Crise au Venezuela : Goldman Sachs dans le collimateur

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Sous les cris de "Goldman Sachs, Honte à toi", "Goldman Sachs soutient la dictature Maduro", une quarantaine de personnes, munies de banderoles et de drapeaux vénézuéliens, ont manifesté devant le siège de la firme à Manhattan. Celle-ci a notamment racheté des obligations de la société pétrolière nationale Pdvsa.
Goldman Sachs a acheté la semaine dernière pour 2,8 milliards de dollars d'obligations émises par Pvdsa à un tiers sur le marché secondaire c'est-à-dire de gré à gré. L'établissement a versé 861 millions de dollars, avait indiqué lundi une source proche du dossier. Cette transaction devrait lui permettre de réaliser une importante plus-value au cas où le gouvernement vénézuélien venait à honorer ses échéances.
Pour ce Vénézuélien qui vit depuis quatre ans à New York, "acheter des obligations du sang, de la misère du Venezuela, c'est écraser le peuple vénézuélien et soutenir la violation systématique des droits de l'homme".
Diana Carvallo, une artiste de 65 ans vivant entre Caracas et New York, estime, elle, que "Goldman Sachs a fait une bonne affaire au détriment des vies" des Vénézuéliens. "Cet argent ira acheter des gaz lacrymogènes des armes et des balles pour réprimer", fustige-t-elle.
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Eduadro et Diana veulent que le département de la Justice (DoJ) américain ouvre une enquête sur cette transaction dénoncée également par les opposants au Venezuela qui ont défilé par milliers dans les rues de Caracas lundi afin d'accentuer la pression sur le chef de l'État et son projet contesté de réforme de la Constitution.
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Depuis le début des manifestations le 1er avril, ce mouvement de révolte a déjà fait 60 morts et un millier de blessés, selon un dernier bilan du parquet.
(avec l'AFP)
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