L'avocat du lanceur d'alerte a redit que ce dernier serait prêt à rentrer outre-Atlantique si les États-Unis lui garantissent un procès équitable.
Alors que sort en France ce mercredi "Citizenfour", film coup de poing sur le lanceur d'alerte Edward Snowden et Oscar du meilleur documentaire, l'ancien consultant informatique à l'origine des fuites sur les écoutes massives du renseignement américain, négocie son possible retour aux États-Unis, a annoncé mardi 3 mars son avocat russe.
"Ce n'est un secret pour personne qu'il souhaite rentrer chez lui. Et nous faisons tout ce qui est possible à présent pour régler cette question. Un groupe d'avocats américains et un groupe d'avocats allemands y travaillent, je traite ce dossier pour la partie russe", a déclaré Anatoli Koutcherena lors d'une conférence de presse.
Pas de peine de mort
Par le passé, Edward Snowden a exprimé son souhait de rentrer aux États-Unis s'il obtient la garantie qu'il bénéficiera d'un procès équitable. Il vit depuis 2013 en Russie, qui lui a accordé l'asile politique et lui a même laissé entrevoir une possible citoyenneté russe, dans le cas où l'informaticien s'y installerait.
Les États-Unis, qui veulent le juger pour avoir diffusé des documents confidentiels sur les pratiques de l'Agence nationale de sécurité (NSA), ne le considèrent pas comme un lanceur d'alerte mais comme une personne "dont les actions ont infligé de graves préjudices à la sécurité nationale", a expliqué le porte-parole du département américain de la Justice à Reuters.