Japon : une reprise timide qui déçoit

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Les dépenses publiques ainsi que les exportations ont contribué positivement à la croissance du PIB du 4e trimestre.
Les dépenses publiques ainsi que les exportations ont contribué positivement à la croissance du PIB du 4e trimestre. (Crédits : YUYA SHINO)
La hausse du PIB de 0,4% au 4e trimestre est en deçà des espérances du gouvernement. Sur l'ensemble de l'année 2014, le Japon a connu une croissance nulle, à cause du relèvement de la taxe sur la consommation.

Si la troisième puissance économique mondiale est bien sortie de récession, l'embellie est  timide. Le produit intérieur brut (PIB) du Japon s'est redressé plus faiblement que prévu au quatrième trimestre, de 0,4% par rapport au trimestre précédent, a annoncé lundi 9 mars le gouvernement japonais, révisant négativement l'évaluation préliminaire de 0,6%.

Un redressement dans les derniers mois

Sur l'ensemble de l'année dernière, la croissance a été nulle. Un bilan médiocre à mettre sur le compte d'un relèvement de la taxe sur la consommation, passée le 1er avril de 5% à 8%. Cette mesure, la première de ce genre depuis 1997, a provoqué une nette contraction de la consommation des ménages, et de l'économie en général pendant deux trimestres consécutifs (-1,6% au 2e trimestre, puis -0,7% entre juillet et septembre).

Ce n'est que dans les derniers mois de 2014 que les particuliers ont recommencé à dépenser (+0,5% selon les données révisées, soit mieux qu'escompté mi-février).

Les dépenses publiques ainsi que les exportations ont également contribué positivement au PIB du 4e trimestre. Les investissements non résidentiels, attendus positifs, se sont en revanche avérés moroses (-0,1%). En rythme annualisé, le PIB a progressé de 1,5% entre octobre et décembre (à comparer à une première estimation de 2,2%).

En deçà des espérance du gouvernement

Ces statistiques se situent en deçà des espérances du gouvernement de Shinzo Abe qui a été contraint, face à cette piètre conjoncture, de reporter de 18 mois, à avril 2017, une deuxième augmentation de la taxe sur la consommation.

Revenu au pouvoir fin 2012, le Premier ministre nippon a juré de redonner au Japon son lustre économique d'antan et de vaincre la déflation qui paralyse le pays depuis une quinzaine d'années, via une ambitieuse politique de relance baptisée "abenomics".

Alors que les doutes grandissent dans l'archipel sur son efficacité, Shinzo Abe s'est dit convaincu dimanche, lors de la convention annuelle de son parti Parti Libéral-Démocrate (PLD, droite), que cette stratégie produisait les effets escomptés. Il a promis, alors que se tiennent mi-avril une série d'élections locales, de poursuivre les réformes afin de confirmer l'élan et d'extirper le pays d'"une période sombre".

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Commentaires
a écrit le 09/03/2015 à 10:07 :
Un pays qui voit sa population vieillir et baisser peut-il encore être en croissance?

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