comme du temps de la Guerre froide, certains "compagnons de route" étaient devenus les meilleurs supporters de l’Union soviétique. Ils doutent des intentions de la Russie dans l’est de l’Ukraine. Lorsqu’en août dernier des parachutistes russes avaient été capturés par l’armée de Kiev, Poutine avait déclaré qu’ils auraient pu s’y retrouver par mégarde ! Lorsqu’en avril dernier la Crimée a été envahie, c’était par des troupes russes mais qui répondaient à la "demande d’aide" ! Idem en Géorgie et Moldavie. Maintenant, les rebelles pro-russes continuent leur progression vers la ville de Donetsk dont ils convoitent l’aéroport et vers Marioupol, le port qui donnerait un débouché vers la mer et permettrait à la Russie d’avoir une continuité territoriale vers la Crimée déjà annexée. Les milices prorusses admettent être ravitaillées en armes par la Russie et ont évoqué la présence de 9.000 soldats russes dans le Donbass.
Réponse de le 01/02/2015 à 23:20 :
Merci de nous transmettre votre lien vers ce témoignage capital!
a écrit le 01/02/2015 à 14:09 :
Kouchma, c'est sous son règne en tant que Président de l'Ukraine qu'un journaliste a perdu sa tête dans une forêt ukrainienne
Réponse de le 02/02/2015 à 8:37 :
Un russe passait par là ?
a écrit le 01/02/2015 à 13:16 :
Il faut choisir un autre pays pour les négociations , les séparatistes sont chez eux à Minsk
Genève me semblerait opportun pour toutes les parties.
Réponse de le 01/02/2015 à 17:50 :
@gus: Vous n'êtes pas du tout au courant de la position de Loukashenko dans ce conflit. Vos paroles sont à côté de la plaque.
a écrit le 01/02/2015 à 12:36 :
La partie d’échec se poursuit entre les USA et la Russie, les Ukrainiens y sont les malheureux pions.
La reconnaissance des républiques autoproclamées par référendum ne suffit-elle pas ?
Zbigniew Brzezinski (Conseiller du président Carter de 1977 à 1981) explique dans son livre –Le grand échiquier- 1997 que les USA suivent l’objectif sans partage de maintien de leur hégémonie mondiale et écrit concernant l’Ukraine : « Sans l’Ukraine, la Russie cesse d’être un empire en Eurasie ».
Cette mainmise sur l’Ukraine « pivot géopolitique» fait partie de ce plan permettant d’endiguer la Russie suivant l’analyse de Régis Chamagne de l’UPR. « le contrôle de l’Ukraine est dans le Grand Echiquier »
L’article de l’AFP du 29 janvier 2015 cite Mikhaïl Gorbatchev prix Nobel de la Paix : « Je ne suis pas en mesure de déclarer avec assurance que la Guerre froide ne va pas tourner à une véritable guerre. J'ai peur qu'ils (les Américains) en prennent le risque".
Sur la Tribune de Genève 20/01/2015, notre académicienne Historienne spécialiste de la Russie dans « Russie-Europe Selon Hélène Carrère d’Encausse, l’Europe s’est trompée sur toute la ligne dans la gestion de la crise ukrainienne et de ses relations avec la Russie » invite la France à renouer avec la Russie, et donc avec la paix.
Réponse de le 01/02/2015 à 21:56 :
L'Ukraine comme la Géorgie, la Moldavie, la Carélie finlandaise, les pays Baltes, les îles Kouriles etc ne sont pas russes. Poutine est un envahisseur.
Réponse de le 01/02/2015 à 23:31 :
@ x=y=z
Vous semblez cultivé (au moins en géographie).
L'outrance de votre titre contraste tellement qu'on se demande si vous n'êtes pas un troll...
?
Réponse de le 02/02/2015 à 0:01 :
On se calme ! Poutine est un tirant de plus en plus sinistre. Mais la Crimée, et en particulier Sébastopol, est intrinsèquement russe. Pour le reste, ce n'est pas directement une invasion. C'est pire. C'est un contrefeu pour bloquer toute velléité de démocratie à Moscou.
Nous sommes probablement en train de voir émerger un nouveau pouvoir totalitaire en Russie.
Réponse de le 02/02/2015 à 8:02 :
La Crimée n'est pas plus russe que la Corse n'est italienne. Drôle de conception de l'histoire. Il y a de grandes similitudes entres les dictateurs type Poutine, Hitler et Staline entre autres.
a écrit le 01/02/2015 à 12:34 :
La partie d’échec se poursuit entre les USA et la Russie, les Ukrainiens y sont les malheureux pions.
La reconnaissance des républiques autoproclamées par référendum ne suffit-elle pas ?
Zbigniew Brzezinski (Conseiller du président Carter de 1977 à 1981) explique dans son livre –Le grand échiquier- 1997 que les USA suivent l’objectif sans partage de maintien de leur hégémonie mondiale et écrit concernant l’Ukraine : « Sans l’Ukraine, la Russie cesse d’être un empire en Eurasie ».
Cette mainmise sur l’Ukraine « pivot géopolitique» fait partie de ce plan permettant d’endiguer la Russie suivant l’analyse de Régis Chamagne de l’UPR. « le contrôle de l’Ukraine est dans le Grand Echiquier »
L’article de l’AFP du 29 janvier 2015 cite Mikhaïl Gorbatchev prix Nobel de la Paix : « Je ne suis pas en mesure de déclarer avec assurance que la Guerre froide ne va pas tourner à une véritable guerre. J'ai peur qu'ils (les Américains) en prennent le risque".
Sur la Tribune de Genève 20/01/2015, notre académicienne Historienne spécialiste de la Russie dans « Russie-Europe Selon Hélène Carrère d’Encausse, l’Europe s’est trompée sur toute la ligne dans la gestion de la crise ukrainienne et de ses relations avec la Russie » invite la France à renouer avec la Russie, et donc avec la paix.
Réponse de le 01/02/2015 à 21:57 :
L'Ukraine comme la Géorgie, la Moldavie, la Carélie finlandaise, les pays Baltes, les îles Kouriles etc ne sont pas russes. Poutine est un envahisseur.
Réponse de le 02/02/2015 à 2:11 :
D'accord avec vous mais cela ne doit pas en faire des protectorats américains pour autant.
a écrit le 01/02/2015 à 12:23 :
Aucune paix n'est possible avec Prorochenko, il faudrait s'en débarasser pour ouvrir de veritables négociations avec des arrières pensées saines, comment imaginer que la Crimée puisse retourer à l'Ukraine? Est il raisonnable d'admettre qu'on puisse chasser les russes de Sébastopole pour y installer les ameriains ?
Réponse de le 01/02/2015 à 14:37 :
"chasser les russes de Sébastopole pour y installer les ameriains"
C'est écrit ou? Mise à part la presse russe et ses relais en occident, tels que vous?
L'Otan est déjà en Turquie et Roumanie et a donc vue sur toute la Crimée.
Sous prétexte de raisons stratégiques, Poutine veut s'accaparer la population ukrainienne, les richesses minières et industries militaires afin de se renforcer en hommes et en PIB, ce qui lui permettra de financer ses projets militaires et de gonfler son armée.
Elshan
Réponse de le 02/02/2015 à 8:39 :
C'est Poutine qu'il faut virer d'Ukraine comme du Kremlin

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