A Paris, la Hongrie défend sa loi sur les médias

 |   |  360  mots
(Crédits : latribune)
Le ministre des Affaires étrangères Janos Martonyi s'est dit optimiste sur les conclusions de la Commission européenne, qui examine actuellement la législation hongroise sur les médias.

Le ministre des Affaires étrangères hongrois Janos Martonyi était à Paris, lundi 10 janvier, pour présenter le programme de son pays à la tête du Conseil de l?UE. Mais c?est surtout sur la nouvelle loi sur les médias, adoptée par son gouvernement, qu'il a dû s?expliquer.

Le principe de liberté d?expression et de la presse est respecté en Hongrie, a-t-il tenu à rappeler aux journalistes. "Si vous avez un doute, lisez nos propres journaux, sites internet, radios et télévisions. Le langage est au moins aussi fort que dans n?importe quel autre pays en Europe". "Il faut éviter de faire des conclusions prématurées, généralisées, des préjugés. Dire que la liberté de la presse a cessé d?exister en Hongrie ce n?est pas sérieux, tout comme le dire pour l?Etat de droit ou la démocratie", a-t-il ajouté.

Le ministre a précisé que le gouvernement hongrois acceptait la critique objective mais avait le sentiment qu?il y avait "un certain langage excessif des émotions, un peu trop forte à mon goût" dans les commentaires sur le texte.

Le ministre a expliqué attendre "l?analyse, les commentaires les recommandations et les propositions éventuelles de la Commission européenne. Il faut un examen objectif". Tout en précisant qu'aucune procédure juridique n'était en cours.

Egalité de traitement

S'il ne sait pas pas combien de temps va durer l?étude de la loi par la Commission, Janos Martonyi a souhaité que celle-ci soit la plus rapide possible, car les doutes ne "facilitent pas la présidence hongroise" de l'UE. Le ministre s?est dit "optimiste sur les conclusions" de l?exécutif européen. Il a cependant rappelé que son pays était "ouvert à une modification du texte" mais pas "disposé à retirer la loi".

Reprenant les propos du premier ministre hongrois Viktor Orban, Janos Martonyi a aussi évoqué le principe de "non-discrimination", d?"égalité de traitement" entre les Etats membres de l'UE.

Lire la suite de l'article A Paris, la Hongrie défend sa loi sur les médias

 

Retrouvez toute l'actualité européenne, avec...

Euractiv

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :