Londres dit "non" à l'Europe de la défense

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Pas question de mettre en place un quartier général européen permanent à Bruxelles, indique le Royaume-Uni. Ses alliés insistent.

Le secrétaire au Foreign Office, William Hague, a opposé son veto, lundi 18 juillet, à une proposition de sa compatriote Catherine Ashton, Haute représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité. Elle propose de créer à Bruxelles une capacité permanente civilo-militaire de planification et de conduite des opérations menées par l'Union.

 

Actuellement l'UE est par exemple présente au Kosovo et en République démocratique du Congo. La mise en place de cette structure aurait permis de relancer le chantier de l'Europe de la défense.

Toujours l'OTAN

Mais Londres semble déterminée à maintenir le statu quo. "Nous ne l'accepterons pas maintenant, nous ne l'accepterons pas à l'avenir", a déclaré le Britannique lors d'une réunion à Bruxelles des 27 ministres des Affaires étrangères consacrée à ce sujet. "C'est une ligne rouge pour nous".

Pour le Royaume-Uni, l'Otan reste le lieu privilégié de la concertation en matière de défense et, si Nicolas Sarkozy et David Cameron ont annoncé le 2 novembre dernier un renforcement sans précédent de leur coopération militaire, Londres estime que cela doit être réalisé en dehors de l'UE.

Soutien français

Catherine Ashton était soutenue dans sa démarche par la France. Paris essaie d'ailleurs de maintenir la pression. "L'Allemagne, la France et la Pologne souhaitent une relance de l'Europe de la défense, toujours plus nécessaire dans un contexte marqué par la multiplication des crises, la limitation des moyens nationaux et les attentes croissantes à l'égard de l'Union européenne", déclarent les trois pays dans un communiqué conjoint publié lundi 18 juillet.

Continuer malgré tout

Ils estiment que les propositions "satisfaisantes et réalistes" de Catherine Ashton ont recueilli un "très large soutien" parmi les ministres des Affaires étrangères des Vingt-sept, qui doit selon eux être suivi d'effets.


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a écrit le 19/07/2011 à 11:14 :
Si De Gaulle, en 1954, n'avait pas fait voter les députés gaullistes contre le traité organisant une Communauté Européenne de Défense (CED), à la tête de laquelle aurait été le Maréchal Juin, on n'en serait pas là : même sans le Royaume-Uni, il y aurait eu quelque chose (au moins Allemagne, Bénélux, France et Italie). C'aurait déjà été mieux que rien du tout comme maintenant. 55 ans ont été perdus ! Merci, De Gaulle.
Réponse de le 19/07/2011 à 13:10 :
C'est une question difficile, quand on voit dans quel merdier nous ont mis les technocrates de l'euro et de l'Europe (Delors et consorts en tête), quand on voit que les technocrates de chaque pays n'y connaissent rien ni en économie, (on ne peut pas les blâmer puisque 99,99% des économistes se sont vautré et ne servent à rien) ni encore moins en défense, on se dit que les anglais dans leur égoïsme forcené et leur hypocrisie permanentes, ont sans doute raison de se défier de l'Europe de la Défense, l'Europe ayant montré sa position de leader mondial de la Passoire (marchandises, services, évasion fiscale, fraude fiscale, parité de change...).

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