Les Européens contraints de sauver la Grèce

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La crise grecque et le renforcement de la gouvernance économique de la zone euro sont au cœur de la première réunion des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE présidée par le nouveau président du Conseil européen, Herman Van Rompuy.

Près de deux mois. C?est le temps que l?Europe aura mis pour prendre des mesures concertées pour venir en aide à la Grèce. Le pays, dont le déficit avoisine les 12,7% du PIB, connaît aujourd?hui des taux d?intérêts à deux ans aux alentours de 6,20%. Le sujet avait été évoqué par les chefs d?Etat et de gouvernement lors du Conseil européen des 10 et 11 décembre.

Un plan de sauvetage concret devrait être dévoilé à Bruxelles jeudi 11 février à l?occasion d?un Conseil européen extraordinaire, alors que l?Espagne et le Portugal sont également dans des situations inquiétantes.

Critiquée pour son absence de réaction rapide et concertée pour aider Athènes, la zone euro et particulièrement l?Allemagne et la France seraient donc prêtes à agir.

Selon des informations révélées par Le Monde, Paris et Berlin pourraient présenter un plan commun pour sauver la Grèce à l?occasion du Conseil européen. Le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, a indiqué que les deux pays tiendraient une conférence de presse commune à cette occasion. "L'idée est qu'il y ait un engagement fort franco-allemand, ce qui n'empêche pas qu'il y ait ensuite des décisions à 27. Le problème, c'est que, parmi les 27, il y a aussi la Grèce, le Portugal, l'Espagne qui sont des pays attaqués. Ce serait curieux que ces pays financent le sauvetage de la Grèce", a indiqué au quotidien un proche du président.

Le 10 février les ministres des Finances de la zone euro auraient en outre discuté par visioconférence des modalités de l?aide européenne. Une information sur laquelle Bercy s?est refusée à faire tout commentaire.

Les critères du pacte de stabilité permettent, en cas de circonstances exceptionnelles, une assistance financière de l?UE (article 122-2). Mais le traité de Lisbonne interdit "l?acquisition directe, auprès d?eux [les Etats membres, ndlr] par la Banque centrale européenne, ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette " (article 123).

L?UE n?ayant pas vraiment de marge de man?uvre, le plan de sauvetage devra donc venir des Etats. Garantie des emprunts grecs, octroi de prêts à Athènes, prêts de la BEI? Différentes solutions ont été envisagées.

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Commentaires
a écrit le 14/02/2010 à 19:33 :


Les Allemands ne sont pas dépourvus de bon sens. Pourquoi l'Europe devrait-elle soutenir un pays qui a lui a menti sur son PIB sur ses déficits, sur ses dépenses publiques. Qui a toujours été incapable de mettre en place un plan de rigueur. Il serait mieux de sortir la Grèce de la zone euro; faire intervenir le FMI avec le traitement de cheval approprié plutôt que de vouloir materner un pays rongé par la corruption et qui a montré son incapacité politique à se réformer. Comment pourrait-on croire à la capacité des européens d'imposer les réformes à des Grecs, sachant qu'ils ont déjà d'énormes difficultés à se gérer eux-mêmes? Et puis si l'Europe aide la Grèce, quelques semaines plus tard il faudra faire de même avec les Portugais et les Espagnols...Autant dire adieu à l'euro qui ne s'en remettrait pas. Coupons la branche malade pendant 2 ou 3 ans en espérant pouvoir la greffer un peu plus tard à l'arbre de l'euro.
a écrit le 11/02/2010 à 18:06 :
Les Européens, c'est nous, simple contribuables qui une fois de plus, allons donner des centaines de millions d'Euros pendant que les banques se gavent toujours plus. Et le pire, c'est qu'elles se gavent par le simple fait que nous allons nous saigner un peu plus en aidant la Grèce qu'elles ont contribué à couler.
a écrit le 11/02/2010 à 11:47 :
La Grèce n'accepte pas l'aide, sous conditions, des Allemands (réduire ses dépenses cad son service public pléthorique) : elle cède devant la rue qui manifeste ...
A suivre ...

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