Sommet européen : Berlin est "plus pessimiste" et anticipe des négociations "exigeantes"

Une source proche du gouvernement allemand a indiqué être plus pessimiste que la semaine dernière.

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Une source proche du gouvernement allemand a indiqué mercredi être "plus pessimiste que la semaine dernière" sur l'issue d'un sommet des dirigeants européens jeudi et vendredi, sur lequel reposent beaucoup d'espoir de résolution de la crise de la zone euro.

"Force m'est de constater que je suis plus pessimiste que la semaine dernière sur la possibilité d'avoir un accord total", a déclaré cette source, estimant que "les discussions des derniers jours" montraient qu'un "certain nombre de partenaires n'ont pas compris la gravité de la situation".

Or pour l'Allemagne, il est "absolument nécessaire" qu'un accord soit trouvé à Bruxelles "au moins pour les 17" pays de la zone euro sur un renforcement de la discipline budgétaire ancré dans les traités européens.

Il s'agira à Bruxelles "de faire un pas décisif sur la structure future de la zone euro", a dit cette source haut placée, ajoutant que "ceux qui tentent d'y échapper par des astuces n'ont pas compris les attentes" d'investisseurs ultra-nerveux à l'égard de la rencontre.

La chancelière allemand Angela Merkel et le président français Nicolas Sarkozy ont fait lundi une série de propositions à leurs partenaires, visant à plus de contrôle des budgets nationaux et de discipline budgétaire. "Nous allons faire en sorte que le contenu de l'accord franco-allemand se traduise par des changements de traité", a dit cette source.

Discussions très exigeantes

Un peu plus tard dans la journée, le gouvernement allemand a déclaré anticiper "des discussions très exigeantes" avec ses partenaires européens lors d'un sommet à la fin de la semaine censé apporter une solution à la crise de la zone euro, a déclaré mercredi un porte-parole du gouvernement

"Nous tablons sur des discussions très exigeantes et par moments difficiles" jeudi et vendredi à Bruxelles, a dit Steffen Seibert. Peu auparavant, une source proche du gouvernement s'était dite "pessimiste" quant à une issue positive de ce sommet.

"Il nous faut une nouvelle base contractuelle" pour l'Union européenne ou du moins pour la zone euro, a ajouté Steffen Seibert, estimant que la rencontre des chefs d'Etat et de gouvernement avait "un programme ambitieux".

L'Allemagne veut y faire campagne pour des modifications des traités européens, afin d'y ancrer plus de discipline budgétaire. C'est selon elle le seul véritable remède à la crise qui secoue la zone euro, mais nombre de ses partenaires voudraient mettre l'accent sur des solutions à plus court terme, qui renforcent le soutien financier accordé aux Etats en difficulté.

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Commentaires 8
à écrit le 08/12/2011 à 12:07
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Il faut arrêter de penser que les intérêts nationaux ne sont pas présents. Cette Europe ne peut survivre en l?état : elle était possible à 6 ou 9 pas à 17 et encore moins à 27 pays. Qui a voulu une monnaie Unique et non commune les Allemands !...

à écrit le 07/12/2011 à 14:15
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"les discussions des derniers jours ont montré qu'un certain nombre de partenaires n'ont pas compris la gravité de la situation". Justement, ils ont tout compris, et avant tout, ils ne veulent pas d'une Europe allemande.

le 07/12/2011 à 14:50
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Non, ils préfèrent une Europe grecque laxiste qui nous a mené dans le trou...

le 07/12/2011 à 15:20
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Vous devriez éviter de trop regarder la télévision, cela vous permettrez peut-être de sortir de la pensée unique. Justement ce qui nous a mis dans le trou, ce n'est pas l'Europe grecque, mais l'Europe allemande (= Europe de Maastricht). Merkozy veut...

le 07/12/2011 à 20:37
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Tout faux. Ce qui nous a mis dans le trou, c'est le fait de nous comporter comme des Grecs tout en bénéficiant de la réputation allemande. On a voulu les avantages de l'Allemagne (crédibilité sur les marchés financiers) sans les inconvénients (rigueu...

à écrit le 07/12/2011 à 13:33
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et pour cause ! car c'est elle qui décide et impose sa loi aux autres !!sans vraiment convaincre les marchés et agences d'ailleurs....

à écrit le 07/12/2011 à 13:00
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comment pourrait il en etre autrement sarkosy veut imposer aux autres ce dont il est incapable en France. "FAIRE DES ECONOMIES ET UN PEU DE JUSTICE FISCALE EX:subventionner des heures sup,à crédit alors que nous avions plein de chomeurs.exonérer la ...

le 07/12/2011 à 14:50
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Les 35 heures ou le partage du travail n'a jamais créé d'emplois réels et les heures sup dans les TPE ne détruisent pas d'emplois. C'est du pouvoir d'achat pour de nombreux petits salariés et employés. C'est justement de la JUSTICE sociale et fiscale...

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