Jean-Pierre Jouyet plaide pour la régulation des marchés agricoles

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Les matières premières doivent suivre le mouvement amorcé par les marchés financiers, recommande le président de l'AMF.

La volatilité des matières premières n'est pas une nouveauté. Lors de la présentation des résultats des travaux du groupe "Demain l?agriculture", mercredi 22 septembre, le président de l'Autorité des marchés financiers (AMF) Jean-Pierre Jouyet a cependant rappelé qu?il était temps d?amorcer

une régulation des marchés agricoles

. Ils "ne peuvent pas se tenir à l?écart du mouvement de régulation" amorcé en 2008, a-t-il estimé.

Selon lui, les marchés des matières premières pourraient reprendre à leur compte "les mêmes recettes que celles qui prévalent encore imparfaitement pour les marchés financiers". Cette régulation passerait alors par trois étapes : enregistrer les opérations, les standardiser et les compenser. Il faudrait également tenir compte de la spécificité des produits et des acteurs du marché agricole où cohabitent opérateurs, agriculteurs et utilisateurs.

Transparence nécessaire

"Vous avez de la spéculation à partir du moment où vous avez de l?opacité", a rappelé Jean-Pierre Jouyet. Cette spéculation est de plus en plus dénoncée. La parlementaire européenne Eva Joly a notamment indiqué le 21 septembre qu'elle souhaitait que les opérateurs ne puissent pas investir plus de 3% de leurs fonds propres lorsqu?ils prennent position sur les marchés dérivés de matières premières.

Dans cette optique, le président de l?AMF juge nécessaire une transparence accrue des données ?notamment le niveau des stocks mondiaux?, qui serait garantie au sein d?un lieu d?échange d?informations à mettre en place.

Une telle information permettrait d?éviter le décuplement des prix à cause des variations sur les marchés physiques, en raison de la spéculation. Le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire s?est ainsi à nouveau insurgé contre la variation du prix du blé, passé "de 110 à 115 euros au début du mois de juillet à plus de 210 euros fin août". D?un problème de stock en Russie compréhensible, en partie liée à la sécheresse et aux incendies de l'été, a en effet découlé une variation des prix que le ministre a jugé "ni compréhensible, ni acceptable".


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