Nicolas Sarkozy : "la France n'a pas à s'excuser de défendre la PAC"

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(Crédits : latribune)
Lors de ses vœux au monde rural, le président de la république a lié les négociations de la politique agricole commune au sauvetage des Etats en difficulté.

Le président Nicolas Sarkozy a profité de ses "v?ux au monde rural", à Truchtersheim, près de Strasbourg, mardi 19 janvier, pour manifester son attachement à une politique agricole commune (PAC) forte. Elle est ardemment défendue par la France depuis plusieurs semaines, dans un contexte budgétaire particulièrement tendu.

"La prochaine réforme de la PAC ne peut se résumer à une anticipation des concessions déjà considérables faites par la Commission européenne sur le volet agricole de l?OMC", a insisté le chef de l?Etat. Il a affirmé qu?il défendrait un budget agricole au moins égal à l?enveloppe actuelle.

Il a lié les négociations de la politique agricole commune au sauvetage des Etats en difficulté : avec "l'engagement de la France de près de 100 milliards d'euros pour soutenir les Etats européens en difficulté financière, nous avons largement contribué à la solidarité européenne. Nous n?avons pas à nous excuser de défendre la préférence communautaire et le budget de la politique agricole commune."

"Les agriculteurs sont des producteurs, pas les cantonniers du canton. Ils produisent, ils ont du savoir faire", a-t-il également affirmé. Un message envoyé aux partisans d?une PAC trop "verte", dans laquelle les subventions à la production seraient allégées.

Mesures attendues

Ce discours apparaît comme un contrepoids aux propos de mars 2010. A l?époque, le président avait affirmé qu?il fallait alléger les contraintes environnementales pesant sur les agriculteurs. "Les questions d?environnement, cela commence à bien faire", avait-il déclaré, déclenchant une importante polémique.

Techniquement, Nicolas Sarkozy a également annoncé deux mesures particulièrement attendues par les agriculteurs.

D?une part, la simplification d'un regroupement des élevages "classés", c?est-à-dire susceptibles de créer des risques ou de provoquer des pollutions pour la santé des riverains. Désormais, le regroupement de deux installations de ce type pourra, à certaines conditions, être dispensé d?études d?impact.


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Commentaires
a écrit le 20/01/2011 à 0:20 :
Mr LE Président ,vous avez raison ,on ne peut pas s'excuser sur tout,il n'y a pas que les gros producteurs,les petits ont aussi le droit d'être aidés.
a écrit le 19/01/2011 à 12:52 :
la PAC pour distribuer des subventions au gros producteurs ?
le prix du blé à doublé, est ce que les subventions vont être réduites de moitié ?

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